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Poésie

Posts Tagged ‘rentrer’

SUR L’AIR DE COMME EN SONGE (Li Qing Zhào)

Posted by arbrealettres sur 21 janvier 2023



Illustration: Dai Dunbang
    
SUR L’AIR DE COMME EN SONGE

Souvent je me rappelle la gloriette du ruisseau à la tombée du jour,
Alors que plongée dans l’ivresse j’avais perdu le chemin pour rentrer.
L’euphorie passée, au soir revenant en barque,
Égarée, je m’enfonçai dans les lotus en fleurs.
Frayer la brèche, frayer la brèche,
D’effroi je fis s’envoler toute une grève de goélands et d’aigrettes !

***

(Li Qing Zhào) (1084 — après 1149)

Recueil: Quand mon âme vagabonde en ces anciens royaumes Poèmes Song illustrés par Dai Dunbang
Traduction: du Chinois par Bertrand Goujard
Editions: De la Cerise

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On a festoyé et bu jusque tard dans la nuit (Richard Brautigan)

Posted by arbrealettres sur 1 janvier 2023




    

On a festoyé et bu jusque tard dans la nuit

on a festoyé et bu jusque tard dans la nuit
mais on a fini par rentrer seul à la maison pour
se consoler, il semble que tant de choses
tournent autour de ça, comme les branches
d’un arbre dès que le vent
cesse de souffler.

***

Feasting and Drinking Went on Far into the Night

Feasting and drinking went on far into the night but in
the end we went home alone to console ourselves which
seems to be what so many things are all about like the
branches of a tree just after the wind
stops blowing.

(Richard Brautigan)

 

Recueil: C’est tout ce que j’ai à déclarer Oeuvres poétiques complètes
Traduction: Thierry Beauchamp, Frédéric Lasaygues et Nicolas Richard
Editions: Le Castor Astral

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Dans le moulin de ma solitude (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 30 novembre 2022



Dans le moulin de ma solitude, vous entriez comme l’aurore,
vous avanciez comme le feu.
Vous alliez dans mon âme comme un fleuve en crue.
Et vos rives inondaient toutes mes terres.
Quand je rentrais en moi, je n’y retrouverais rien :
là où tout était sombre, un grand soleil tournait.
Là où tout était mort, une petite source dansait.
Une femme si menue qui prenait tant de place : je n’en revenais pas.
Il n’y a pas de connaissance en-dehors de l’Amour.
Il n’y a dans l’amour que de l’inconnaissable.

(Christian Bobin)

Illustration

 

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Quand j’étais invité quelque part (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 30 novembre 2022




    
Quand j’étais invité quelque part,
je ne rentrais pas dans une maison:
je rentrais dans les yeux des gens.
Je ne voyais pas le reste.

Maintenant nous sommes dans l’ère des yeux vides.
Tout me blesse en dehors de ce temps que j’ouvre,
pour que tu y passes.

(Christian Bobin)

 

 

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Avec le linge séché (Pierre Reboul)

Posted by arbrealettres sur 4 novembre 2022




    
avec le linge séché
oh! rentrer
l’odeur des fleurs

(Pierre Reboul)

Recueil: Un désir de haïku
Traduction:
Editions: Le Prunier Sully

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Le mauve léger (Michel Onfray)

Posted by arbrealettres sur 22 octobre 2022




    
Le mauve léger
Des grappes de glycine
Rentre sous ma peau

(Michel Onfray)

Recueil: Le désir en nous comme un défi au monde 84 Poètes d’aujourd’hui
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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POESIE DE L’IMPOSTURE (Georges Henein)

Posted by arbrealettres sur 28 juillet 2022



Brendan Monroe  _Holes1_1

POESIE DE L’IMPOSTURE

« Gardez la monnaie »
dit l’un qui sondait les murs
à l’autre qui prétendait se mettre en marche
et tous deux semblaient soucieux

« Gardez la monnaie »
dit la poussière à l’or
et tout le monde dans la rue se retourna
comme s’il était arrivé quelque chose d’irrémédiable

« Gardez la monnaie »
dit la patrouille en rentrant
car il était tard
il y avait eu beaucoup de morts
et c’était le mot de passe

il faudrait mutiler les corolles qui s’ouvrent
fixer à pleine face
le bégaiement de la misère interrompue
il faudrait…

et cela me rappelle un nom d’emprunt
valable pour toute une vie
et ce brouillard tiré par un bateau d’esclaves

et le sentiment que seule la chute est possible
et qu’en elle
pour la première fois
les amants s’observent sans frémir.

(Georges Henein)

Illustration: Brendan Monroe

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Chanson, pour l’enfant qui part (Meng Jiao)

Posted by arbrealettres sur 13 juillet 2022



Illustration: He Zhihong
    
Chanson, pour l’enfant qui part

Tendrement, la mère tricote
Une toge pour son fils qui s’en va.
Le départ approche, elle coud à points serrés,
Craignant que son enfant ne tarde à rentrer.
Qui oserait affirmer qu’un brin d’herbe
Puisse récompenser le soleil de la chaleur du printemps ?

(Meng Jiao)

***

Recueil: Poèmes de Chine de l’époque dynastique des Tang
Traduction: Guillaume Olive & He Zhihong
Editions: Seuil

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Sur l’air Yugezi (Zhange Zhibe)

Posted by arbrealettres sur 13 juillet 2022



Illustration: He Zhihong
    
Sur l’air Yugezi

Un vol d’aigrettes passe devant le mont Xisai.

Les fleurs de pêcher s’épanouissent, et dans l’eau,
les dragonnets sont resplendissants.

Avec son chapeau bleu de bambou tressé,
et son manteau vert en écorce de palmier,

le pêcheur heureux dans le vent et la pluie,
en oublie de rentrer.

(Zhange Zhibe)

Recueil: Poèmes de Chine de l’époque dynastique des Tang
Traduction: Guillaume Olive & He Zhihong
Editions: Seuil

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À l’ancienne (Claude Haller)

Posted by arbrealettres sur 17 juin 2022



Illustration: Dianne Dengel 
    
À l’ancienne

Une petite vieille
Sur son bâton noueux
Clopinait merveille
Près de son petit vieux

Ils allaient se faire
Au coin de l’avenue
Un petit bol d’air
Qu’était le bienvenu

Puis rentraient chez eux
Le coeur plein de soleil
Un fil d’or en leurs doux yeux
Allumait rose vermeil

Et le soir en s’endormant
Ces deux chers petits vieux
Pour un rien s’alarmant
Avaient l’air presque heureux
Tout étonnés ma foi
D’être encore deux

(Claude Haller)

Recueil: Poèmes du petit matin
Traduction:
Editions: Hachette

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