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Poésie

Imite donc ma joyeuse sagesse (Johann Wolfgang Von Goethe)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2018



Illustration: Malel
    
Imite donc ma joyeuse sagesse.
Droit dans les yeux regarde le moment.
Cours le trouver et sois-lui bienveillant
dans l’action, l’amour et l’allégresse.
ainsi, candide et maître du possible,
Tu seras tout, tu seras invincible.

***

Drum tu wie ich und schaue, froh verständig,
Dem Augenblick ins Auge ! Kein Verschieben!
Begegn ihm schnell, wohlwollend wie lebendig,
lm Handeln, sei’s zur Freude sei’s dem Lieben.
Nur wo du bist, sei alles, immer kindlich,
So bist du alles, bist unüberwindlich.

(Johann Wolfgang Von Goethe)

 

Recueil: Elégie de Marienbad
Traduction: Jean Tardieu
Editions: Gallimard

3 Réponses vers “Imite donc ma joyeuse sagesse (Johann Wolfgang Von Goethe)”

  1. Flamme de sagesse
    ———-

    Rarement fut ma sagesse exprimée,
    Comme une flamme on la voit se mouvoir ;
    La paix du coeur, le plaisir, le devoir,
    Je les raconte en des phrases rimées.

    La vie n’est pas une serre embaumée,
    Mais ce qu’elle est, qui pourrait le savoir ?
    Pouvoir du rêve ou rêve de pouvoir,
    Par ces deux-là je la sens animée.

    Du temps il faut pour démêler un noeud,
    Du souffle il faut pour attiser le feu ;
    Et respecter l’amour que l’on voit naître.

    Puis, évitons de nourrir le souci,
    Gardons-nous bien des soupçons imprécis ;
    C’est bien complexe, il faut le reconnaître.

    • Sagesse de la cornegidouille
      —————

      Cornegidouille au coeur qui jamais ne dévie,
      Tu ne crains point les trolls ni les démons malins ;
      Or, tout autour de toi, ce monde est en déclin,
      Pourtant nous t’admirons, heureux de ta survie.

      En écoutant ton chant, la licorne est ravie,
      À chanter avec toi son esprit est enclin ;
      Je vois étinceler son regard opalin,
      Par ces magiques airs son âme est assouvie.

      Tu montes chaque soir jusqu’au clair firmament,
      Lorsqu’ils te voient venir, les anges te bénissent ;
      Les habitants du ciel t’offrent un sacrifice.

      Nous aurions pu sur toi composer un roman,
      Mais nous ne savons pas si tu aimes la prose ;
      Accepte donc ces vers, qui sont bien peu de chose.

  2. Sagesse de l’hippotaure
    ———-

    Ce monstre aime les fruits qu’il se met sous la dent,
    Il vit sa vie sans fièvre, et sans faire d’histoires ;
    Des rires de jadis il nourrit sa mémoire,
    Et d’une fleur d’Eden qu’aimait le père Adam.

    D’une noble génisse il fut le seul enfant,
    Il a connu des nuits et des jours sans déboire ;
    Jamais il n’emprunta les sentiers de la gloire,
    Il n’a point accompli d’exploits ébouriffants.

    Son coeur fut diverti de folles amourettes,
    Cela le fit planer au ras des pâquerettes ;
    Mais il n’a pas pensé qu’un tel loisir fût vain.

    N’attendons pas de lui le moindre chant du cygne,
    Il ne demandera qu’un dernier coup de vin,
    Lui qui probablement naquit près d’une vigne.

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