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Poésie

Posts Tagged ‘versant’

Jadis c’était la couleur du dire (Dylan Thomas)

Posted by arbrealettres sur 27 juin 2019



Illustration: Margaret Brohan
    
Jadis c’était la couleur du dire
Qui inondait ma table sur le versant le plus laid d’une colline
Avec un champ chaviré où une école se tenait, tranquille
Et un carré noir et blanc de filles s’y répandait en jeux ;
Les doux glissoires du dire je les dois détruire
Pour que les noyés enchanteurs se relèvent pour chanter comme coq et tuer.
Quand je sifflais avec des gamins joueurs à travers le parc du réservoir
Où la nuit nous lapidions les froids, les niais
Amants dans la boue de leur lit de feuilles,
L’ombre de leurs arbres était mot à plusieurs obscurités
Et lampe d’un éclair pour les pauvres dans la nuit ;
Maintenant mon dire doit me détruire,
Et je déviderai chaque pierre comme un moulinet.

(Dylan Thomas)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Vision et Prière (et autres poèmes)
Traduction: Alain Suied
Editions: Gallimard

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Ne descend ni ne monte le temps (Robert Mallet)

Posted by arbrealettres sur 28 août 2018



Illustration: Andrey Kartashov
    
Ne descend ni ne monte le temps
faîte du toit aux deux versants
vertigineusement ruisselants
de futur et passé dévorant
le présent qui les fait par l’instant
et qu’ils font et défont dès l’instant
éternellement inexistant
n’étant que le passage du temps

Ô ce temps impossible à saisir
malgré les battements si forts, si présents
de la chair qui respire et soupire
malgré le pouls pointillé qui défend
la ligne sûre des désirs
malgré les voluptés et cruautés
de l’attente et du souvenir
malgré le halètement cadencé
des instants existants

Ô ce temps sans devenir
où survient notre temps!

(Robert Mallet)

 

Recueil: Presqu’îles presqu’amours
Traduction:
Editions: Gallimard

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LE VERSANT D’EN FACE (François de Cornière)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2018



Illustration
    
LE VERSANT D’EN FACE

Arrivés tard dans la nuit
et le matin encore couchés
tous les bruits du dehors
(la montagne les arbres les oiseaux
peut-être même le ciel)
nous les écoutions sans bouger.

Nous n’avions rien encore revu
dans les phares du chemin
mais maintenant tout se mettait en place
derrière les volets par-dessus les tuiles
à partir du vieux lit :

un geai était parti sur le versant d’en face
la vigne caressait le mur
le silence passait entre deux vagues de vent
et cette tourterelle — nous ne la connaissions pas —
où pouvait-elle être ?

Nous restions allongés dans la chambre du fond
avec seulement la minuscule fente de lumière
qui tenait tout l’ensemble
en tremblant légèrement derrière le rideau.

Mais qui de nous irait ouvrir ?
Et pourquoi tant attendre ?

(François de Cornière)

 

Recueil: Ces moments-là
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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Ne parle pas (Jean Malrieu)

Posted by arbrealettres sur 30 septembre 2017




    
Ne parle pas. Ne parle pas. Ne parle pas.
L’air va fleurir. C’est un bouquet triste
Vite fané. Sois prêt, le mur va s’ouvrir
Et tu verras le versant de l’autre monde.

(Jean Malrieu)

 

Recueil: EN PAYS DE VERTIGE
Editions: Le Verbe et l’Empreinte

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Où je déborde dans le coeur (Zéno Bianu)

Posted by arbrealettres sur 12 août 2017



Illustration: Rafal Olbinski

    
où je déborde
dans le coeur du coeur noir
tes os disent la nuit rouge

c’est l’oeil de ta nuit
qui me tresse
et me sauve

c’est l’oeil de ta pluie
dans le coeur du coeur noir
vers la saveur sans fin

ce qui frappe à mes tempes
et me palpite
c’est la voix de ta nuit

dis-moi le récit du ciel
dans le coeur du coeur noir
dis-moi les lèvres des larmes

dis-moi la rosée et le royaume
accepte ma cendre
d’infini en infini

je te rejoindrai
dans le coeur du coeur noir
où saigne la lumière

puissions-nous connaître
le versant blanc du vide
pour perdre le nord à jamais

(Zéno Bianu)

 

Recueil: Infiniment proche
Editions: Gallimard

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Le battement d’ailes qui t’emportera (Zbigniew Herbert)

Posted by arbrealettres sur 9 juillet 2017



le battement d’ailes
qui t’emportera
dans le jour
dans 1a nuit

par-dessus tous les arcs des abîmes
par-dessus tous les versants des cieux

(Zbigniew Herbert)

Illustration: Alberto Galvez

 

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Sur l’autre versant des choses (Max Alhau)

Posted by arbrealettres sur 19 mai 2017




    
Sur l’autre versant des choses,
quand le miroir s’est brisé
et que les saules dérivent,
tu parcours des étendues
qui ne signent aucun départ.

(Max Alhau)

 

Recueil: Présence de la Poésie
Editions: Editions des Vanneaux

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Sur l’autre versant (Max Alhau)

Posted by arbrealettres sur 12 mai 2017



 
    
Sur l’autre versant du jour,
tu te postes en sentinelle.
Depuis longtemps déjà
tu as désavoué ton destin
aux instances dérisoires.

(Max Alhau)

 

Recueil: Présence de la Poésie
Editions: Editions des Vanneaux

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Il marche (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 19 novembre 2016



 

Marcheur

Il marche sur les versants de l’automne
appuyé au bras du printemps

(Adonis)

Illustration

 

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L’attente toujours (Bernard Mazo)

Posted by arbrealettres sur 30 octobre 2016



L’attente toujours

Découvrirons-nous au soir d’une longue patience
La source d’où cheminent nos rêves les plus obstinés ?
Remonterons-nous les longs chemins de la mémoire ?
Lorsque nous aurons atteint l’autre versant du temps
De grands faisceaux de brume emprisonneront les oiseaux de passage
Comme autant de liens invisibles reliés au cœur du monde
Nous irons alors par les fins réseaux du sang
Dans cette odeur âcre de fleurs pourrissantes
Avec sur les lèvres, comme la brûlure d’une paix rassurante,
La saveur du sel de la nuit.

(Bernard Mazo)

 

 

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