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CHANSON DU TEMPS PERDU (Gilles Vigneault)

Posted by arbrealettres sur 19 mars 2018



 

Alexander Sulimov -    (10)

CHANSON DU TEMPS PERDU

Il n’y a plus de temps à perdre
Il n’y a que du temps perdu
Touche mes mains calme mes lèvres
Couche tes pieds tout près des miens
Marche et marche et neige au loin
Cherche et cherche on a perdu Amour
Il n’y a plus de temps à perdre
Il n’y a que du temps perdu

Il n’y a plus de jours à vendre
Il n’y a que des jours vendus
Cache mon ombre ouvre tes lèvres
Sache mon nom trouve le tien
Neige et vente et pleuve au loin
Pleure et pleure on a vendu Amour
Il n’y a plus de jours à vendre
Il n’y a que du temps perdu

Il n’y a plus de cherche à faire
Il n’y a que du chemin perdu
Touche ma joue hâte ma vie
Bouge tes mains trouve mon pas
Larme et rire et coeur tout près
Change et chante on a trouvé Amour
Il n’y a plus de temps à perdre
Il n’y a que du temps perdu

(Gilles Vigneault)

Illustration: Alexander Sulimov

 

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Visage des rues (Alain Borne)

Posted by arbrealettres sur 22 décembre 2017



Illustration
    
Visage des rues,
tant de soleil,
et l’odeur de la poussière
sur les fleurs vendues fanées.

Un grand tocsin
sème d’hirondelles
le myosotis du ciel.

Le sang cherche encore le sang
parmi la neige trouée d’yeux,
et le silence pèse les coeurs.

Aventure, ma surprise,
douce jupe poursuivie
et fendue pour la capture.

On rêve jusque dans la chambre
où le printemps éteint le lit
de ses membres enfin nus.

C’est toujours le même sang,
La même robe de peau franche,
tendue sur le même osier.

Les mêmes gestes alentour,
la même joie évanouie,
le même illisible retour.

(Alain Borne)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Traduction:
Editions: Curandera

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IDYLLE (Vauguelin de La Fresnaye)

Posted by arbrealettres sur 5 juillet 2017



Illustration: George Owen Wynne Apperley  
    
IDYLLE

Entre les fleurs, entre les lis,
Doucement dormait ma Philis,
Et tout autour de son visage.
Les petits Amours, comme enfants,
Jouaient, folâtraient, triomphants,
Voyant des cieux la belle image.

J’admirais toutes ces beautés,
Egales à mes loyautés,
Quand l’esprit me dit à l’oreille :
Fol, que fais-tu ? Le temps perdu
Souvent est chèrement vendu :
S’on le recouvre, c’est merveille.

Alors je m’abaisse tout bas
Sans bruit, je marche pas à pas,
Et baisai ses lèvres pourprines;
Savourant un tel bien, je dis
Que tel est dans le paradis
Le plaisir des âmes divines.

(Vauguelin de La Fresnaye)

 

Recueil: Poètes du Baiser
Editions: Société des Éditions LOUIS-MICHAUD

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