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Posts Tagged ‘unisson’

C’est dans l’air du matin (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2019



 

C’est dans l’air du matin
Comme s’il y avait

L’annonce
D’une bonne nouvelle.

Il y a chance
D’unisson.

(Guillevic)

 

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Qu’est-ce que «comprendre» (Akira Mizubayashi)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2018




    
Qu’est-ce que «comprendre»,
sinon la capacité de se mettre à l’écoute, à l’unisson
de ce qui s’éprouve, se pense chez autrui ?

(Akira Mizubayashi)

 

Recueil: Mélodie : Chronique d’une passion
Traduction:
Editions: Gallimard

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Oubli (Catulle Mendès)

Posted by arbrealettres sur 18 juillet 2018



Illustration
    
Oubli

Allez, vieilles amours, chimères,
Caresses qui m’avez meurtri,
Tourments heureux, douceurs amères,
Abandonnez ce coeur flétri !

Sous l’azur sombre, à tire-d’ailes,
Dans l’espoir d’un gîte meilleur,
Fuyez, plaintives hirondelles,
Le nid désormais sans chaleur !

Tout s’éteint, grâce aux jours moroses,
Dans un tiède et terne unisson.
Où sont les épines des roses ?
Où sont les roses du buisson ?

Après l’angoisse et la folie,
Comme la nuit après le soir,
L’oubli m’est venu. Car j’oublie !
Et c’est mon dernier désespoir.

Et mon âme aux vagues pensées
N’a pas même su retenir
De toutes ses douleurs passées
La douleur de s’en souvenir.

(Catulle Mendès)

 

 

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Entrer sans frapper (Attila Jozsef)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2018



Entrer sans frapper

Si j’apprends à t’aimer, chez moi tu pourras entrer sans frapper,
mais réfléchis bien: ce sera pour t’étendre
sur ma paillasse, et soupirer à l’unisson de la paille
crachant poussière.

Je t’apporterai une cruche d’eau fraîche
et j’essuierai tes souliers quand tu t’en iras;
personne ici ne nous dérange:
tu pourras donc, dos courbé, rapiécer nos nippes.

Grand est ici le silence: je te parlerai;
si tu es fatigué, je te ferai asseoir sur l’unique chaise;
s’il fait chaud, tu pourras ôter col et cravate;
si tu as faim, tu auras pour seule assiette une feuille de papier,
mais propre,
et n’oublie pas de m’en laisser un peu – moi aussi j’ai grand faim.

Si j’apprends à t’aimer, chez moi tu pourras entrer sans frapper,
mais réfléchis bien:
tu me ferais peine si d’ici longtemps tu te dispensais
de venir chez moi.

(Attila Jozsef)

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L’AMOUREUSE D’UN INCONNU (Li Zhiyi)

Posted by arbrealettres sur 26 avril 2018



L’AMOUREUSE D’UN INCONNU

J’habite en amont du Grand Fleuve
Et toi, en aval
Sans un jour où je ne pense à toi
Mais je ne te vois jamais
Bien que nous buvions dans le même cours d’eau

Quand ce fleuve pourra-t-il s’arrêter de couler ?
Comment ma tristesse arrivera-t-elle à s’apaiser ?
Pourvu que ton coeur batte à l’unisson du mien
Je resterai fidèle à mon amour pour toi

(Li Zhiyi)

 

 

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La pluie (Karen Blixen)

Posted by arbrealettres sur 23 novembre 2017




    
Quand le souffle passait en sifflant au-dessus de ma tête,
c’était le vent dans les grands arbres de la forêt, et non la pluie.
Quand il rasait le sol,
c’était le vent dans les buissons et les hautes herbes,
mais ce n’était pas la pluie.

Quand il bruissait et chuintait à hauteur d’homme,
c’était le vent dans les champs de maïs.
Il possédait si bien les sonorités de la pluie
que l’on se faisait abuser sans cesse,
cependant, on l’écoutait avec un plaisir certain,
comme si un spectacle tant attendu apparaissait enfin sur la scène.
Et ce n’était toujours pas la pluie.

Mais lorsque la terre répondait à l’unisson
d’un rugissement profond, luxuriant et croissant,
lorsque le monde entier chantait autour de moi
dans toutes les directions, au-dessus et au-dessous de moi,
alors c’était bien la pluie.

C’était comme de retrouver la mer
après en avoir été longtemps privé,
comme l’étreinte d’un amant.

(Karen Blixen)

 

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L’intelligence entre deux êtres (Mario Luzi)

Posted by arbrealettres sur 13 septembre 2017



Illustration: Alain DENEFLE
    
L’intelligence entre deux êtres
transmuée en grâce, quand ils se regardent
et échangent en offrande
avec la pureté d’une amande émondée
le sens précis des choses cueilli dans leur aube
et qu’ils chantent l’unisson, l’accord
au-delà du dialogue, au-delà du litige…

***

L’intelligenza tra due
quando tramutata in grazia si guardano
e si scambiano come offerta
con nitore di mandala mondata
il senso preciso delle cose spiccato alla loro alba
e cantano l’unisono, il concorde
di là dal dialogo, di là dal diverbio…

(Mario Luzi)

 

Recueil: Dans l’oeuvre du monde
Traduction: Philippe Renard, Bernard Simeone
Editions: Editions Unes

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LA CHANSON DES BAISERS (A. Gallais)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2017




    
LA CHANSON DES BAISERS

Quelle est cette pure caresse :
Caresse qui berce le cœur
Et fait éclore la jeunesse
Au paradis d’Amour vainqueur ?
Quelle est cette pure caresse
Dont chacun garde souvenir
Et que nulle douleur ne blesse.

Que rien ne fait s’évanouir ?
C’est le baiser de l’enfant à la mère.
C’est le baiser de la mère à l’enfant
Dont la douceur est fraîche et printanière :
Baiser chaste et divin du Bonheur triomphant !

Quel est ce frisson qui transporte
Et verse à l’être mille émois
Quand l’Amour naissant nous apporte
A vingt ans ses troublants abois ?
Quel est ce frisson dont notre âme
Est soudain joyeuse en ce jour,
Et dont la merveilleuse flamme
Fait de nous des dieux sans retour ?

C’est le baiser de l’amant à l’amante,
C’est le baiser de l’amante à l’amant
Dont la chaleur intime et pénétrante
Des paradis charnels anime le roman !

Quelle est donc cette étreinte chère,
Qui se donne auprès d’un berceau,
Cependant que, la mine fière,
D’orgueil on ressent un tressant?
Quelle est donc cette étreinte amie
Qui témoigne de l’union
Sans calcul, par l’Amour bénie
De deux âmes à l’unisson?

C’est le baiser de l’époux à l’épouse,
C’est le baiser de l’épouse à l’époux,
En contemplant, de tendresse jalouse,
L’enfant de leur désir riant à ses joujoux !

Quel est donc ce froid qui nous glace
A l’approche du froid hiver.
Alors que mainte ride trace
Sur nos fronts son sillon de fer ?
Quel est donc ce froid qui traverse
Nos regards recherchant le ciel ?
Quel est donc ce glas qui nous berce
De son calme rythme éternel ?

C’est le baiser de la Mort à la Vie,
C’est le baiser de la Vie à la Mort :
Baiser qui tue et la haine et l’envie,
Baiser juste où chacun, riche ou pauvre, s’endort !

(A. Gallais)

 

Recueil: Anthologie universelle des baisers (III France)
Editions: H. Daragon

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S’abîmer en toi (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 2 juillet 2017




Illustration: Joséphine Wall
    
S’abîmer en toi au plus secret
De soi, au creux de ce qu’on n’avait
Osé dire et espéré. Le monde est là,
Tel qu’il était dans l’enfance, jailli
Du dedans, clair et rond, rond le ciel,
Ronde la terre. Plain-chant le fruit.

À l’unisson mésange et cascade.

(François Cheng)

 

Recueil: A l’orient de tout
Editions: Gallimard

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Je ne suis pas seule (Etty Hillesum)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2017



 

Je ne suis pas seule à être fatiguée ,
malade, triste ou angoissée ,
je le suis à l’unisson de millions d’autres
à travers les siècles ,
tout cela c’est la vie.

(Etty Hillesum)

 

 

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