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Poésie

Posts Tagged ‘vivoter’

Les arbres étaient immobiles (Herman Gorter)

Posted by arbrealettres sur 3 mai 2018



 Illustration: Robert Cattan
    
Les arbres étaient immobiles,
la lumière grise,
les collines inertes
s’étalaient d’étrange façon.

Les hommes creusaient
un peu le sol,
comme pour dégager un trésor,
mais calmes et prudents.

Partout sur terre sans doute
c’était ainsi,
le monde et le végétal humain
vivotaient.

J’observais en marchant
craintif et satisfait,
mes pieds obéissants
marchaient sur le sol.

Calme sur la lande,
à l’entour pleine lumière,
comme un fuseau d’argent
la lumière du soleil;

partis les nuages
par delà le bleu-gris flou,
route blanche lointaine
comme argentée.

Je sens le vent
me souffler aux oreilles,
J’aurais voulu partir
me perdre dans la lumière.

(Herman Gorter)

 

Recueil: Ce que tu es
Traduction: Saskia Deluy et Henri Deluy
Editions: Al Dante

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Loin de tout ce qui vivote (Zéno Bianu)

Posted by arbrealettres sur 1 août 2017



 

Ernest Pignon-Ernest ..4d8

loin de tout ce qui vivote
de tout ce qui vitrifie
vivement la vivance
de tous les grands viviers
oui
vivement cette vie sans vitrine
cette vie sans visière
cette vie sans venin ni verdict
cette vie sans verrou

(Zéno Bianu)

Illustration: Ernest Pignon-Ernest

 

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Vivement (Zéno Bianu)

Posted by arbrealettres sur 7 décembre 2015


 

loin de tout ce qui vivote
de tout ce qui vitrifie
vivement la vivance
de tous les grands viviers
oui
vivement cette vie sans vitrine
cette vie sans visière
cette vie sans venin ni verdict
cette vie sans verrou

(Zéno Bianu)

Illustration: Alex Alemany

 

 

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Skuiz maro (Anthony Lhéritier)

Posted by arbrealettres sur 14 mai 2015



Skuiz maro

Jouer à mourir et que ce jeu dure
Encore un été
Vivoter d’ennui et puis en voiture
Pour l’éternité

La mort que j’attends, la mort que j’espère
C’est ma mort à moi
Au long de mon corps enfin terre à terre
Dormir comme un Roi

Chez nous on meurt pour changer d’air
Chez nous on meurt pour se distraire.

Assommez-le ! Faites-le taire !

(Antony Lhéritier)

Illustration: Guillaume Bodinier

 

 

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