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Poésie

Posts Tagged ‘(William carlos Williams)’

Que le serpent attende sous son herbe (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2017



Que le serpent attende sous
son herbe
et que l’écriture
soit de mots, lents et rapides, prompts
dans l’attaque, patients dans l’attente,
vigilants.

– par la métaphore réconcilier
les êtres et les pierres.
Composer. (il n’est d’idées
que dans les choses.) Inventer!
saxifrage est ma fleur qui fend
les rochers.

(William Carlos Williams)

Illustration

 

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ESPECE DE CHANSON (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2017



 

ESPECE DE CHANSON

QUE le serpent attende sous
sa mauvaise herbe
et l’écriture
ait des mots lents et rapides, prompts
à frapper, patients,
éveillés.

— que la métaphore réconcilie
les hommes et les pierres.
Compose. (Aucune idée
sinon dans les choses) Invente !
Saxifrage est ma fleur qui fend
le roc.

***

A SORT OF A SONG

LET the snake wait under
his weed
and the writing
be of words, slow asid quick, sharp
to strike, quiet to wait,
sleepless.

— through metaphor to reconcile
the people and the stones.
Compose. (No ideas
but in things) Invent !
Saxifrage is my flower that splits
the rocks.

(William Carlos Williams)

Illustration

 

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La descente est appel comme la montée fut appel (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2017



La descente est appel
comme la montée fut appel
Avec le soir, l’amour s’éveille
quoique ses ombres
s’animent pour cela
que le soleil brille –
s’assoupissent soudain et se détachent
du désir.
Un amour sans ombre vibre soudain
commence à s’éveiller
comme la nuit
avance.
La descente
faite de désespoirs
et privée de perfection
accomplit un nouvel éveil :
qui est un retournement
du désespoir.

(William Carlos Williams)

Illustration: Stéphane Texereau

 

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Un homme comme une ville et une femme comme une fleur (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 25 juin 2017



 

Un homme comme une ville et une femme comme une fleur
— et qui s’aiment. Deux femmes. Trois femmes.
D’innombrables femmes, chacune comme une fleur.
Mais
seulement un homme — comme une ville.

***

A manlike and a city and a woman like a flower
— who are in love. Two women. Three women.
Innumerable women, each like a flower.
But
only one man — like a city.

(William Carlos Williams)

Illustration: Robert Doisneau

 

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LA BROUETTE ROUGE (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 28 janvier 2017



brouette rouge

LA BROUETTE ROUGE

QUE de choses dépendent
d’

une rouge brou-
ette

vernie par l’eau
de pluie

à côté de blancs
poulets

***

THE RED WHEELBARROW

So much depends
upon

a red wheel
barrow

glazed with rain
water

beside the white
chickens

(William Carlos Williams)

 
et voir ici:
http://www.rogerebert.com/balder-and-dash/so-much-depends-upon-a-red-wheel-barrow

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JANVIER (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 31 décembre 2016



 

Sandra Gunther  06

JANVIER

DE nouveau je réplique aux trois vents
qui jouent de dérisoires quintes chromatiques
de l’autre côté de ma fenêtre :

Jouez plus fort.
Vous ne réussirez pas. Plus vous frappez
pour que je vous suive,
plus je m’accroche à mes phrases.

Et le vent,
comme avant, joue à la perfection
sa moqueuse musique.

***

JANUARY

AGAIN I reply to the triple winds
running chromatic fifths of derision
outside my window :

Play louder.
You will not succeed. I am
bound mo reto my sentences
the mo reyou batter at me
to follow you.

And the wind,
as before, fingers perfectly
its derisive music.

(William Carlos Williams)

Illustration: Sandra Gunther

 

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Veux-tu vivre à jamais ? (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2016



Veux-tu vivre
à jamais ? –
Cela
c’est l’essence
de la poésie.
Mais cela ne prend pas
toujours
la même forme.
La plupart du temps
cela consiste
à écouter
le rossignol
ou les fous.

(William Carlos Williams)

Illustration

 

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Marche doucement sur ma tombe (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2016



Marche doucement sur ma tombe
car je t’ai désirée

(William Carlos Williams)

Illustration

 

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Pour le poète (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 10 juillet 2016




Pour le poète, s’il coule ses passions dans son poème,
il cesse de les reconnaître: les mots les prennent,
s’en pénètrent et les métamorphosent.
L’émotion est devenue chose,
elle a maintenant l’opacité des choses.

(William Carlos Williams)

Illustration: Gao Xingjian

 

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L’asphodèle (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 9 juin 2016




L’asphodèle
n’a pas d’odeur
sauf pour l’imagination
mais elle aussi
célèbre la lumière.

(William Carlos Williams)

 

 

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