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Poésie

Posts Tagged ‘univers’

La notion de maintenant (Kurt Gödel)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2018



La notion de maintenant n’est au mieux qu’une certaine relation,
d’un certain observateur: au reste de l’Univers.

(Kurt Gödel)

 

 

 

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À QUOI JOUE-T-ON ? (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2018



 

Misha Gordin crowd55

À QUOI JOUE-T-ON ?

Que faisons-nous d’autre
que jardiner nos ombres,
Tandis qu’au loin
crépite et s’évade l’univers ?

Que faisons-nous d’autre
que visiter le temps,
Tandis qu’au près
s’architecture notre mort ?

Que faisons-nous d’autre
que rogner l’horizon,
Tandis qu’au loin
qu’au près —-
le grand heurt.

(Andrée Chedid)

Illustration: Misha Gordin

 

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Regarder l’enfance (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 6 novembre 2018



Regarder l’enfance

Jusqu’aux bords de ta vie
Tu porteras ton enfance
Ses fables et ses larmes
Ses grelots et ses peurs

Tout au long de tes jours
Te précède ton enfance
Entravant ta marche
Ou te frayant chemin

Singulier et magique
L’oeil de ton enfance
Qui détient à sa source
L’univers des regards.

(Andrée Chedid)


Illustration: Yolande Naufal

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Son léger de l’eau (Fernando Pessoa)

Posted by arbrealettres sur 29 octobre 2018



Son léger de l’eau tombant dans un bassin plaintif, vert du gazon régulier…
vous êtes en ce moment l’univers entier pour moi,
car vous êtes le contenu plein et entier de ma sensation consciente.

(Fernando Pessoa)

 

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L’apprenti fantôme (Ilarie Voronca)

Posted by arbrealettres sur 22 octobre 2018



L’apprenti fantôme

Une lumière qui avance lentement comme l’eau
Dans un morceau de sucre. Une lumière
Qui me découvre peu à peu. Ai-je une bouche
Comme les gens d’ici ? Des bras, des jambes ? Quel miroir

Me rendra soudain à moi-même ? Quelle baguette
Magique, me fera redevenir semblable
À ceux qui m’ont fermé leur porte ? Et je tournais
Autour de leur maison comme un vent fou de désespoir

Ah Est-il merveille plus grande que ces yeux
Qui relient la face à l’univers qui l’entoure ?
Ils savent percer le lointain mais aussi comme une feuille
Ô la pluie pénètre ils savent retenir d’énormes visions.

Et l’oreille qu’émeut la voix de l’ami ou le grondement
Du tonnerre ? Et les mains qui pétrissent le pain ?
Et les pieds qui, soumis, silencieux comme deux chiens,
Conduisent l’homme sur les traces de la lumière ?

Hommes et femmes qui êtes d’ici et qui savez
Reconnaître chaque pierre et qui vous appelez
Avec des noms pleins jusqu’au bord de souvenirs.
Puis-je apprendre vos jeux, puis-je vous dire,

Quelle joie est la vôtre: le matin au réveil
Vos doigts qui retrouvent comme un clavier le monde
Le soleil du parler rayonne dans vos bouches
Chaque mot est aimé par vos pères et vos enfants.

(Ilarie Voronca)

Illustration: ArbreaPhotos  

 

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Des marées de comètes (Norge)(Georges Mogin

Posted by arbrealettres sur 17 octobre 2018




    
Des marées de comètes
dans les filets d’un grand magnétisme
le courant de Dieu lui-même.

Les mouvements
les échanges
les forces des univers.
A chaque pas le ciel
me manque sous le pied
mais je lis les signaux de mes ravissements
ô Dieu
ô toi la seule solitude
qui ait la forme de mes joies.

(Norge)(Georges Mogin)

 

Recueil: Oeuvres poétiques
Traduction:
Editions: Seghers

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Nous jouons aux osselets (Fernando Pessoa)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2018


A la tombée de la nuit nous jouons aux osselets
Sur le seuil de la porte d’entrée.
Graves comme il sied à un dieu et à un poète,
Et comme si chaque osselet
Etait tout un univers
Et que pour cela ce soit un grand danger pour lui
Que de le laisser tomber par terre.

(Fernando Pessoa)

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A ma femme endormie (Charles Cros)

Posted by arbrealettres sur 12 octobre 2018



 

Felix Mas -   (55) [1280x768]

A ma femme endormie

Tu dors en croyant que mes vers
Vont encombrer tout l’univers
De désastres et d’incendies ;
Elles sont si rares pourtant
Mes chansons au soleil couchant
Et mes lointaines mélodies.

Mais si je dérange parfois
La sérénité des cieux froids,
Si des sons d’acier ou de cuivre
Ou d’or, vibrent dans mes chansons,
Pardonne ces hautes façons,
C’est que je me hâte de vivre.

Et puis tu m’aimeras toujours.
Éternelles sont les amours
Dont ma mémoire est le repaire ;
Nos enfants seront de fiers gas
Qui répareront les dégâts,
Oue dans ta vie a faits leur père.

Ils dorment sans rêver à rien,
Dans le nuage aérien
Des cheveux sur leurs fines têtes ;
Et toi, près d’eux, tu dors aussi,
Ayant oublié, le souci
De tout travail, de toutes dettes.

Moi je veille et je fais ces vers
Qui laisseront tout l’univers
Sans désastre et sans incendie ;
Et demain, au soleil montant
Tu souriras en écoutant
Cette tranquille mélodie.

(Charles Cros)

Illustration: Felix Mas

 

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Accroupis sur la nuit d’août (Vénus Khoury-Ghata)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2018




    
Accroupis sur la nuit d’août
les gens des terres creuses applaudissent à chaque chute d’étoile
l’univers disent-ils n’en a pas pour longtemps
les oiseaux qui assuraient l’équilibre entre le haut et le bas ont vieilli
l’horizon tangue à la moindre chute de feuille

un oiseau descendant d’une lignée prestigieuse suit les méandres
de sa plume sur ta page
comment choisir entre deux mots alors qu’il hésite à atterrir
la page est terre inhospitalière et la plume qui écrit fusil de chasseur.

(Vénus Khoury-Ghata)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Gens de l’eau
Traduction:
Editions: Mercure de France

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L’étrange jeu (Maurice Carême)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2018



 

coeur

L’étrange jeu

L’ange jouait avec le sang,
-Rien ne peut effrayer un ange-
C’était le sang d’un innocent.
Le jeu semblait étrange.
Il y avait tant d’innocence
Dans le jeu étrange de l’ange !
Il dessinait avec le sang
Un cœur dans la poussière.
Mais une secrète lumière
Coulait de son doigt, projetant
Un cœur sur l’univers.

(Maurice Carême)

 

 

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