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Poésie

Posts Tagged ‘(Gherasim Luca)’

Je t’ai je terri terrible passio je (Ghérasim Luca)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2021



Illustration
    
je t’ai je terri terrible passio je
je je t’aime
je t’aime je t’ai je
t’aime aime aime je t’aime
passionné é aime je
t’aime passionném
je t’aime
passionnément aimante je
t’aime je t’aime passionnément
je t’ai je t’aime passionné né
je t’aime passionné
je t’aime passionnément je t’aime
je t’aime passio passionnément

(Ghérasim Luca)

 

Recueil: Ne pas détacher le vide du sol
Traduction:
Editions: Gallimard

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Chacun doit trouver lui-même (Ghérasim Luca)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2021



Illustration
    
chacun doit trouver lui-même
la formule exacte de sa dissolution.

(Ghérasim Luca)

 

Recueil: Ne pas détacher le vide du sol
Traduction:
Editions: Gallimard

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gREVE GENERAIe (Ghérasim Luca)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2021




    
— gREVE GENERAIe
sans fin
ni commencement.

(Ghérasim Luca)

 

Recueil: Ne pas détacher le vide du sol
Traduction:
Editions: Gallimard

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Mon amour c’est ma bien-aimée adorée (Ghérasim Luca)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2021



Illustration: Carole Cousseau

    

Mon amour c’est ma bien-aimée adorée
et ma bien-aimée est à adorer dans ma bien-aimée
et j’adore l’adorée, l’ardente, la toujours-adorée, la partout-odorante,
je l’adore, j’adore son odeur,
ce tout et ce non-tout éventés par ma bien-aimée partout et cette aimantation adorée
qui est son non-ventre adoré, adorant et amoureusement fabriqué en or fabriqué dans l’âge d’or fabriqué de mon Amour,
comme un grand vide troué dans un grand trou à vider jusqu’à la fin des âges.

(Ghérasim Luca)

 

Recueil: Ne pas détacher le vide du sol
Traduction:
Editions: Gallimard

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Ouvrir le rire (Ghérasim Luca)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2021



Illustration: Jeff Scher
    
Ouvrir le rire, l’appel d’air du rire
à mourir de fou rire

(Ghérasim Luca)

 

Recueil: Ne pas détacher le vide du sol
Traduction:
Editions: Gallimard

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Qu’on brise la forme où le langage s’est englué Ghérasim Luca)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2021




Ghérasim Luca    
    

Qu’on brise la forme où le langage s’est englué
et de nouvelles relations apparaissent :
la sonorité s’exalte, des secrets endormis
surgissent, celui qui écoute est introduit dans un monde de vibrations
qui suppose une participation physique, simultanée…

(Ghérasim Luca)

 

Recueil: Ne pas détacher le vide du sol
Traduction:
Editions: Gallimard

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Libérez le souffle (Ghérasim Luca)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2020



Illustration: Josephine Wall 
    
Libérez le souffle,
et chaque mot devient
un signal !

(Ghérasim Luca)

 

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La vraie liberté (Ghérasim Luca)

Posted by arbrealettres sur 18 novembre 2018



Illustration
    
La vraie liberté sera transmutation
sinon rien qu’agitation de cage en cage.

(Ghérasim Luca)

 

Recueil: Les poètes du Grand Jeu
Traduction:
Editions: Gallimard

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L’écho du corps (Gherasim Luca)

Posted by arbrealettres sur 27 avril 2018



Dorina Costras r

 

L’écho du corps

prête-moi ta cervelle
cède-moi ton cerveau
ta cédille ta certitude
cette cerise

cède-moi cette cerise
ou à peu près une autre
cerne-moi de tes cernes

précipite-toi
dans le centre de mon être
sois le cercle de ce cercle
le triangle de ce cercle

la quadrature de mes ongles
sois ceci ou cela ou à peu près
un autre
mais sois-moi précède-moi

séduction

entre la nuit de ton nu et le jour de tes joues
entre la vie de ton visage et la pie de tes pieds
entre le temps de tempes et l’espace de ton esprit
entre la fronde de ton front et les pierres de tes paupières

entre le bas de tes bras et le haut de tes os
entre le do de ton dos et le la de ta langue
entre les raies de ta rétine et le riz de ton iris
entre le thé de ta tête et les verres de tes vertèbres

entre le vent de ton ventre et les nuages de ton nu
entre le nu de ta nuque et la vue de ta vulve
entre la scie de tes cils et le bois de tes doigts
entre le bout de tes doigts et les bout de ta bouche

entre le pois de tes poils et la poix de ta poitrine
entre le point de tes poings et la ligne de tes ligaments
entre les pôles de tes épaules et le sud-est de ta sueur
entre le cou de tes coudes et le coucou de ton cou

entre le nez de tes nerfs et les fées de tes fesses
entre l’air de ta chair et les lames de ton âme
entre l’eau de ta peau et le seau de tes os
entre la terre de tes artères et le feu de ton souffle

entre le seing de tes seins et le seins de tes mains
entre les villes de ta cheville et la nacelle de tes aisselles
entre la source de tes sourcils et le but de ton buste
entre le musc de tes muscles et le nard de tes narines

entre la muse de tes muscles et la méduse de ton médius
entre le manteau de ton menton et le tulle de ta rotule
entre le tain de ton talon et le ton de ton menton
entre l’œil de ta taille et les dents de ton sang

entre le pulpe de ta pupille et la serre de tes cernes
entre l’oreiller de tes oreilles et la taie de ta tête
entre le lévrier de tes lèvres et le poids de tes poignets
entre les frontières et le visa de ton visage

entre le pouls de tes poumons et le pouls de ton pouce
entre le lait de tes mollets et le pot de ta paume
entre les pommes de tes pommettes et le plat de tes omoplates
entre les plantes de tes plantes et le palais de ton palais

entre les roues de tes joues et les lombes de tes jambes
entre le moi de ta voix et la soie de tes doigts
entre le han de tes hanches et les halo de ton haleine
entre la haine de ton aine et les aines de tes veines

entre les cuisses de tes caresses et l’odeur de ton cœur
entre le génie de tes genoux et le nom du nombre
du nombril de ton ombre

(Gherasim Luca)

Illustration: Dorina Costras

 

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Comme le funambule (Ghérasim Luca)

Posted by arbrealettres sur 13 octobre 2016



funambulejpg

Comme le funambule
pendu à son ombrelle

je m’accroche
à mon propre déséquilibre.

(Ghérasim Luca)

Découvert ici: https://litteratureportesouvertes.wordpress.com/

 

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