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Poésie

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On ne savait pas d’où venait le silence (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2017



 

On ne savait pas d’où venait le silence
l’odeur des pins pillés
Le vent allait jusqu’à eux s’attardait
là où le rêve commence
sur le sable chaud d’un désir ancien

(Georges Bonnet)

Illustration: John William Godward

 

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Le bonheur (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2017



Andrew Wyeth - Wind from the Sea, 1947

 

Le bonheur peut-être disaient-ils
une maison basse où se reconnaître
un petit jardin
aux fleurs bénévoles
A la fenêtre chaque soir
le même rêve avec ses îles

(Georges Bonnet)

 Illustration: Andrew Wyeth

 

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Très haut dans le ciel (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 19 février 2017



Très haut dans le ciel
des oiseaux et des nuages
La fenêtre se fait rivière

Le front contre la vitre
Le rêve

Un espoir insensé
qui serait une route

(Georges Bonnet)

 

 

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Blues (Denis Hamel)

Posted by arbrealettres sur 17 février 2017



 

Danny Quirk QuirkPainting151 [1280x768]

Blues

La chair et le rêve marchent sur un même chemin
ce sont de vieux amis

en-dessous de la chair il y a le squelette
en-dessous du rêve il y a

une rivière de sang

dehors l’horrible soleil éclate de rire

quelques gouttes de parfum tombent dans la poussière

les femmes nues dans les magazines
appartiennent à une cité idéale

oh, moisissure du moi

je voudrais me coucher et ne plus jamais écrire

je voudrais

ne plus jamais être amoureux

(Denis Hamel)

Découvert chez la boucheaoreilles ici

Illustration: Danny Quirk

 

 

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Les Noyées (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 17 février 2017



Les Noyées

VOICI l’heure de brume où flottent les noyées,
Comme des nénuphars aux pétales flétris.
Leurs robes ont l’ampleur des voiles déployées
Qui ne connaîtront plus la douceur des abris.

D’étranges fleurs de mer étrangement parées,
Elles ont de longs bras de pieuvres, et leur corps
Se meut selon le rythme indolent des marées ;
Les remous de la vague animent leurs yeux morts.

Semblable aux algues d’ambre et d’or, leur chevelure
Fluide se répand en délicats réseaux,
Et leur âme est pareille aux conques où murmure
L’harmonie indécise et mouvante des eaux.

Elles aiment les nuits d’agonie et d’orage
Dont l’haleine engloutit les vaisseaux, et celui
Qui va mourir les voit à l’heure du naufrage,
Quand le dernier rayon de lune s’est enfui.

Elles tendent leurs mains fébriles d’amoureuses,
Elles tendent leurs mains en un geste d’appel,
Et leur lit nuptial aux profondeurs heureuses
S’entr’ouvre, parfumé d’un clair parfum de sel.

Elles aiment les nuits où persistent encore
L’ivresse et la langueur du jour, les nuits d’été
Brûlantes de senteurs, d’astres et de phosphore,
Où le rêve s’enfuit vers l’âpre volupté,

Où Psappha de Lesbos, leur pâle souveraine,
Chante l’Aphrodita qui corrompt les baisers
Et qui mêle au désir la stupeur et la haine,
L’Aphrodita qui vint des flots inapaisés,

L’Aphrodita puissante, aux colères divines,
Dont elle apprit jadis les solennels accents,
L’insatiable amour des lèvres féminines,
Des seins nus et des corps vierges et frémissants…

(Renée Vivien)

Illustration: Hébert Ernest Antoine Auguste

 

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Le fusillé (Jacques Prévert)

Posted by arbrealettres sur 17 février 2017



Le fusillé

Les fleurs les jardins les jets d’eau les sourires
Et la douceur de vivre
Un homme est là par terre et baigne dans son sang
Les souvenirs les fleurs les jets d’eau les jardins
Les rêves enfantins
Un homme est là par terre comme un paquet sanglant
Les fleurs les jets d’eau les jardins les souvenirs
Et la douceur de vivre
Un homme est là par terre comme un enfant dormant.

(Jacques Prévert)

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Périple (Jacques Prévert)

Posted by arbrealettres sur 17 février 2017



Périple

A partir
de l’Avenir
l’oiseau de l’instant même
trace l’itinéraire
du rêve et du plaisir.

(Jacques Prévert)

Illustration: Georges Braque

 

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L’amour à la robote (Jacques Prévert)

Posted by arbrealettres sur 16 février 2017



L’amour à la robote

Un homme écrit à la machine une lettre d’amour et la
machine répond à l’homme et à la main et à la place
de la destinataire
Elle est tellement perfectionnée la machine
la machine à laver les chèques et les lettres d’amour
Et l’homme confortablement installé dans sa machine à
habiter lit à la machine à lire la réponse de la machine
à écrire
Et dans sa machine à rêver avec sa machine à calculer
il achète une machine à faire l’amour
Et dans sa machine à réaliser les rêves il fait l’amour
à la machine à écrire à la machine à faire l’amour
Et la machine le trompe avec un machin
un machin à mourir de rire.

(Jacques Prévert)

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La colline soudain n’était plus un don (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 16 février 2017



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La colline soudain n’était plus un don
Un sentier s’épuisait dans les hautes herbes

Net et précis était le ciel
fermé sur son histoire

Une femme passait
Un rêve fou s’en allait avec elle

Les mots perdaient leur fontaine
Les vents leur destin

Il n’y avait personne pour ouvrir les bras.

(Georges Bonnet)

 Illustration: Helena Sofia Schjerfbeck

 

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N’est-ce pas, mon amour, que la nuit est bien lente (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 15 février 2017



N’est-ce pas, mon amour, que la nuit est bien lente
Quand on est au lit seule et qu’on ne peut dormir ?
On entend palpiter la pendule tremblante,
Et dehors les clochers d’heure en heure gémir.
L’esprit flotte éveillé dans les rêves sans nombre.
On n’a pas, dans cette ombre où manque tout soleil,
Le sommeil pour vous faire oublier la nuit sombre,
Ni l’amour pour vous faire oublier le sommeil.

(Victor Hugo)

Illustration

 

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