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Poésie

Posts Tagged ‘(Werner Lambersy)’

Si le poème (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2020



Si le poème
Se tenait uniquement
Dans le poème

Il ne serait que vents
Dans une cage
D’osier

Un oiseau de paradis
A qui tordre le cou

Pour avoir gardé
Le chant pour lui seul

(Werner Lambersy)

Illustration: Alex Alemany

 

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Rien de plus dur (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2020



Rien de plus dur que
Les noix
De muscade du passé

Mais la râpe du temps
Est en inox
Alors
Pour aimer encore un
Peu

On feuillette
Les cahiers d’écoliers

Les brouillons
Et les livres d’images
Défraîchis
Où la vie a griffonné
Sur la peau

Pour passer
L’examen de savoir
Si l’âme avait
Autre chose à proposer

Un serment de mots
Par exemple

Un billet aller-simple
Pour ailleurs
N’importe où à deux

(Werner Lambersy)

Illustration: Lauri Blank

 

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Pour passer le temps (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2020




Pour passer le temps
Qui est long
Quand on est mort

Il faut apprendre
A compter les feuilles

Et les cailloux
Là où l’on est enterré

Pour profiter du temps
Qui est si court
Lorsqu’on est vivant

Il faut apprendre
A compter
Sur les doigts de l’eau

Du nuage
A la pluie et de la pluie
Aux ruisseaux

Dans les deux cas
Vu de l’éternité
C’est pas la mer à boire

(Werner Lambersy)

 

 

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Femme je t’aime (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2020



femme je t’aime

oui je connais
le cri
le craquement discret
des céramiques à la chaleur

âme éprise
ô comme prise
hors

et c’est entre nous
le thé
le bol et l’eau

où nous trempons les lèvres
comme si c’était un temple
qu’on ne pénètre
qu’en laissant l’autre
pénétrer

(Werner Lambersy)


Illustration: Ferdinand Hodler

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Je déboutonne ton chemisier (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2020



Tu accroches
tes robes
un peu
partout
dans la chambre
de bonne
où tu loges
tes vingt ans

Moi je viens
mettre
mon nez
dedans
comme on ouvre
des huîtres
pour
respirer l’air
du grand
large
et de la marée

Sur un gaz de
fortune
tu as laissé
des lentilles
gonfler
sans pudeur
dans l’eau
comme
grossit un désir

Bouton
de nacre après
bouton
je déboutonne
ton
chemisier
vert pomme
et laitue tendre

Comme on ouvre
à la bourse
d’Anvers
les sachets pliés
pleins
de diamants bruts

(Werner Lambersy)


Illustration

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Tout serait-il donc danser (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2020



maître et l’eau?

qu’apprend-elle
en se perdant avec les bulles

tout serait-il donc
danser

(Werner Lambersy)


Illustration: Henri Matisse

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L’arc de ta nuque (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2020



L’arc de ta nuque
où tu es
à jamais la plus nue

(Werner Lambersy)


Illustration: Carolus Duran

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Les gardiens (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2020



Que sagement le rectangle
gouverne nos villes
et nos vies

qu’il protège nos songes
des cercles où s’égare
le ciel

aux courbes appartiennent
nos épouses et c’est bien

dehors les gardiens
du gel pur de nos pensées

arpentent aveuglés
les terrasses de nos sens

(Werner Lambersy)


Illustration

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Quelque part enfin (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2020



quelque part enfin
sans être au centre
l’espace
sans être solitaire

(Werner Lambersy)


Illustration retirée sur demande de l’artiste

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Je me souviens (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2020



Je me souviens
Des instants où j’étais
L’univers

Quand il n’y avait rien
D’autre que l’évidence

Je me rappelle être sorti
Du temps
Pendant que tu donnais
Mon nom

À chaque goutte de pluie
Qui tombait

Sur la vague en désordre
Des longues
Inondations de nos sens

Et on faisait l’amour de
Toutes les façons
Sans limites des nuages

Je me rappelle
De chaque fabuleux
Vagin des crépuscules

De la chair de poule
Des étoiles sur
La peau douce du ciel

(Werner Lambersy)

Illustration: Edward Coley Burne-Jones

 

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