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Poésie

Posts Tagged ‘voisinage’

Ni vent perdu ni ruisseau effondré (Lionel Ray)

Posted by arbrealettres sur 9 janvier 2019



    

Ni vent perdu ni ruisseau effondré
ne prétendent à l’amour.
Mais toi dans l’unique voisinage

De cette mort dont tu rêves,
pareille aux passions cachées,

Mort secrète et qui s’ouvre comme
une trappe,
tu as le corps empli de voix,
sa musique est sans mémoire
et ne s’achève pas.

(Lionel Ray)

 

Recueil: Comme un château défait suivi de Syllabes de sable
Traduction:
Editions: Gallimard

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Cette belle (Anonyme VIIIème siècle)

Posted by arbrealettres sur 5 septembre 2018



 

Utamaro

Passé Awa
(Qui rappelle l’oiseau plongeur)
Habite Tamana à Sue
(Évocateur des arcs de catalpa),
Cette belle aux seins
Largement écartés,
Cette fille
A la taille de guêpe.
Son visage
Rayonne
Comme une fleur
Elle se tient souriante
Les hommes qui passent sur la route
(Droite comme une lance)
Ne vont pas plus avant
Sur le chemin qu’ils devaient suivre.
Sans y être invités
Ils se tiennent devant sa porte.
Les maîtres
Des maisons alignées dans le voisinage
Oubliant déjà
Leurs propres femmes
Sans en être priés
Lui donnent la clé de leurs trésors.
Tous sans exception
Sont envoûtés.
Alors la belle se penche
vers eux, engageante,
Et commence le jeu folâtre.

(Anonyme VIIIème siècle)

Illustration: Utamaro

 

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L’éclair de traversée (Béatrice Douvre)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



Illustration: Francine Van Hove
    
L’éclair de traversée

Parce que mourir
Creusait le geste aux voisinages du jour
Tu aimas qu’une lampe
Sur le revers des tables
Informe ta solitude et sustente ta voix

(Béatrice Douvre)

 

Recueil: Oeuvre poétique
Traduction:
Editions: Voix d’Encre

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Contre un carreau (Béatrice Douvre)

Posted by arbrealettres sur 28 avril 2018




    
Contre un carreau éteint

Voisinage de la lumière

Nous eûmes joie de peu
Dans la demeure claire

Puis il a plu sur nos deux lampes
Ombres parmi
La promesse des jours

Nos corps amants

(Béatrice Douvre)

 

Recueil: Oeuvre poétique
Traduction:
Editions: Voix d’Encre

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Les oiseaux récurrents (Béatrice Douvre)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2018




    
Les oiseaux récurrents
S’allument

Déduction

Un chemin
De leur chant vers les choses

Voisinage des pierres

Mains jointes

(Béatrice Douvre)

 

Recueil: Oeuvre poétique
Traduction:
Editions: Voix d’Encre

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Noircir les pages jusqu’à épuisement des mots (Vénus Khoury-Ghata)

Posted by arbrealettres sur 22 décembre 2017



 

Noircir les pages jusqu’à épuisement des mots
et surgissement de ce personnage que je vois pour la première fois
Je ne connais pas son nom
inutile de le lui demander
il ne sait pas écrire
il ne sait pas parler non plus
il sait seulement qu’il est né du contact de la plume et du papier
du voisinage de deux mots que le hasard a mis côte à côte
il se laisse faire lorsque je l’installe au milieu de la ligne entre un verbe et un objet
mais l’écarte un rien lorsqu’il essaie d’occuper tout le terrain
et fais la sourde oreille lorsqu’il tente de m’entraîner dans l’action
j’ai décidé d’être seule maître du jeu

(Vénus Khoury-Ghata)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Misha Gordin

 

 

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Correspondances d’après Baudelaire (Constantin Cavàfis)

Posted by arbrealettres sur 18 décembre 2017



Illustration: Gustave Courbet
    
Correspondances d’après Baudelaire

Oui, les parfums, la musique m’inspirent,
comme le rythme et les belles paroles,
je me réjouis quand Baudelaire en vers
pleins d’harmonie raconte ce que l’âme
désorientée ressent confusément,
au milieu de ses émotions stériles.

« La nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
— Et d’autres corrompus, riches et triomphants,

Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens. »

Ne crois pas seulement aux choses que tu vois.

Rien de plus pénétrant qu’un regard de poète.
Il voit dans la nature un jardin familier.

Un paradis obscur, là sont les autres hommes ;
ils marchent à tâtons sur un rude chemin.
Et l’unique lueur, la précaire étincelle
qui éclaire un instant la nuit de leur parcours,
c’est l’éphémère sentiment d’un voisinage,
d’une correspondance imprévue, magnétique —
fugace nostalgie, frisson d’un seul instant,
joie sans cause soudain qui dans le coeur entra
et puis soudain s’en va.

(Constantin Cavàfis)

 

Recueil: Tous les poèmes
Traduction: Michel Volkovitch
Editions: Le miel des Anges

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Sous la lune de la Fête (Po Kiu-Yi)

Posted by arbrealettres sur 2 octobre 2017



Illustration: Vincent Van Gogh
    
Sous la lune de la Fête des mets froids
Souffle de parfum, larmes de rosée, les fleurs de poirier
S’attristent comme moi devant la chaumière sans feu.

A l’heure où musique et chant s’élèvent du voisinage,
Seul, appuyé sur ma porte paysanne, je reste sous la lune.

(Po Kiu-Yi)

 

 

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Sois illuminé (Mohammad Iqbal)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2017



Illustration
    
Sois illuminé par la clarté de ce que tu vois,
Reste debout sinon tu cesseras d’exister.

En Sa présence sois fort et en possession de toi-même,
Ne te perds pas dans l’océan de Sa lumière.

Donne à ton atome un éclat assez vif
Pour qu’il brille au voisinage du soleil!

(Mohammad Iqbal)

 

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Sur le gazon (Paul Fort)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2017



Sur le gazon
(Rêverie de gouttelettes)

Fuyez en menus arcs-en-ciel,
sortez du tuyau d’arrosage,
eau fine !
O le petit orage

sur le gazon fin où ramagent
tous les oiseaux du voisinage
essuyant leurs ailes au ciel
qui vient caresser leurs plumages.

(Paul Fort)

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