Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘voix’

Retouche à l’abri (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2017



oeil-de-cheval-x

retouche à l’abri

au relais du soleil ventru
l’automne cavalier s’effondre
le vent à voix de vieille dame gronde
un choeur de jeunes filles

dans les feuilles qui tombent
s’ouvre l’oeil du cheval
écrin pour le reste du monde

(Daniel Boulanger)

 Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

A la limite de la lumière et de l’ombre (Odilon-Jean Périer)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2017



 

 

A la limite de la lumière et de l’ombre
Je remue un trésor plus fuyant que le sable
Je cherche ma chanson parmi les bruits du monde
Je cherche mon amour au milieu des miracles

Un poème commence où la voix s’est brisée
Et je fais mon bonheur en dénouant tes mains
Quand nous nous rencontrons au bord d’une journée
Nouvelle, au bord de l’aube où le ciel nous rejoint

(Odilon-Jean Périer)

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

SECONDE VIE ICARE (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 23 février 2017



 

SECONDE VIE
ICARE

La voix du soleil

Écoute écoute-moi car toi tu peux m’entendre
Je le vois à tes yeux sans repos
Je le vois à tes mains raidies lorsque les mots sont pauvres puis
comme des feuilles qui ne peuvent mieux faire que mourir
Je le sens à ce souffle qui te prend et te laisse comme si les oiseaux
t’avaient quitté
Écoute écoute-moi car toi tu peux sortir de ta chair et de ta maison
comme le ferait un mort neuf de ses bandelettes
Tu peux m’entendre toi qui sais que ces épis de blé que l’on sépare
ne témoigneront plus pour le chant de la terre
Tu peux m’entendre toi qui cherches la vie et la raison de vivre
Toi qui sais que tout est autre chose encore
Et le secret dont tu as une part aussi vrai que le son de tes pas
sur l’asphalte des villes

Ce cri que je suis
Ce cri que je suis en toi
Écoute-le et laisse ces royaumes sans énigmes où les jours
s’abattent l’un sur l’autre comme les volets d’une maison sage

Ce cri que je suis en toi fera tomber les écailles de ta première
naissance

Ce cri d’amour que je suis en toi
Ce cri d’amour que je suis en toi

Plus terrible que l’inquiétude du matin et que les mers dont la
nuit sonde les profondeurs
D’autres n’en veulent pas

Ils laissent accumuler en eux des moissons vaines entre lesquelles
je ne peux me frayer le passage

Ce cri
Ce cri terrible et tendre que je suis en toi habite ton visage le
plus nu
Qu’il te prenne que tu n’aies plus de cesse
Qu’il redresse ta jeune nuque qu’il batte à tes tempes
Et en ce point sacré entre tes deux yeux.

(Andrée Chedid)

Illustration: Henri Matisse

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

C’était sans rémission (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2017


 


 

Euan Macleod 707

C’était sans rémission.
C’était morne comme un champ sans coquelicot.
Il y avait bien sa bouche.
Mais l’autre bouche ?
Le champ était sans coquelicot.
Il y avait sa voix.
Mais la réponse était désert…
C’était sans rémission…

(Guy Lévis Mano)

Illustration: Euan Macleod

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , | Leave a Comment »

Mon jeune écho (Jean Cayrol)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2017



 

Mon jeune écho
jusqu’à l’aube jusqu’à Dieu
plaie d’enfant coquelicot
au-dessus de ton front le ciel est toujours bleu

Les camions du salut vont venir
blanc de neiges éternelles
Rémy qui laisse la porte ouverte
sur le dernier Appel

Mon jeune mort
cruel aux herbes cruel aux voix
autour de toi le vent dévore
ton feu de joie

(Jean Cayrol)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Les roses d’Ispahan (Charles Leconte de Lisle)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2017



rose d'Ispahan

Les roses d’Ispahan

Les roses d’Ispahan dans leur gaîne de mousse,
Les jasmins de Mossoul, les fleurs de l’oranger
Ont un parfum moins frais, ont une odeur moins douce,
O blanche Leïlah ! que ton souffle léger.

Ta lèvre est de corail, et ton rire léger
Sonne mieux que l’eau vive et d’une voix plus douce,
Mieux que le vent joyeux qui berce l’oranger,
Mieux que l’oiseau qui chante au bord du nid de mousse.

Mais la subtile odeur des roses dans leur mousse,
La brise qui se joue autour de l’oranger
Et l’eau vive qui flue avec sa plainte douce
Ont un charme plus sûr que ton amour léger !

O Leïlah ! depuis que de leur vol léger
Tous les baisers ont fui de ta lèvre si douce,
Il n’est plus de parfum dans le pâle oranger,
Ni de céleste arôme aux roses dans leur mousse.

L’oiseau, sur le duvet humide et sur la mousse,
Ne chante plus parmi la rose et l’oranger ;
L’eau vive des jardins n’a plus de chanson douce,
L’aube ne dore plus le ciel pur et léger.

Oh ! que ton jeune amour, ce papillon léger,
Revienne vers mon coeur d’une aile prompte et douce,
Et qu’il parfume encor les fleurs de l’oranger,
Les roses d’Ispahan dans leur gaîne de mousse !

(Charles Leconte de Lisle)

Illustration

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Malheureuse d’enfance (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 18 février 2017



Malheureuse d’enfance
la mémoire
Sa voix de source

(Georges Bonnet)

Illustration

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Rien ne convient dans sa voix (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 18 février 2017



Rien ne convient
dans sa voix
ses bruissements

la forêt ne répond
plus à son nom

(Georges Bonnet)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

L’ombre sur le seuil (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 17 février 2017



L’ombre sur le seuil
éclairée par une voix

Les graviers que le soleil
parvient à déchiffrer

On sait pourquoi soudain
les papillons sur un buisson
ouvrent leurs ailes

(Georges Bonnet)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Dire encore (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 17 février 2017



Dire encore
avec des mots calleux par l’usage

La patience de la vigne
le geste lent des mûrissements

Le jeu frêle des hautes herbes
l’arbrisseau de peu de souffle

Avec ce qu’il faut
d’inquiétude dans la voix

(Georges Bonnet)

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :