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Poésie

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Je songe à tel ou tel (François Mauriac)

Posted by arbrealettres sur 12 septembre 2019



mauriac

Je songe à tel ou tel à qui j’apporte une unique brassée;
et la flamme vacillante n’éclaire plus que mon vieux visage
redevenu jeune tout à coup par la grâce du poème que je me récite à mi-voix
et qui ne vivra plus dans aucune mémoire humaine quand je me serai endormi.

(François Mauriac)

 

 

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Nous irons au hasard (Silvia Baron Supervielle)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2017



Illustration: Anne-François-Louis Janmot
    
nous irons au hasard
déchargés des formes
vacillantes entravées
par les cimes de la forêt
où se tisse le murmure
par les escales de l’air
où rêvent les nuages
par l’horizon indemne
de la mer du paradis
quand nous serons
capables de voler

(Silvia Baron Supervielle)

 

Recueil: Sur le fleuve
Editions: Arfuyen

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Toi et moi (Avraham Ben-Yitzhak)

Posted by arbrealettres sur 27 juillet 2017



Illustration
    
Toi et moi —
au-dessus de nous,
le fracas des mers.
nous sommes enfouis
comme deux perles
dans leurs ligaments,
au fond de la mer.

Je n’étais plus moi-même —
l’esprit désaltéré de silence;
vois comme mes ailes de vent tremblent…
La forêt retentira de tonnerres
le vent abattra ses lames
tu poseras sur moi un regard vacillant.
Tu es la grâce

et le repos —
à ma rencontre hurle la tempête…
Écoute le grand fracas des vagues dans la forêt,
la terre entière s’est rassemblée,
le monde a dénudé son âme
au dieu de la tourmente.

(Avraham Ben-Yitzhak)

 

Recueil: Anthologie de la poésie en hébreu moderne
Traduction: E. Moses
Editions: Gallimard

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Sortie (Pierre-Albert Jourdan)

Posted by arbrealettres sur 4 mai 2016



James Mensor  la-mort-et-les-masques [800x600]

Sortie, comme on se glisse par mégarde dans une ville, une foule ;
comme on se découvre à la fois démuni et protégé.
Comme on s’effraie de ces silhouettes grotesques
dont toute vie véritable semble s’être retirée.
On nage en pleine désertion.

Le choc est d’autant plus fort
que l’on se sait démuni, fragile ;
avec une sorte d’angoisse
(pourvu qu’il ne m’arrive rien dans la rue…)
qui ne veut pas céder.

Je songe aux masques d’Ensor.
La grande danse macabre, le carnaval d’inconsistance.
Mon Dieu comment faire pour que la vie retrouve
cette folle dignité qui devrait être la sienne ?
Ou bien ma vue est-elle si déformée ?

Démuni, disais-je, et protégé.
À l’écart, sur un banc.
Pas un tonneau, non.
Et quelques lueurs que je garde encore,
à l’abri dans le creux de mes mains
comme une flamme vacillante,
comme une promesse qui restera promesse.

(Pierre-Albert Jourdan)

Illustration: James Mensor

 

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Le mirage (Alain Eludut)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2015


L’avenir, sa torche vacillante – c’est lui
toujours qui marche au loin ses pas
on les entend
et quand on le voit ce n’est pas lui
il est encore – au bout
lumineux, radieux qui tend les bras

le mirage – ce n’est pas lui
c’est nous – amen

(Alain Eludut)

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