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Poésie

Posts Tagged ‘soif’

Chante (René Char)

Posted by arbrealettres sur 13 juin 2019



 

Akzhana Abdalieva -   -  (12) [1280x768]

Chante ta soif irisée.

(René Char)

Illustration: Akzhana Abdalieva

 

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Moi (Bernard Noël)

Posted by arbrealettres sur 21 mai 2019



moi
qui chaque jour creuse sous ma peau
je n’ai soif
ni de vérité ni de bonheur ni de nom
mais de la source de cette soif

(Bernard Noël)

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Il savait des choses (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2019



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Il savait des choses dont la nuit seule apprivoise le langage
et il les semait dans sa nation attentive silencieuse
hâve occulte qui était son raisin et sa farine
Et ces choses étaient l’orange juteuse pour l’heure
jachère pour la clameur de la gorge taciturne
et pour la soif de sa nation qui le voulait homme roi
Le laurier de longue verdeur ne frémissait pas de sa connaissance
et de sa requête debout et de son geste multitude et immobilité
Quand la mémoire l’avait rejeté ce qu’il savait demeurait
Et il le savait dans sa peau et devant sa peau
Il le savait à mesure de l’ignorance
Et cela prenait coeur dans son silence
comme une goutte ailée de miel
pour se poser sur la bouche épouse

(Guy Lévis Mano)

Illustration: Dennis Wojtkiewicz

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Chanson de l’attente (Bernard Lorraine)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2019



Chanson de l’attente

Chaque arbre attend un oiseau
Chaque fontaine une soif
Chaque bouche espère une eau
L’angoisse appelle une angoisse.

Chaque cave attend son vin
Chaque aurore son soleil
Chaque main cherche une main
Chaque parole une oreille.

Moi qui attendais si peu
Moi qui n’espérais plus rien
Tu m’as donné mes seuls biens:
Ta faim ta soif et ton feu.

(Bernard Lorraine)


Illustration: Tamara Lunginovic

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Absence (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2019



Absence

Je te laisse : aussitôt
tu circules en moi, cristalline
ou tremblante
ou inquiète, blessée par moi
ou tout d’amour comblée, comme en cet instant
où tes yeux
se ferment sur le présent de la vie
que je ne cesse de t’offrir.

Mon amour,
quand nous nous sommes rencontrés
nous avions soif et nous avons
bu toute l’eau et tout le sang,
quand nous nous sommes rencontrés
nous avions faim
alors nous nous sommes mordus
comme le feu,
il nous en resta des blessures.

Mais attends-moi,
garde-moi ta douceur.
Et je t’offrirai aussi
une rose.

(Pablo Neruda)


Illustration: Salvador Dali

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Vivre (Nikos Karoùzos)

Posted by arbrealettres sur 19 avril 2019



Illustration
    
Vivre c’est vagabonder parmi les désirs sans nombre
vagabonder sur les corps des femmes infinies
vagabonder dans nos paroles
vagabonder dans la faim et la soif indésirable

(Nikos Karoùzos)

 

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Retour à Nouakchott (Tahar Bekri)

Posted by arbrealettres sur 13 avril 2019



20 April 2004

20 April 2004

 

Retour à Nouakchott

Je te retrouve dans le souffle du vent
Exsangue brûlé par le sable sans relâche
Tant de dunes impatientes le long de ma route
Surgissent des limbes de l’inconsolé mirage

Les caravanes portées par la distance d’antan
Immobiles et langoureuses l’ombre aussi rare
Que l’acacia sec et endurci sous le soleil de plomb
Mon chant comme prière implorant le firmament

J’ai de toi désert la soif affranchie des frontières
Le rêve qui s’enlise ensablé habillé de lumière
Tout l’océan aimant chargé de lourdes pirogues
Butin d’arc-en-ciel pour des frères noirs et blancs

Où as-tu égaré fleuve ton limon pour nourrir la terre ?

(Tahar Bekri)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

 

 

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TE SOUVIENS-TU DU JOUR (George Bacovia)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2019



TE SOUVIENS-TU DU JOUR

Te souviens-tu du jour où je te disais que tu es belle,
Du jour où, les yeux scintillants, les lèvres couleur de sang,
Tu t’arrêtais tremblante d’émoi, sous l’automnale ombrelle
Des arbres, en rêvant à l’amour entrevu si souvent ?…

Tu attendais qu’enfin je sois le poète audacieux
Qui te fasse entendre l’écho glacé d’étreintes brûlantes ;
Tu te portais sans cesse vers quelque ombre obscure, obsédante
Comme une pâle vision, se détachant d’autres cieux.
Tu m’as dit — oh combien simplement ! — que tu as soif d’amour,

Et n’écoutant en la forêt déserte que son murmure,
De la main tu comprimais ton coeur, souriais alentour,
Ne pouvant plus — loin l’un de l’autre — endurer cette torture.

— Ha, ha, ha ! riait l’écho et je riais de ton plaisir,
Tu m’as dit l’ancienne haine entre l’homme et la femme lasse.
Je t’ai laissée alors, là-bas, m’égrener tes souvenirs
Douloureux, mystérieux, comme à un inconnu qui passe.
Te souviens-tu du jour où je te disais que tu es belle,
Du jour où, peut-être, je t’ai embrassée en la forêt,
Écoutant l’écho glacé de cet automne froid, rebelle,
Qui donnait à notre rencontre un goût d’adieu, de regret ?

(George Bacovia)

Illustration: Irina Kotova

 

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Je meurs de soif (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2019


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Je meurs de soif
Seule parviendrait à me désaltérer
une eau que je ne peux atteindre

(Adonis)

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Si dans quelque vallée allant au soir (Jacques Chessex)

Posted by arbrealettres sur 26 mars 2019



Illustration: Janie Richard
    
Si dans quelque vallée allant au soir enfin
Madame je découvre une source secrète
Ne vous étonnez de la soif du pèlerin
Qui plonge sa figure à la soyeuse fête

Quand dans cette vallée au dam des séraphins
Et des oiseaux musiciens du crépuscule
Un pèlerin s’abreuve au cours d’un ruisseau fin
Sous le buisson bouclé où la nuit ne recule

Alors ne vous fâchez
Madame à ce beau zèle
Si ce voyageur assoiffé de votre eau claire
S’enivre à sa fraîcheur ardente entre vos ailes

Mais la paix lui donnez, le songe avec l’appât
Pour que la nuit vous noue en une heureuse paire
La mort vous jalousant et ne se montrant pas

(Jacques Chessex)

 

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