Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘vrai’

La joie que donne ce chant (Gérard Bocholer)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2021



    

La joie que donne ce chant
est le signe indubitable de la vraie pureté.

Celui qui l’écoute en estime immédiatement le haut prix.
Son accent ne peut tromper
et rend toute analyse inutile.

(Gérard Bocholer)

 

Recueil: Le poème Exercice spirituel
Traduction:
Editions: Ad Solem

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Toute poésie est suspension (Gérard Bocholer)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2021




Illustration: ArbreaPhotos
    
Toute poésie
est suspension
(Henri Brémond)

Au-dessus de l’abîme de l’indicible, le poème va s’avancer,
se risquer au-dessus du vide.
S’il parle vrai,
ses lecteurs seront eux aussi suspendus durant un instant,
sur un seuil d’éternité.

Instant arraché à la durée, gagné sur l’inéluctable usure,
la perte, la destruction définitive.

(Gérard Bocholer)

 

Recueil: Le poème Exercice spirituel
Traduction:
Editions: Ad Solem

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Une enfance nous est cachée (Anne Périer)

Posted by arbrealettres sur 5 octobre 2021



Illustration
    
Une enfance nous est
cachée Ô mon âme
Très loin nous l’aurons cherchée
Mais la recevrons dans les larmes
De tout près
Ce faux deviendra vrai
Ce bas deviendra haut.

(Anne Périer)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Pourquoi chercher l’espace à l’extérieur ? (Bai Juyi)

Posted by arbrealettres sur 22 août 2021



    

Pourquoi chercher l’espace à l’extérieur ?
Le Vrai espace est dans ton cœur.

(Bai Juyi)

 

Recueil: Et le souffle devint signe (François Cheng)
Traduction:
Editions: L’ICONOCLASTE

Posted in méditations | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

Dans un coin bleu de mon enfance (Jean-Hugues Malineau)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2021



Dans un coin bleu de mon enfance
il y a le rêve d’un tapis
grand comme le ciel
avec des oiseaux en petit.
Maman est là en vrai et en semblant
elle me dit oui et elle m’attend
j’ai peur de la voir trop belle
sans son tablier bleu et blanc
je voudrais toujours être avec elle
et me salir sans qu’elle gronde
même quand elle est en trop beau
et qu’elle ne veut pas faire la ronde.

(Jean-Hugues Malineau)

Illustration: Alex Alemany

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

LE CHANSONNIER (extrait) (Francesco Petrarca)(Pétrarque)

Posted by arbrealettres sur 19 mai 2021



Pétrarque
    
LE CHANSONNIER (extrait)

Comme un pauvre vieillard quitte, pâle et chenu,
Le doux lieu où il a tout son âge accompli,
Laissant en désarroi une tendre famille
Qui voit qu’elle a perdu un père bien-aimé,

Et ensuite s’en va, en traînant son vieux corps
Tout au long des journées extrêmes de sa vie,
S’aide de son vouloir autant qu’il peut le faire,
Épuisé par les ans et du chemin lassé,

Et vient à Rome, obéissant à son désir
De pouvoir contempler l’image de Celui
Qu’il espère là-haut revoir encore au ciel,

Ah! de même aujourd’hui je vais parfois cherchant,
Autant que je le peux, ô dame, chez les autres,
La forme vraie de vous, objet de mon désir.

***

Movesi il vecchierel canuto et biancho
Del dolce loco ov’à sua età fornita
Et da la famigliuola sbigottita
Che vede il caro padre venir manco;

Indi trahendo poi l’antiquo franco
Per l’externe giornate di sua vita,
Quanto piú pò, col buon voler s’aita,
Rotto dagli anni, et dal camino stanco;

Et viene a Roma, seguendo’1 desio,
Per mirar la sembianza di colui
Ch’ancor lassú nel ciel vedere spera:

Cosi, lasso, talor vo cerchand’io,
Donna, quanto è possibile, in altrui
La disïata vostra forma vera.

(Francesco Petrarca)(Pétrarque)

Recueil: Petite anthologie Poésie européenne
Traduction:
Editions: Singulières

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

DIEU (Nuno Jùdice)

Posted by arbrealettres sur 3 février 2021



https://arbreaphotos.wordpress.com/2013/10/09/letrangete-demeure-fantome-du-chateau-de-la-roche-guyon-16-septembre-2006-a-15h17/   
    
DIEU

La nuit, il y a dans le couloir
un point qui brille parfois comme
un ver luisant. Je me penche pour le saisir
— et l’ombre l’efface. Alors,
je me lève : déjà sans la préoccupation
de savoir ce qu’est cette lueur, ou
de quoi elle est le reflet.
Là, cependant, persiste
une inquiétude ; et longtemps après,
sans me rendre compte du vrai motif,
je retourne dans le couloir, cherchant la lumière
qui n’existe plus.

(Nuno Jùdice)

 

Recueil: Un chant dans l’épaisseur du temps suivi de méditation sur des ruines
Traduction: Michel Chandeigne
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

MA NATURE EST LE FEU (Pierre Jean Jouve)

Posted by arbrealettres sur 23 janvier 2021



Illustration: Le Bernin
    
MA NATURE EST LE FEU

est-ce vrai est-ce bien vrai
La chose est consumée
Tes yeux à l’intérieur sont retournés
Une seconde vue vers le ciel les habite.

(Pierre Jean Jouve)

Recueil: Les Noces suivi de Sueur de Sang
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Les serins et le chardonneret (Jean-Pierre Claris de Florian)

Posted by arbrealettres sur 18 décembre 2020




    
Les serins et le chardonneret

Un amateur d’oiseaux avait, en grand secret,
Parmi les œufs d’une serine
Glissé l’œuf d’un chardonneret.
La mère des serins, bien plus tendre que fine,
Ne s’en aperçut point, et couva comme sien
Cet œuf qui dans peu vint à bien.
Le petit étranger, sorti de sa coquille,
Des deux époux trompés reçoit les tendres soins,
Par eux traité ni plus ni moins
Que s’il était de la famille.
Couché dans le duvet, il dort le long du jour
À côté des serins dont il se croit le frère,
Reçoit la béquée à son tour,
Et repose la nuit sous l’aile de la mère.
Chaque oisillon grandit, et, devenant oiseau,
D’un brillant plumage s’habille ;
Le chardonneret seul ne devient point jonquille,
Et ne s’en croit pas moins des serins le plus beau.
Ses frères pensent tout de même :
Douce erreur qui toujours fait voir l’objet qu’on aime
Ressemblant à nous trait pour trait !
Jaloux de son bonheur, un vieux chardonneret
Vient lui dire : il est temps enfin de vous connaître ;
Ceux pour qui vous avez de si doux sentiments
Ne sont point du tout vos parents.
C’est d’un chardonneret que le sort vous fit naître.
Vous ne fûtes jamais serin : regardez-vous,
Vous avez le corps fauve et la tête écarlate,
Le bec… oui, dit l’oiseau, j’ai ce qu’il vous plaira,
Mais je n’ai point une âme ingrate,
Et mon cœur toujours chérira
Ceux qui soignèrent mon enfance.
Si mon plumage au leur ne ressemble pas bien,
J’en suis fâché, mais leur cœur et le mien
Ont une grande ressemblance.
Vous prétendez prouver que je ne leur suis rien,
Leurs soins me prouvent le contraire.
Rien n’est vrai comme ce qu’on sent.
Pour un oiseau reconnaissant
Un bienfaiteur est plus qu’un père.

(Jean-Pierre Claris de Florian)

 

Recueil: Fables
Traduction:
Editions:

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’extase (Eugène Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2020



Illustration: Georges Jeanclos
    
L’extase – moi, ça m’intéresse,
L’extase.

J’ai comme idée
De ce que c’est,
Une petite idée.

Je pense que ce n’est pas mal :
Avoir bien mangé, bien bu

Et l’extase encore
Par-dessus. L’extase.
La vraie belle vie.

(Eugène Guillevic)

 

Recueil: Ouvrir
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :