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Poésie

Posts Tagged ‘ombre’

Pas à pas (Claude Michel Cluny)

Posted by arbrealettres sur 15 août 2018



 

Ernest Pignon-Ernest mcmn

Pas à pas, parole après
parole, porte après porte
tu n’auras franchi
que ton ombre.

(Claude Michel Cluny)

Illustration: Ernest Pignon-Ernest

 

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L’or luit même dans l’ombre (Claude Michel Cluny)

Posted by arbrealettres sur 15 août 2018



 

Ana Cruz 4h8e

L’or luit même dans l’ombre.
Apprends à voir.

(Claude Michel Cluny)

Illustration: Ana Cruz

 

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Julius Bissier jouait du violoncelle (Emmanuel Moses)

Posted by arbrealettres sur 14 août 2018



Illustration: Salvador Dali
    
Julius Bissier jouait du violoncelle

Dans son journal, le peintre allemand Julius Bissier écrit :
« Comme une araignée nous surprend dans le rêve et le sommeil,
l’angoisse me saisit à la gorge » (13 novembre 1943)
et le 16 janvier 1944 :
« Il faut une force énorme pour attendre la renaissance de la vie. »

Prise à la même époque, une photographie le montre
jouant du violoncelle
attentif semble-t-il autant aux sons tirés de l’instrument
qu’aux résonances intérieures
le visage partagé entre l’ombre et la clarté

chaque jour il lance un appel à l’infiniment lointain
qui lui répond en toute intimité

(Emmanuel Moses)

 

Recueil: Figure rose
Traduction:
Editions: Flammarion

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LE BOUQUET (Henri De Régnier)

Posted by arbrealettres sur 14 août 2018



 

parquets

LE BOUQUET

Sur la rosace éclose au centre du parquet
Pose ton pied léger, écoute et sois furtive;
La solitude parle à celle qui arrive;
N’as-tu pas entendu le marbre qui craquait?

La harpe tremble et vibre à ton pas indiscret,
Le lustre se balance et son cristal s’avive;
De ce qui semble mort crois-tu que rien ne vive?
La glace a son fantôme et tout a son secret.

Le temps passe; tout fuit; les choses sont fidèles,
L’invisible silence évente de ses ailes
La poussière pensive et l’ombre transparente;

Et, sur la table nue où le marbre veiné
A quelque chair ancienne et pâle s’apparente,
Effeuille le bouquet que l’Amour t’a donné.

(Henri De Régnier)

Illustration

 

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NUIT (Marie-Jeanne Durry)

Posted by arbrealettres sur 14 août 2018



NUIT

Seule dans le silence
Mais avec ce coeur sourd où bat le sang du monde
Tu gis les doigts rejoints et les jambes serrées.
Rien ne vit que ce dur battement de tonnerre,
Ce bruit de pas et de canons dans ma poitrine.
Je guette un souffle au loin dans la nuit qui me cerne,
Un souffle de soleil sur les rives d’enfance.
Bouche pleine d’une eau de l’ombre, mes appels
Se taisent engloutis sous l’inerte marée
Où seule je vous noue à moi.

(Marie-Jeanne Durry)

Illustration: Liliana Sanches 

 

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La fillette dans le bois (Eliséo Diego)

Posted by arbrealettres sur 14 août 2018



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La fillette dans le bois

Chaperon de mon âme, il se tient dans le bois
le loup, là ou jamais
tu ne t’en douterais
et il te regarde
depuis sa roche de misère,
sa solitude, sa faim énorme.

Toi, tu lui demandes : pourquoi tu as
ces yeux ronds?
Et lui répond
aveugle, c’est pour mieux
te voir, en pleurant
Et aussitôt

tu reviens à la charge : pourquoi donc ces grandes oreilles ?
Et lui,
pour t’écouter, ô musique
de l’univers, oui seulement
pour t’écouter
Et là-dessus
le reste est l’ombre indéchiffrable

(Eliséo Diego)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

 

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Mais ces oiseaux (Vincent Muselli)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2018



 

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Mais ces oiseaux qui volaient haut dans le soir,
En chantant malgré le vent et malgré l’ombre.
Disaient-ils point, ah, si fiers en ce décombre!
L’inexorable dureté de l’espoir.

La peur entrait dans la bête et dans la plante,
Les angoisses peuplaient l’air alentour, mais
Ces oiseaux, alors, chantèrent à jamais,
Ignorants de la lumière fléchissante.

Déjà le jour noircissait dans les roseaux,
Un deuil froid poignait les choses de la plaine,
Tout mourait, dans quel secret ! et cette peine
Était longue sur l’étang.
Mais ces oiseaux…

(Vincent Muselli)

Illustration: Maureen Ida Farley

 

http://fineartamerica.com/profiles/maureenidafarley.html

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NOCTURNE À LA STATUE (Xavier Villaurrutia)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2018


 


Willy Verginer

 

NOCTURNE À LA STATUE

Rêver, rêver la nuit, la rue, l’escalier
et le cri de la statue qui tourne le coin.
Courir vers la statue et ne trouver que le cri,
vouloir toucher le cri et ne trouver que l’écho,
vouloir saisir l’écho et ne trouver que le mur
et courir vers le mur et toucher un miroir.
Trouver dans le miroir la statue assassinée,
la sortir du sang de son ombre,
la vêtir en un clin d’oeil,
la caresser comme une soeur imprévue
et jouer avec les bâtonnets de ses doigts
et compter dans son oreille cent fois cent cent fois
jusqu’à l’entendre dire : «je suis morte de peur».

(Xavier Villaurrutia)

Illustration: Willy Verginer

 

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Abandon (Bernard Perroy)

Posted by arbrealettres sur 9 août 2018


 


 

 

Abandon,
lente approche du secret.

La lumière
éclaircit notre soif,

dépose sa paix
sur nos plages d’ombre

et dans le cœur
un simple chant suffit

pour que le ciel se rende
à hauteur d’homme.

(Bernard Perroy)

Découvert chez la boucheaoreilles ici

Illustration: Paul Delvaux

 

 

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IL (Norge)

Posted by arbrealettres sur 9 août 2018


IL

N’en dites rien à personne,
Pas l’ombre d’une consonne,
Rien ! Pas un cil qui frissonne :
Il vient de reprendre haleine,
Il va marcher parmi nous,
II ne veut pas qu’on l’apprenne,
Il dit qu’on deviendrait fou,
Il existe ! alleluia,
Mais n’aime pas qu’on le sache;
Il se camoufle, il se cache,
Il veut qu’on vive et qu’on mâche
(Et tout le saint tralala)
Comme s’il n’existait pas.

(Norge)

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