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Poésie

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L’Amour, L’Amour, L’Amour (Marcel Mouloudji)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2020



Illustration: Rémy Disch
    
L’Amour, L’Amour, L’Amour

L’amour,l’amour,l’amour
Dont on parle toujours
À l’amour, c’est un printemps craintif
Une lumière attendrie, ou souvent une ruine
L’amour, l’amour, c’est le poivre du temps
Une rafale de vent, une feuillée de lune

L’amour, l’amour, à l’amour
Dont on parle toujours
L’amour, met la nuit a un bonnet
Et le jour porte un masque
Qui veulent que l’on grimace
L’amour, l’amour
C’est parfois même aussi, que le visage d’un autre
Qui n’est ni lui ni l’autre

À l’amour, à l’amour, à l’amour
Dont on parle toujours
À l’amour, à l’amour c’est plus d’une fois
Un panier vide aux bras l’arc-en-ciel sur deux coeurs

À l’amour, à l’amour
À l’amour c’est quand je t’aime
À l’amour c’est quand tu m’aimes
Sans me le dire
Sans te le dire
À l’amour, à l’amour
L’amour c’est quand tu m’aimes
L’amour c’est quand je t’aime
Sans te le dire
Sans me le dire

(Marcel Mouloudji)

 

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L’ÉTOILE QUI FLAMBE (Gyula Illyès)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2020



 

Zdzislaw Beksinski 14638

L’ÉTOILE QUI FLAMBE

Pierres lancées des hauteurs
nous nous écrasons. A quoi bon ?
Pour ne devenir, à coup sûr,
que de la boue au cimetière.

Et s’il doit en être ainsi
telle l’étoile qui flamboie
dans la flamme et le feu
de la chute éperdue

traversons donc brûlants,
flamboyants, projetés,
la fournaise du vide
que fut notre existence

et sans savoir la fin
qui attend notre vie
que celui qui a pu
la voir passer se dise :

qu’elle fut éblouissante !

(Gyula Illyès)

Illustration: Zdzislaw Beksinski

 

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Un soir se refait (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2020


Un soir se refait
dans les tremblements d’herbes
battement de portes
armoires vidées
quittant des genoux pris sous la robe noire
à tâches de soleil
une bête gagne son coin
sans l’horreur du temps
qui reprend un couple
au tournant d’un chemin
accablé d’oiseaux.

(Jean Follain)

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LIGNES DE FUITE (Jean-Claude Xuereb)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2020



 

LIGNES DE FUITE

Là où nous porte le désir
sans bagage l’esprit dérive
que brûle la soif de connaître

Après emboîtage du corps
nulle nouvelle n’est transmise
du long voyage à l’étranger

Il doit se poursuivre — dit-on —
en insolite dimension
et traversée d’infini

Enfant nostalgique à jamais
du halo d’un verbe à venir
nef perdue au fil d’un ruisseau

Danseur d’équilibre précaire
toujours menacé le bonheur
se risque au vertige du vide

(Jean-Claude Xuereb)

Illustration

 

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Voisiner (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2020



Illustration: Patrice Murciano

    

Des vides aux anciennes odeurs
restent entre les murs
de maisons condamnées
plus loin des tempes grises
un visage lisse
des yeux gris d’orage
une poitrine offerte
voisinent avec l’eau noire.

(Jean Follain)

 

 

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Un jour puis un autre (Jean-François Mathé)

Posted by arbrealettres sur 22 avril 2020



un jour puis un autre s’usent
fumées et cheveux
une vitre est toujours
la dernière page du livre
on y lit des mots transpercés
qui vont droit au coeur
porter leur vide comme une blessure
dans le souffle qui nous abandonne
la journée répand son passage

(Jean-François Mathé)

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Comme nous elles naissent opaques (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 22 avril 2020



Comme nous
elles naissent opaques
et d’un matériau commun
pour arriver parfois au diamant
et taillées par un art amoureux
retrouver les éclats
d’une étoile
dont nous sommes restés
les
orphelins obscurs et douloureux

Comme nous
elles sont constituées surtout
de vide
et dorment d’un sommeil animal
autant que végétal
mais sans doute moins inquiet
et plus profond

Comme nous
elles possèdent des membres
des poumons et des paupières
quelles agitent moins souvent
moins brutalement
et avec une extrême discrétion

Elles se parfument
mais d’essences plus subtiles
où entrent des rappels d’alambics
immémoriaux et soufrés

Elles aiment les caresses
et s’usent volontiers
vers des courbes et des rondeurs
familières de nuques et de hanches

Elles se montrent gourmandes
mais d’épices
dont les ardeurs montent plus haut
plus loin dans les vertiges
de la durée
et les sargasses cosmiques
de la création
dans les frayères glauques
des premières vapeurs
des gésines gazeuses du néant

(Werner Lambersy)

Illustration

 

 

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Le poème est la montagne sainte (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 22 avril 2020



Le poème
est la montagne sainte
du mot

Les pierres
sont les lieux saints
du vide

(Werner Lambersy)

 

 

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L’écho (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 22 avril 2020



L’écho

qu’il vienne une voix
le signe d’un mal pareil au mien!

un caillou tombe de la montagne
et crève l’oeil du vide

(Daniel Boulanger)


Illustration: Hokusaï

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Dans le creux du moment (Jean-François Mathé)

Posted by arbrealettres sur 22 avril 2020



dans le creux du moment
loge celui de la blessure
mais l’on ne sait s’il y viendra
du sang comme à un jardin vide
la couleur de roses
sur la neige

(Jean-François Mathé)

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