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Le vent d’automne (Anonyme japonais)

Posted by arbrealettres sur 24 juillet 2018


valériane

Le vent d’automne
Qui souffle
Sur les valérianes
N’est pas visible, mais
On le reconnaît à son parfum.

(Anonyme japonais)

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Le vent d’automne (anonyme)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2018


Le vent d’automne
Qui souffle
Sur les valérianes
N’est pas visible, mais
On le reconnaît à son parfum.

(anonyme)

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Avec la blanche rosée (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2018



 

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Avec la blanche rosée
Veut-elle faire un cordon de perles
L’araignée qui
Sur les fleurs, sur les feuilles
De la valériane tisse ses fils ?

(Anonyme)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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RIDES (André Spire)

Posted by arbrealettres sur 9 novembre 2016




RIDES

Chère tête, te souviens-tu de nos jeunes soirées ?
Nous rêvions, la fenêtre ouverte.
Sur la route, grinçaient les brouettes
Des paysannes qui rentraient.
La chaîne du puits sonnait.
Et, du vieux mur, fleuri de valérianes roses,
Montaient, dans la lumière orange,
Le chant du merle et le cri des mésanges.

Nous la tenions dans nos paumes,
L’heure immobile, le sublime Présent,
Dans nos paumes moites de printemps tiède,
Et dans nos doigts entrelacés.

Mais je pensais :
Pauvre amie, ses cheveux vieillissent;
Toi, regardant un fil blanc sur ma joue,
Tu te disais : un jour, sa barbe sera blanche;
Moi, dans ta fossette pleine d’ombre,
Je voyais le pli invisible
Qui devait se creuser en ride.

Chère tête,
Par la fenêtre ouverte,
Monte le bruit des pas des paysans qui rentrent;
La chaîne du puits sonne comme tous les soirs;
Et, du vieux mur, fleuri de valérianes roses,
Montent dans la lumière orange,
Le chant du merle et le cri des mésanges.

Chère tête blanche,
Que je tiens ce soir dans mes mains plus lentes,
Je songe à tes cheveux dorés…
Tu songes à mon jeune visage…
Tes rides, je ne les vois plus.

(André Spire)

Illustration

 

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