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Poésie

Posts Tagged ‘visite’

La visite au malade (Luc Dietrich)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2018




La visite au malade

Lorsqu’elle entra avec la fête d’air qui bouscule la chambre,
une pluie de feuilles me cingla le front.

(Luc Dietrich)

Illustration

 

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VISITE MATINALE (Textes chinois)

Posted by arbrealettres sur 19 juillet 2018



Illustration: Goyo Hashiguchi
    
VISITE MATINALE
Inconnu

La belle princesse Ko-Koué, qui possède le cœur du maître, va lui rendre hommage.
Dès l’aube, elle monte à cheval, et entre, au palais, par la Porte d’Or.
Elle dédaigne toute espèce de fards,
sachant bien qu’ils ne pourraient que ternir, les nuances exquises de son teint.

Mais, d’un pinceau léger, elle dessine ses sourcils.
Seuls, les papillons des vers à soie,
ont des cornes d’une courbe aussi délicate…
et c’est ainsi, qu’elle se présente devant sa Majesté.

(Textes chinois)

 

Recueil: Le Livre de Jade
Traduction: Judith Gautier
Editions: Plon

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Lorsque vers le soir (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2018



 

Lorsque vers le soir
Dans mon village de montagne
Chante la cigale,
En dehors du vent
Personne ne me rend visite.

(Anonyme)

 

 

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Perdu en mes pensées (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 23 juin 2018



 

    

perdu en mes pensées
au fond de ce café
où je suis seul

une visite

un moineau
sur ma table

(Charles Juliet)

 

Recueil: L’Opulence de la nuit
Traduction:
Editions: P.O.L.

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Le Chat se contenta de sourire (Lewis Carroll)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2018




    
Le Chat se contenta de sourire en voyant Alice.
Elle lui trouva l’air fort aimable ;
néanmoins, il avait des griffes extrêmement longues et un très grand nombre de dents,
c’est pourquoi elle sentit qu’elle devait le traiter avec respect.

« Minet-du-comté-de-Chester », commença-t-elle assez timidement,
car elle ne savait pas trop si ce nom lui plairait.
Le Chat s’étant contenté de sourire plus largement,
Alice pensa : « Allons, jusqu’ici il est satisfait », et elle continua :
« – Voudriez-vous me dire, s’il vous plaît, par où je dois m’en aller d’ici ?»
– Cela dépend beaucoup de l’endroit où tu veux aller.
– Peu m’importe l’endroit…
– En ce cas, peu importe la route que tu prendras.
– … pourvu que j’arrive quelque part » ajouta Alice en guise d’explication.
« Oh, tu ne manqueras pas d’arriver quelque part, si tu marches assez longtemps. »

Alice comprit que c’était indiscutable ;
en conséquence elle essaya une autre question :
« Quelle espèce de gens trouve-t-on dans ces parages ? »
– Dans cette direction-ci  , répondit le Chat, en faisant un geste de sa patte droite,
habite un Chapelier ; et dans cette direction-là  (il fit un geste de sa patte gauche),
« habite un Lièvre de Mars.
Tu peux aller rendre visite à l’un ou à l’autre : ils sont fous tous les deux.»

– Mais je ne veux pas aller parmi les fous !
– Impossible de faire autrement ; nous sommes tous fous ici.
Je suis fou. Tu es folle.
– Comment savez-vous que je suis folle ?
– Si tu n’étais pas folle, tu ne serais pas venue ici »

(Lewis Carroll)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Alice au Pays des Merveilles / De l’autre côté du Miroir
Traduction:
Editions: Folio

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SONNET AU SOLEIL (Attila József)

Posted by arbrealettres sur 11 juin 2018



Illustration
    
SONNET AU SOLEIL

Sur le divan se vautre un grand soleil joueur.
Étudiant usé que nul plaisir ne tente,
Oh ! que je suis heureux ! Sa visite m’enchante.
Il semble tout empli d’une sylvestre odeur.

Il s’étire coquet, il s’étire trompeur.
Son or couvre mon front d’une caresse lente.
Qu’il est doux, le baiser, sur ma lèvrе tremblante!
Je mets sur ses genoux ma tête avec bonheur.

Ton baiser, grand Soleil, me redonne la vie.
Tes longs cheveux soyeux laissent l’âme ravie.
Et mes nerfs maladifs retrouvent leurs instincts.

La nuit tombe, j’ai peur. Reste toujours, je t’aime.
Les ombres de la nuit ont d’effrayants desseins.
Et je ne puis hélas m’incendier moi-même.

(Attila József)

Recueil: Aimez-moi – L’oeuvre poétique
Traduction: Georges Kassaï
Editions: Phébus

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Embouchure (Bernard Pozier)

Posted by arbrealettres sur 11 juin 2018



Embouchure

Lorsqu’elle et il
entremêlent leurs doigts
pour démêler les eaux de la rivière et du fleuve
il ne nous reste que les couleurs

La fuyante ligne de l’écume ultime
rend changeantes les limites de la plage
et porte soudain les regards bien loin
vers l’horizon oublié de soi-même

La voix en sous-titre commente la visite
chacun investit les lieux des volutes de son être
et les paysages de l’enfance soudain
réhabitables
redeviennent nourriture de nos chairs et
de nos âmes

(Bernard Pozier)

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Mon amour (Patrizia Cavalli)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018


 


 

Dorina Costras iluzie_4__mic_inset

Mon amour n’était pas constructeur
n’était pas non plus contremaître
c’était une autre santé,
c’était le jeu merveilleux et inutile,
la visite des corps en grâce humaine,
mon attention, ma résurrection,
nécessité à l’abri du jugement.

(Patrizia Cavalli)

Illustration: Dorina Costras

 

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Quelquefois (Patrizia Cavalli)

Posted by arbrealettres sur 28 mai 2018



 

Juliette Brigand-Damville 8

Quelquefois

Et la fièvre incapable de se consumer
se condense dans un geste en souffrance
de tout accomplissement. Et quelquefois
je reçois des visites.

(Patrizia Cavalli)

Illustration: Juliette Brigand-Damville

 

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Les gerbes en chantant (Guennadi Gor)

Posted by arbrealettres sur 27 avril 2018




    
Les gerbes en chantant comme des filles
Marchent ou plutôt sont un rêve debout.
L’automne et la forêt vont en visite
Sans savoir si pleurer ou rire tout à coup.
Et le ciel aussi pur qu’une rivière,
La montagne le hisse puis le lâche sans bruit.
Alors ouvrant sa bouche moutonnière
La brebis fait mine d’avoir compris.

***

Снопы как девки в поле c песней
Идут и нет, стоят и снятся.
И осень c лесом в гости вместе
Не знают плакать иль смеяться.
И неба чистого как речка
Подняв, гора вот вот уронит.
A вот раскрыв свой рот овечий
Глядит овца как будто ей понять.

(Guennadi Gor)

 

Recueil: Blocus
Traduction: Henri Abril
Editions: Circé

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