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Poésie

Posts Tagged ‘partout’

Tout est toujours et partout (Michel Serres)

Posted by arbrealettres sur 3 juin 2019




    
Tout est toujours et partout la même chose,
au degré de grandeur et de perfection près.

(Michel Serres)

 

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J’y suis (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2019




Alors seulement,
L’horizon
A disparu.
C’est partout le centre –
Et j’y suis.

(Guillevic)

Illustration

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N’oublions pas (Robert-Lucien Geeraert)

Posted by arbrealettres sur 24 mai 2019



 

N’oublions pas, je vous en prie,
le paraplu du plat pays ;
parapluie ici, paraplu là-bas,
mais c’est partout la même pluie.

(Robert-Lucien Geeraert)

Illustration

 

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LE FEU DE TA MÉLODIE (Rabindranath Tagore)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2019




    
LE FEU DE TA MÉLODIE

Ce feu de mélodie que Tu as allumé dans mon coeur,
Ce feu a tout embrasé, partout.
Les flammes dansent tout en battant la mesure,
De branche en branche, sur des arbres croulants :
Qui appellent-elles dans le ciel
Les mains exaltées ?
Ébahies, les étoiles dévisagent le noir,
Affolé, un vent surgit d’on ne sait où,
Immaculé, au plus profond de la nuit
S’épanouit ce lotus d’or :
Personne ne peut sonder le sortilège de cette flamme.

(Rabindranath Tagore)

 

Recueil: Tantôt dièse tantôt bémol
Traduction: Prithwindra Mukherjee
Editions: La Différence

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Il dessinait partout des fenêtres (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 6 mars 2019



Il dessinait partout des fenêtres
Sur les murs trop hauts,
sur les murs trop bas,
sur les parois obtuses, dans les coins,
dans l’air, et jusque sur les plafonds.

Il dessinait des fenêtres
comme s’il dessinait des oiseaux.
Sur le sol, sur les nuits,
sur les regards tangiblement sourds,
sur les environs de la mort,
sur les tombes, les arbres.

Il dessinait des fenêtres
jusque sur les portes.
Mais jamais il ne dessina une porte.
Il ne voulait ni entrer ni sortir.
Il savait que cela ne se peut.

Il voulait seulement voir: voir.
Il dessinait des fenêtres.
Partout.

(Roberto Juarroz)

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Même en ouvrant bien les yeux (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 5 mars 2019




    
Même en ouvrant bien les yeux,
nous ne voyons le ciel qu’à travers de petits orifice
par où se déverse aussi l’enfer.

Le ciel, par contre, ne se déverse pas.
Il faut attendre le moment juste
et se déverser en lui
quand les petits orifices
ne sont pas obstrués par le flux de l’enfer.

Alors peut se produire l’inespéré,
que le ciel et l’enfer se rejoignent,
s’effacent comme deux saisons provisoires
et que surgisse enfin l’autre en son éclat,
le bouquet fait de toutes les fleurs,
le chemin qui va partout,
l’expression qui sert pour tous les gestes,
le repos qui soutient toutes les quiétudes,
la création sans la limite d’aucun créateur.

(Roberto Juarroz)

 

Recueil: Nouvelle Poésie Verticale
Traduction: Roger Munier
Editions: Lettres Vives

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Où se trouve ce que vous appelez le Tao ? (Chang-Tzu)

Posted by arbrealettres sur 1 mars 2019



    

Tung-Kwo-Tze demanda à Kwang-Tze :
— Où se trouve ce que vous appelez le Tao ?
Kwang-Tze répondit :
— Partout.
L’autre dit :
— Donnez-moi un exemple. Cela vaudra mieux.
— Cette fourmi.
— Donnez un exemple pris plus bas.
— Ce brin d’herbe.
— Et plus bas encore?
— Ce tesson d’argile.
— Sûrement, vous ne pouvez rien trouver de plus bas.
— Cette merde.
Sur quoi, Tung-Kwo-Tze se tut.

(Chang-Tzu)

 

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Certaine flamme sous le silence du vivant (Annie Salager)

Posted by arbrealettres sur 18 février 2019




    
Certaine flamme sous le silence du vivant est-elle amour
est-elle une inconnue réplique de l’énergie noire
à des millions d’années-lumière de toi mêlée
de galaxies, de tourbillons de feu
dans le bouillonnement de
leurs cratères et leurs
amas de glace, leurs
pluies de métaux
en fusion,
nulle
part
et
partout,
des univers comme
la même flamme en toi
d’étoiles surgies d’ombres
autour d’infinités neuronales,
écoutes-tu l’amour qui te crée au
silence du vivant, en son hasard au cycle
du vivant, écoutes-tu le rien d’amour que tu
inventes, ta création du rien en peuple d’astres que
tu es, écoute et danse pour un instant de vie son feu de ciel

(Annie Salager)

 

Recueil: La Mémoire et l’Archet
Traduction:
Editions: La rumeur libre

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HONTE (Annie Salager)

Posted by arbrealettres sur 18 février 2019



lllustration: Céline Roussin
    
HONTE

Ils sont partout sur terre
tu les sens dans tes veines
douleur, malheur, présents en toi,
honte de ne pouvoir même les mesurer
savoir passionné où tu t’étouffes jour à jour
en adjurant une improbable évolution
de s’en charger et, tout en feignant de croire
que ta peau pénétrée du rien suffit
à l’harmonie du vivre,
tu regardes à l’horizon les nuages
pâlis se faire peu à peu
larme de jour et fleuve de lumière
puis malgré l’ombre amère au coeur
tu te remets à boire silencieux le goût de vivre

(Annie Salager)

 

Recueil: La Mémoire et l’Archet
Traduction:
Editions: La rumeur libre

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DANS LE CŒUR (Anna Keiko)

Posted by arbrealettres sur 15 février 2019




    
DANS LE CŒUR

Je ne peux pas te voir
Pourtant tu as de l’influence partout
A l’aube, à la tombée du jour et la nuit
Tu es la lumière
Que mes yeux refusent de ne pas voir
Tu es partout
Que je puisse te voir, ou non
Tu es le poème non publié
Que j’ai écrit dans mon cœur.

***

在我心中

你从未出现
却无处不在影响我
黎明 黄昏 黑夜
像光
眼睛无法拒绝
她一直在
能见与不能见每一个角落
像一首未公开的诗
在心中
已经历所有…

(安娜惠子)

***

IN THE HEART

I can’t see you
But you affect me everywhere
At dawn, at twilight and at night
You are the light
My eyes can’t refuse to see
You are everywhere
Whether I can see you or not
You are the unpublished poem
I wrote In my heart.

(Anna Keiko)

 

Recueil:
Traduction: Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache
Editions:

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