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Posts Tagged ‘voyageuse’

Voyageuse au coeur d’oiseau noir (Alejandra Pizarnik)

Posted by arbrealettres sur 12 novembre 2018




voyageuse au coeur d’oiseau noir
tienne est la solitude à l’heure de minuit
tiens les animaux savants qui peuplent ton rêve
dans l’attente des mots anciens
tien l’amour tien son bruit de vent brisé

(Alejandra Pizarnik)

Illustration

 

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Rêverie (Auguste Lacaussade)

Posted by arbrealettres sur 10 septembre 2018



 

Erika Hopper -

Rêverie

Dis-moi, mobile étoile aux ailes de lumière,
Qui poursuis dans l’azur ton vol mystérieux,
Où va ta course ? est-il un but à ta carrière ?
Cloras-tu quelque part tes ailes dans les cieux ?

Dis-moi, lune pensive, ô pâle voyageuse !
Cheminant aux déserts du firmament lacté,
Dans quelle profondeur obscure ou lumineuse,
O lune ! cherches-tu le repos souhaité ?

Dis-moi, vent fatigué qui vas à l’aventure,
Comme un déshérité sans foyer ni repos,
Est-il un nid secret au fond de la nature,
Est-il un nid pour toi dans l’arbre ou sur les flots ?

Dis-moi, mer tourmentée au murmure sauvage,
Qui te plains à la nuit, qui te plains au soleil,
Par delà l’horizon est-il quelque rivage
Où tu doives trouver ton lit et le sommeil ?

Et toi, cœur inquiet, plus agité que l’onde,
Plus errant que la brise et qu’un rien fait gémir,
Est-il un lieu béni, dans l’un ou l’autre monde,
Où tu puisses, mon cœur, oublier et dormir ?

(Auguste Lacaussade)

Illustration: Erica Hopper

 

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LA DERNIERE INNOCENCE (Alejandra Pizarnik)

Posted by arbrealettres sur 10 septembre 2018




LA DERNIERE INNOCENCE

Partir
corps et âme
partir.

Partir
se défaire des regards
pierres oppressantes
qui dorment dans la gorge.

Je dois partir
plus d’inertie sous le soleil
plus de sang ébahi
plus de prendre la file pour mourir.

Je dois partir

Mais fonce, voyageuse!

(Alejandra Pizarnik)

 

 

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Colombe imaginaire (Jaimes Freyre)

Posted by arbrealettres sur 10 septembre 2018


colombe

Voyageuse colombe imaginaire,
toi qui ravives le dernier amour;
âme de fleurs, de musique et de jour,
voyageuse colombe imaginaire.

(Jaimes Freyre)

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Je sais que tu me vois (Pierre Morhange)

Posted by arbrealettres sur 7 août 2018



Je sais que tu me vois
De ton train sur le pont
Ma chère voyageuse.

(Pierre Morhange)


Illustration: Paul Delvaux

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QUI ÉCLAIRE (Alejandra Pizarnik)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2018




QUI ÉCLAIRE

Lorsque tu me regardes
mes yeux sont des clefs,
le mur a des secrets,
ma peur, des mots, des poèmes.
Seul toi tu fais de ma mémoire
une voyageuse fascinée,
une incessante flamme.

(Alejandra Pizarnik)

Illustration: Carole Cousseau

 

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Avril (François Coppée)

Posted by arbrealettres sur 22 mars 2018



 

Avril

Lorsqu’un homme n’a pas d’amour,
Rien du printemps ne l’intéresse ;
Il voit même sans allégresse,
Hirondelles, votre retour ;

Et, devant vos troupes légères
Qui traversent le ciel du soir,
Il songe que d’aucun espoir
Vous n’êtes pour lui messagères.

Chez moi ce spleen a trop duré,
Et quand je voyais dans les nues
Les hirondelles revenues,
Chaque printemps, j’ai bien pleuré.

Mais depuis que toute ma vie
A subi ton charme subtil,
Mignonne, aux promesses d’Avril
Je m’abandonne et me confie.

Depuis qu’un regard bien-aimé
A fait refleurir tout mon être,
Je vous attends à ma fenêtre,
Chères voyageuses de Mai.

Venez, venez vite, hirondelles,
Repeupler l’azur calme et doux,
Car mon désir qui va vers vous
S’accuse de n’avoir pas d’ailes.

(François Coppée)

Illustration

 

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Blanc à remplir (Aimé Césaire)

Posted by arbrealettres sur 4 octobre 2017



 

Blanc à remplir
sur la carte voyageuse
du pollen

N’y eût-il dans le désert
Qu’une seule goutte d’eau qui rêve tout bas,
Dans le désert n’y eût-il
Qu’une graine volante qui rêve tout haut,
C’est assez,
Rouillure des armes, fissures des pierres, vrac des ténèbres
Désert, désert, j’endure ton défi
Blanc à remplir sur la carte voyageuse du pollen.

(Aimé Césaire)

 

 

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POUR CECILIA GUTIERREZ NAJERA Y MAILLEFERT (José Marti)

Posted by arbrealettres sur 20 juillet 2017



 

Berthe Morisot Le Berceau

POUR CECILIA GUTIERREZ NAJERA Y MAILLEFERT

Dans le berceau sans pareil naquit la divine
Enfant aux yeux profonds et à la démarche légère,
Son père le tissa pour elle de merveilleuse
Musique d’azur et d’oeillets de neige.

Du soleil vorace et de la cime andine,
Apportant de la myrrhe nouvelle, le cortège de bardes
Vint répandre sur le berceau fragile
Un parfum de myosotis et une clarté de nards.

Aux ailes pâles de l’arpège,
Enlacé au berceau tressé,
Le barde royal accrocha une liane fine
De doux opale et clair de lune.

Dans les mains tremblantes et anxieuses
De l’heureuse mère, comme premier collier,
Le barde créateur versa la chaste perle
Et l’iris de son écrin idéal.

De son petit palais étincelant
Sortit la mystique enfant, comme s’élève
Blanche et bleue, dans l’espace solennel,
Le sein rempli de larmes, la nuée.

Ils sont verts les yeux de l’ensorceleuse
Enfant et le regard y tremble
Comme l’onde vierge de la mer voyageuse
Surprise en sa course dans un coquillage nacré.

Fine et sévère comme l’art austère,
Elle pose sur l’existence un pied ailé,
Elle a le chant et l’inquiétude d’un oiseau
Et sa main est le creux d’un bijou.

Enfant, si le monde infidèle au barde divin
Dérobe les magies dont il ourla ton berceau,
Toi tu lui orneras à nouveau le merveilleux
Vers de doux opale et clair de lune.

(José Marti)

Illustration: Berthe Morisot

 

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La Soif impérieuse (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 1 décembre 2016



La Soif impérieuse

J’ÉTAIS hier la voyageuse solitaire.
J’allais, portant au coeur une âpre anxiété…
J’avais besoin de toi comme d’un flot d’été,
D’un flot purifiant où l’on se désaltère.

Aujourd’hui, mon silence a des bonheurs pensifs.
O très chère ! et mon âme est une coupe pleine,
Le monde est beau comme uni verger de Mytilène :
Je ne crains plus le soir qui pleure sous les ifs.

J’avais besoin de toi comme d’une eau courante
Que l’on écoute et qui berce votre chagrin
Dans un ruissellement musical et serein…
J’entendis ta voix claire ainsi qu’une eau qui chante.

Ta voix coulait, murmure et cadence à la fois,
Chère, et ce fut dans mon être le bleu nocturne,
Et je sentis alors mon chagrin taciturne
S’attendrir… J’écoutais l’eau pure de ta voix.

Depuis lors, la lourdeur des blancs midis m’enchante,
Et ma soif ne craint plus le soleil irrité…
J’avais besoin de toi comme d’un flot d’été,
J’avais besoin de toi comme d’une eau qui chante…

(Renée Vivien)

Illustration: Paul Chabas

 

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