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Poésie

Posts Tagged ‘unique’

Le volubilis (Masaoka Shiki)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2019



    
Illustration: Katsushika Hokusai 

(Masaoka Shiki)

 

Recueil: Les plus beaux HAÏKU(S)
Traduction: Akié Boulard
Editions: Arichi

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JOURNÉE DE LA FEMME (Max Olivier Bizeau)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2019



Illustration: film Anastasia Mikova, Yann Arthus-Bertrand
    
JOURNÉE DE LA FEMME

Née à fleur d’eau de l’écume des mers
Elle est la femme, toutes les femmes
Celles qui furent et celles à venir
La femme unique et multiple
Le désir fait chair…
N’importe sa couleur de peau
La musique de son langage
Les caprices de ses robes
Elle transmue en vie l’amour
Donné et reçu
En tous pays
Par les rues, les places, les grèves
Habillée ou nue
Elle triomphe
Ses hanches entraînant la rotation du monde

En aimer une
Pour les chérir toutes

(Max Olivier Bizeau)

 

Recueil: Paris … en haïku et en brèves
Traduction:
Editions: La Simarre

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Cesse ! Je t’en conjure, (Ingerborg Bachmann)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2019



Illustration: Alex Alemany
    
Cesse ! Je t’en conjure,
visage de l’unique amour,
reste clair et ferme d’un battement de cils
– les yeux sur le monde, reste beau,
visage de l’unique amour,
et élève ton front
hors des éclairs du doute.
Ils vont partager tes baisers,
te défigurer dans le sommeil,
si tu cherches ton image dans les miroirs
dans lesquels tu appartiens à chacun.

***

Halt ein! Dich beschwör ich,
Gesicht der einzigen Liebe,
bleib hell und schlag mit den Wimpern
das Auge zur Welt zu, bleib schön,
Gesicht der einzigen Liebe,
und heb deine Stirn
aus dem Wetterleuchten der Zweifel.
Deine Küsse werden sie teilen,
dich entstellen im Schlaf,
wenn du nach Spiegeln blickst,
in denen du jedem gehörst!

(Ingerborg Bachmann)

 

Recueil: Toute personne qui tombe a des ailes
Traduction: Françoise Rétif
Editions: Gallimard

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PROVERBES (Giuseppe Ungaretti)

Posted by arbrealettres sur 4 octobre 2019




    
PROVERBES
Rome, 1966-1969

1
On commence par chanter
Et l’on chante pour finir

2
Il est né pour chanter
Celui qui meurt d’amour.

Il est né pour aimer
Celui qui meurt de chanter.

3
Qui est né pour chanter
Chante même en mourant.

4
Qui naît pour aimer
Mourra par amour

5
En naissant tu ne sais rien,
Vivre t’apprend peu de chose,
Mais en mourant peut-être verras-tu
Que l’unique doctrine
Est celle qui s’épure
En s’isolant dans l’amour.

6
On pourrait continuer.

(Giuseppe Ungaretti)

 

Recueil: Vie d’un homme Poésie 1914-1970
Traduction:
Editions: Gallimard

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« Je suis à Toi » (René Char)

Posted by arbrealettres sur 30 septembre 2019


bouguereau18

A une unique interlocutrice,
celle qui tranche le fil,
nous pouvons sincèrement dire :
« Je suis à Toi ».
Femme parée d’une parfaite jeunesse,
qui nous libère à notre heure,
non à la sienne.

(René Char)

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Je songe à tel ou tel (François Mauriac)

Posted by arbrealettres sur 12 septembre 2019



mauriac

Je songe à tel ou tel à qui j’apporte une unique brassée;
et la flamme vacillante n’éclaire plus que mon vieux visage
redevenu jeune tout à coup par la grâce du poème que je me récite à mi-voix
et qui ne vivra plus dans aucune mémoire humaine quand je me serai endormi.

(François Mauriac)

 

 

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LE NOM TERRESTRE (Marina Tsetaeva)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2019



Illustration: Ben Madeska
    
LE NOM TERRESTRE

Un verre d’eau ! Lors d’une soif torride
« Donne-moi à boire, sinon je meurs. »
Insistant, faible, comme un chant,
Telle une plainte dans la chaleur…

Et je redis, et je répète, plus fort,
Et à nouveau, encore, encore,
Comme la nuit, quand on veut tant dormir
Et que sans cesse le sommeil fuit.

Comme si on manquait d’herbes dans les prés,
D’herbes qui soignent de tous les maux !
J’insiste, je perds les mots, je dis encore,
Telle la syllabe d’un mot d’enfant,

À chaque instant, toujours unique,
Le plus serré, la corde au cou,
Car ici-bas le nom terrestre
Ce n’est pas ça, ce n’est pas tout.

(Marina Tsetaeva)

 

Recueil: Mon dernier livre 1940
Traduction: Véronique Lossky
Editions: Cerf

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Nostre Aurore vermeille (Vincent Voiture)

Posted by arbrealettres sur 9 juillet 2019



 

Leon-Francois Comerre  lune  rl

Nostre Aurore vermeille

Nostre Aurore vermeille
Sommeille,
Qu’on se taise à l’entour,
Et qu’on ne la resveille
Que pour donner le jour.

Vostre beauté divine,
Assassine
Nos coeurs par ses beaux yeux,
C’est la belle Lucine,
Le chef-d’oeuvre des Cieux.

En vous, belle Julie,
S’allie
La Grâce et la bonté,
Et la Vertu remplie
D’attraits et de beauté.

Vous estes accomplie,
Julie,
Plus belle que le jour,
Et chacun vous publie
L’ornement de la Cour.

La beauté d’Angélique
Est unique,
Et ses yeux nos vainqueurs,
Ont un secret magique
Pour gagner tous les coeurs.

(Vincent Voiture)

Illustration: Leon-Francois Comerre

 

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Qui peut décrire ce moment ? (Amir Or)

Posted by arbrealettres sur 13 mai 2019



Illustration
    
Qui peut décrire ce moment ?
Moi assis là solitaire
à regarder tout sans mots :
le miel en suspens dans l’air, le vert partout.
Seule l’unique mouche de la pensée
survole cet Éden du matin.

(Amir Or)

 

Recueil: Entre ici et là
Traduction: Michel Eckhard Elial
Editions: ÉRÈS

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Les lames du vent glacé (Josée Tripodi)

Posted by arbrealettres sur 12 mai 2019



Illustration: Paul Delvaux
    
Les lames du vent glacé
Lacèrent mon visage

Le code au bout des doigts
Un portail
Puis un autre

Une envolée dans l’escalier
Je fais la nique
A l’ascenseur

Derrière la porte
Et son cadre de fer
Le ventre chaud
De mon enclos

Qu’est-ce que ça change

Invisible dehors

Ici
Dans les miroirs
Compagne unique
De moi-même

(Josée Tripodi)

 

Recueil: Le temps court plus vite que moi
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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