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Poésie

Posts Tagged ‘verrière’

St-Charlemagne (Pierre Albert-Birot)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2018



St-Charlemagne

Je les vois dans les immensités d’hier
Mes mondes ensoleillés
Ils chantent
Mais je n’entends
Leur chant
La pluie fait trop de bruit
En tombant sur la verrière
Et la maison s’ennuie

(Pierre Albert-Birot)

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A l’affût de leurs jeunes années (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2017



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A l’affût de leurs jeunes années
l’un évoquait une gare ancienne
aux moineaux polyglottes
aveuglés de verrières
Un autre une fête et ses danses folles
à prendre par la taille
Un autre encore disait n’aimer que les fleurs
poussant à l’altitude des abeilles
et le rire des enfants
dans la musique de leur âge

(Georges Bonnet)

 Illustration

 

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Vitrail (José-Maria de Hérédia)

Posted by arbrealettres sur 9 août 2016



Cette verrière a vu dames et hauts barons
Étincelants d’azur, d’or, de flamme et de nacre,
Incliner, sous la dextre auguste qui consacre,
L’orgueil de leurs cimiers et de leurs chaperons ;

Lorsqu’ils allaient, au bruit du cor ou des clairons,
Ayant le glaive au poing, le gerfaut ou le sacre,
Vers la plaine ou le bois, Byzance ou Saint-Jean d’Acre,
Partir pour la croisade ou le vol des hérons.

Aujourd’hui, les seigneurs auprès des châtelaines,
Avec le lévrier à leurs longues poulaines,
S’allongent aux carreaux de marbre blanc et noir ;

Ils gisent là sans voix, sans geste et sans ouïe,
Et de leurs yeux de pierre ils regardent sans voir
La rose du vitrail toujours épanouie.

(José-Maria de Hérédia)

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LITANIES (Georges Rodenbach)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2016



LITANIES

J’entends toujours les grands Sanctus de ma jeunesse
Qu’à Pâques ou Noël on chantait à la messe.

Je les entends en moi, comme des voix d’absents,
Et mon Ame se meurt du regret de l’encens.

Mon souvenir repeint les anciennes verrières
Et cherche à renouer l’écheveau des prières.

Sanctus ! Sanctus Deus ! et du haut du jubéé
Le chant des soprani lentement est tombé,

Si tendre qu’on dirait des chansons de fontaines
Pleurant au clair de lune en des vasques lointaines.

Sanctus ! le choeur entier reprend sur le même air
Et l’orgue brusquement s’enfle comme la mer

Sanctus ! Les violons sous l’archet qui les frôle
Ont les frissons d’un lac caressé par un saule,

Flots menus se suivant et mourant tour à tour
Qui tombent dans l’église et montent clans la tour.

Sanctus ! Sanctus Deus! Bonheur que rien n’égale !
Toute l’âme a sombré dans cette eau musicale.

On prie, on pleure, on a la tête dans ses mains,
On sent fleurir de soi des désirs surhumains,

De combattre pour Dieu, de mourir pour l’église,
Sanctus ! Tandis qu’au loin le choeur se tranquillise.

Et comme dans un rêve on cause avec Jésus
Pour qu’il daigne bénir les plans qu’on a conçus;

On cause avec la Vierge, à genoux, à pleine âme,
Car on l’aime encor plus, elle—puisqu’elle est femme.

Et l’on voudrait mourir, tant c’est délicieux
D’avoir le tremblement des cierges dans les yeux!

(Georges Rodenbach)

Illustration: Francisco de Zurbarán

 

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