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Poésie

Posts Tagged ‘vorace’

La Poésie (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 24 août 2020



La Poésie

Un oiseau migrateur
Me rongera le coeur
Comme un oiseau de proie
Vorace de ma joie.

De son aile mobile
Il fend le ciel d’acier
Dans lequel s’indélébile
Son oeil froid de glacier.

Simple point dans l’azur
Il est la poésie
A la source saisie
Dans son chant le plus pur.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: Jean Delville

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LA LIMACE (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 7 avril 2020




    
LA LIMACE

Limace pure et sans tache
dont la bave trace dans le dédale des bourraches
son espace tout en surface
limace vorace dont la fringale
ravage la salade automnale
limace âme sagace
semblable aux sargasses humaines
limace brave qui perpétue ta race
vivace malgré la haine du campagnard
limace trisyllabe limace méconnue
il faut te donner un peu d’affection
pour que tu continues paisiblement ton chemin
et que sur ta face s’efface la trace de ton angoisse
et celle de ta bave aussi
sur les soucis

(Raymond Queneau)

 

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Mes châteaux démolis (Paul-Alexis Robic)

Posted by arbrealettres sur 12 novembre 2019



Mes châteaux démolis
Des douves aux terrasses,
Mes jardins envahis
Par les ronces voraces,
Mes forêts abattues,
Il n’en reste plus trace,
Mes vaisseaux disparus
Et la mer est si vaste,
Mon printemps, mon été
(Mon automne ?) vécus,
Mes amis en allés
Comme ils étaient venus,
Tant d’amours défleuries,
De cendre sur le coeur,
Tu me restes, Seigneur,
Et commence la vie !

(Paul-Alexis Robic)

Illustration: ArbreaPhotos

 

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La Poésie (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 25 août 2019



La Poésie

Un oiseau migrateur
Me rongera le cœur
Comme un oiseau de proie
Vorace de ma joie.

Il fend le ciel d’acier
De son aile mobile
Dans quoi s’ indélébile
Son œil froid de glacier.

Il est la poésie,
Simple point dans l’azur,
A la source saisie
Dans son chant le plus pur.

(Jean-Baptiste Besnard)

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Aux morts (Charles Leconte de Lisle)

Posted by arbrealettres sur 2 janvier 2019



 

Ettore Aldo Del Vigo 13

Aux morts

Après l’apothéose après les gémonies,
Pour le vorace oubli marqués du même sceau,
Multitudes sans voix, vains noms, races finies,
Feuilles du noble chêne ou de l’humble arbrisseau ;

Vous dont nul n’a connu les mornes agonies,
Vous qui brûliez d’un feu sacré dès le berceau,
Lâches, saints et héros, brutes, mâles génies,
Ajoutés au fumier des siècles par monceau ;

Ô lugubres troupeaux des morts, je vous envie,
Si, quand l’immense espace est en proie à la vie,
Léguant votre misère à de vils héritiers,

Vous goûtez à jamais, hôtes d’un noir mystère,
L’irrévocable paix inconnue à la terre,
Et si la grande nuit vous garde tout entiers !

(Charles Leconte de Lisle)

Illustration: Ettore Aldo Del Vigo

 

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LA LETTRE BRÛLÉE (Alexandre Pouchkine)

Posted by arbrealettres sur 27 novembre 2018




    
LA LETTRE BRÛLÉE

Adieu, lettre d’amour, adieu! Elle l’ordonne…
Mais combien j’ai tardé, que ma main fut rétive
à sacrifier au feu la trace de mes joies !…
Puisque l’heure a sonné : brûle, lettre amoureuse,
je suis prêt et mon coeur ne veut plus rien entendre.
Tes feuilles sont touchées par la flamme vorace…
Un moment ! Un éclair ! Elles flambent… Légère
une fumée s’enroule, emportant mes prières.
Maintenant s’évanouit l’empreinte du cachet
et la cire en fondant grésille. Ô Providence !
C’en est fait. Les feuillets noircis se crispent,
sur l’impalpable cendre encore transparaissent
les lignes tant aimées. J’ai le coeur lourd. Ô cendre,
humble consolation pour mon destin en deuil,
demeure à tout jamais sur mon coeur affligé.

(Alexandre Pouchkine)

 

Recueil: Poésies
Traduction: Louis Martinez
Editions: Gallimard

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Empédocle (Gérard Macé)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2018




    
Le vivace aujourd’hui,
le vorace autrefois ont laissé des traces de leur combat
au bord du vide, où pousse une fleur bleue
juste à côté des sandales d’Empédocle. Philosophe
au front brûlant, purificateur isolant l’amour
et le poison dont la haine a besoin
pour séparer les éléments,
je pense à toi quand j’ai la fièvre et des visions.

Icare au bord du gouffre, en proie
au vertige au-dessus du volcan, attiré
par un soleil bas qui brûle même en hiver,
ton envol à l’envers me donne encore des frissons.

(Gérard Macé)

 

Recueil: Homère au royaume des morts a les yeux ouverts
Traduction:
Editions: Le bruit du temps

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Tes yeux (Robert Desnos)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2018


mxiytxsg

 

Tes yeux
tes yeux si beaux
sont les voraces
de l’obscurité
du silence et
de l’oubli.

(Robert Desnos)

 

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La fillette (Alain Jean-André)

Posted by arbrealettres sur 4 octobre 2017



Illustration: Jean-Auguste-Dominique Ingres
    
la fillette

autour de la grande table
les fourchettes tintent
les mots fusent
bouches voraces

les cheveux blonds
tombant sur le front
pâle visage
ombré de nuit

elle mange, silencieuse
avec ses belles dents
de six ans
roulant par moments
de gros yeux gris-bleu

(Alain Jean-André)

 

Recueil: Chemins profonds
Editions: Jacques Brémond

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RÉVEIL (Jean Richepin)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2017



RÉVEIL

Nous avons été des gens sages
Cette nuit, je ne sais pourquoi.
Or, ce matin, je sens en moi
Des éternités de nuages.

Toi-même sur ton front vermeil
Tu gardes des reflets nocturnes,
Et tes yeux sont comme des urnes
Où fume un restant de sommeil.

Nous avons trop dormi, ma chère.
Notre vorace amour se plaint
De n’avoir pas le ventre plein,
Lui qui fait toujours bonne chère.

Allons, mignonne, allons, debout!
Chassez-moi nos pensers funèbres.
J’ai nourri mes yeux de ténèbres,
J’ai fait des rêves de hibou.

Mais en vous voyant fraîche et rose.
J’en fais qui sont couleur de jour.
J’entends la voix de notre amour
Qui pour fleurir veut qu’on l’arrose.

C’étaient nos vœux inapaisés
Qui nous rendaient mélancoliques.
Donnons à nos cœurs faméliques
Un large repas de baisers.

C’est le remède, c’est la vie !
Tu m’enlaces ; moi, je t’étreins ;
Et mangeant le feu de nos reins,
Se tait notre bête assouvie.

Les désespoirs les plus ardents.
Les tristesses les plus farouches,
Quand nous unissons nos deux bouches,
Sont égorgés entre nos dents.

(Jean Richepin)

Illustration

 

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