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AUTOUR DE KEROUZAC’H (Paol Keineg)

Posted by arbrealettres sur 24 mai 2017



Charles Augustin Lhermitte  jeune fille bretonne

AUTOUR DE KEROUZAC’H

Je viens de plus loin que le paysage.
Les prophètes massacrés ont disposé de hauteur en hauteur les tas de pierre du désastre.
Par le chemin de roses rouges une jeune fille découvre ses limites et ne croit pas à la mort.
Je l’ai perdue des yeux après le champ de maïs. Est-elle morte ?

Parce que le vent est le seul assaut dans ce pays de patience, je n’imagine pas de frontière au besoin de vivre.
Ma souffrance, je la réduis en poudre : je me fie à mon instinct.

(Paol Keineg)

Illustration: Charles Augustin Lhermitte

 

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Odeur des tilleuls (Marie-Claire Bancquart)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2017



    

Odeur des tilleuls
leur pollen en pluie.

J’habite le visible

de cela, je ne serai pas désertée

sous les arbres
pierres et scarabées
suffisent
à ma géographie

verte ma verticale
tout l’obscur sous mes pieds:
oecuménique paysage.

Où sur terre, il n’importe
c’est ici, dans la minute
en origine et fin.

(Marie-Claire Bancquart)

 

Recueil: Terre Energumène
Editions: Le Castor Astral

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La chair, pleine d’avancées maritimes (Marie-Claire Bancquart)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2017



Illustration: Edward Hopper
    
La chair, pleine
D’avancées maritimes et de sursauts
elle regarde, la chair, dans la nuit aveugle
elle crie dans le silence des langues mortes
elle mangerait les pierres, étranglerait le baobab

mais ici
maintenant
chaude,
vent debout,
elle atteint, pénètre

de nouveau
elle s’accorde
avec tout.

(Marie-Claire Bancquart)

 

Recueil: Terre Energumène
Editions: Le Castor Astral

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Dans chaque demeure (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2017



 

    
Dans chaque demeure brûlent des lampes;
Aveugle que tu es, tu ne les vois pas.

Un jour, tes yeux s’ouvriront soudain et tu verras;
et les chaînes de la mort tomberont d’elles-mêmes.

Il n’y a rien à dire et rien à entendre; il n’y a rien à faire :
c’est celui qui vit, bien que mort, qui ne mourra plus jamais.

Parce qu’il vit dans la solitude,
l’ascète déclare que Sa maison est lointaine.

Ton Seigneur est près de toi
et cependant tu montes en haut du palmier pour Le chercher.

Le prêtre Brahmane va de maison en maison
et initie le peuple à la foi musulmane;

Hélas ! la vraie fontaine de vie est à tes côtés
et tu adores la pierre que tu as dressée.

Kabîr dit : « Je ne puis dire combien mon Seigneur est adorable.
— L’ascétisme, le chapelet qu’on égrène, les vertus et les vices,
rien de tout cela n’existe pour Lui. »

(Kabîr)

 

 

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Approche (Max Alhau)

Posted by arbrealettres sur 19 mai 2017



Illustration: ArbreaPhotos
    

Approche

Celui qui glisse vers l’autre rive
se surprend à exister,
léger de corps et de bagages.
Les pierres se font sources
et plus clémente est la neige
qui tranche net avec le ciel.
Ce que l’on peut alors soupçonner
rend crédible le moindre doute.

De ce point reculé du pays,
le regard trouble la lumière.

(Max Alhau)

 

Recueil: Présence de la Poésie
Editions: Editions des Vanneaux

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Que tu espères ou attendes (Max Alhau)

Posted by arbrealettres sur 19 mai 2017



    
Que tu espères ou attendes,
le temps n’en saura rien.
Les pierres qui s’éboulent,
les branches qui foudroient
les racines des arbres
ne résistent pas plus aux vents
que toi, passant si léger,
dont le destin se fond
avec la brume toujours aux aguets.

(Max Alhau)

 

Recueil: Présence de la Poésie
Editions: Editions des Vanneaux

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Faire halte en ce théâtre (Jacques Lacarrière)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2017



    
Faire halte en ce théâtre pour écouter
le concert des mythes et des cigales.

Faire halte sur ces pierres
pour y éprouver la brûlure des légendes.

(Jacques Lacarrière)

 

Recueil: Trois ménologues
Editions: Cheyne

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Un fronton déchu (Jacques Lacarrière)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2017



    

Un fronton déchu de son ciel.
Un portique ouvert sur l’absence.
Là-bas, le tronc écorché d’un linteau.

De quels mots consoler
ces pierres orphelines?

(Jacques Lacarrière)

 

Recueil: Trois ménologues
Editions: Cheyne

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Des pierres lancées (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2017



Illustration: Pablo Picasso 
    
Des pierres lancées
contre moi
j’ai construit
les murs de ma maison

(Anise Koltz)

Découvert ici: https://eleonoreb.wordpress.com/

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Les pirates du soleil dansent sur la grève (Rabah Belamri)

Posted by arbrealettres sur 14 mai 2017



encore la nuit
le silence nous serre les lèvres
la pierre de la peur est déjà dans le ventre

quelle main mettra en place le jour
quel pied donnera le gué

les chiens se taisent
l’attente franchit le rempart

jubilation
de l’autre côté la terre dresse ses mâts
les pirates du soleil dansent sur la grève

(Rabah Belamri)

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