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Poésie

Posts Tagged ‘temps’

Retouche aux vacances (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 24 février 2017



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retouche aux vacances

quelques heures en îles sur le temps

(Daniel Boulanger)

Illustration

 

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Sur un dossier de chaise (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 23 février 2017



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Sur un dossier de chaise une robe
encore respirante

L’extase d’un miroir
le silence
à sa place dans le temps

Le rouge d’une écharpe
jamais ne se repose

(Georges Bonnet)

 Illustration

 

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Ils écrivaient ce qui leur venait (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2017



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Ils écrivaient
ce qui leur venait sous la plume

les lointains ne vivent que par signes
les pierres distillent le temps

Le désir a des vertiges d’étoiles
la mémoire ses troupeaux perdus

(Georges Bonnet)

 

 

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Le jour se déployait (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2017



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Le jour se déployait sur la nudité des prés
le sommeil des chemins creux
les ombres surprises
mais nul ne comprenait
l’allégresse avide des choses
le bonheur sans rides des clairières
au profond du temps
Ils étaient là seulement

(Georges Bonnet)

Illustration

 

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Les quolibets étaient cactus (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2017



 

Les quolibets étaient cactus
les injures jetaient des pierres
mais ils s’émouvaient du bleu des mers
asservi en mappemondes
ou du ciel abattu par l’étang

Les soirs de pleine lune des appels
indéfinissables pouvaient leur parvenir
d’avant le temps
quand rien n’avait de nom

(Georges Bonnet)

 

 

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Les lointains en partance (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 20 février 2017



 

Les lointains en partance
Les aboiements des chiens

Le temps immense
sous les laitances de la lune

A perte de vue
le paysage seul

(Georges Bonnet)

Illustration: Mélusine Thiry

 

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Juste avant la nuit (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 18 février 2017



 

Juste avant la nuit
les chemins sont en fuite

L’ortie près du fossé
et tout ce qui n’a pas
besoin du temps
ne sait rien du monde

(Georges Bonnet)

Illustration

 

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Double-de-silence (Michel Camus)

Posted by arbrealettres sur 17 février 2017



Double-de-silence

Les hommes ont-ils le temps d’une vie
le temps de pressentir leur
Double-de-silence

Ont-ils le temps d’une vie le temps
de traverser leur désert intérieur
où il n’est d’oasis, d’eau vive ni de fraîcheur

Ont-ils le temps d’une vie
le temps de s’arracher du fond de leurs enfers
pour se hisser à la rencontre de leur inévitable corps-de-silence

La vie amoureuse de la Mort nous
emmène chaque matin par la main

(Michel Camus)

Illustration: Odilon Redon

 

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Toute réflexion faite (Jacques Prévert)

Posted by arbrealettres sur 16 février 2017



Toute réflexion faite
par ces temps de malheur
le miroir s’est brisé.

(Jacques Prévert)

 

 

 

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La plus haute pensée humaine (Jean-Paul Richter)

Posted by arbrealettres sur 15 février 2017




La plus haute pensée humaine

Nous sommes à genoux ici, sur cette petite terre, devant l’Immensité,
devant le monde incommensurable qui est au- dessus de nous,
devant le cercle lumineux de l’Espace.

Élève ton esprit, et pense ce que je vois.

Tu entends le vent d’orage qui chasse les nuages autour de la terre

Mais tu n’entends pas le vent d’orage qui chasse les terres autour du soleil,
ni le plus grand qui souffle derrière les soleils, et les mène autour
d’un Tout caché qui gît dans l’abîme avec des flammes solaires.

Quitte la terre, monte dans l’éther vide: plane alors, et vois la terre
devenir une montagne flottante, et joue autour du soleil avec
six autres poussières de soleil;

Des montagnes voyageuses, que suivent des collines, passent devant toi,
et montent et descendent devant la lumière solaire.

Puis regarde, tout autour de toi, la voûte sphérique, parcourue d’éclairs,
lointaine, faite de soleils cristallisés, à travers les fentes de laquelle la nuit infinie regarde,
et dans la nuit est suspendue la voûte étincelante.

Tu peux voler durant des siècles sans atteindre le dernier soleil
et parvenir, au- delà, à la grande nuit.

Tu fermes les yeux, et te lances en pensée par- delà l’abîme
et par delà tout ce qui est visible

Et, lorsque tu les rouvres, de nouveaux torrents, dont les vagues lumineuses sont des soleils,
dont les gouttes sombres sont des terres, t’environnent, montent et descendent,
et de nouvelles séries de soleils sont face à face, à l’orient et à l’occident,
et la roue de feu d’une nouvelle Voie Lactée tourne dans le fleuve du Temps.

(Jean-Paul Richter)

 

 

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