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Poésie

Posts Tagged ‘marcher’

Sous la lune claire (Chôsetsu)

Posted by arbrealettres sur 11 septembre 2020



Illustration: Hiroaki Shotei  
    
Sous la lune claire
toujours je voudrais marcher
en cette forêt

(Chôsetsu)

 

Recueil: Friches
Traduction: René Sieffert
Editions: Verdier poche

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Marcher sans rien atteindre (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2020



Illustration: Alberto Giacometti
    
Marcher
sans rien atteindre
jusqu’à devenir chemin

(Anise Koltz)

 

Recueil: Somnambule du jour
Traduction:
Editions: Gallimard

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Tout le sel de la mer n’a pas suffi (Jeanne Benameur)

Posted by arbrealettres sur 28 août 2020




    
Tout le sel de la mer n’a pas suffi à nos poitrines
Le bleu du ciel est entré
et souffle entre nos côtes

Quand nous ne marcherons plus
nous volerons

(Jeanne Benameur)

 

Recueil: Notre nom est une île
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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Taureau et femme (Luis Mizón)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2020



Taureau et femme
pluie et feu
statue de sel
colosse de fumée
enfant bâtard dans son puits de lumière
zodiaque murmurant
qui marche dans le ciel
le pinceau ne les peint pas
il les console.

(Luis Mizón)


Illustration: Maurice Mazo

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LES GITANS (Philippe Jaccottet)

Posted by arbrealettres sur 7 août 2020



 

LES GITANS

Il y a un feu sous les arbres :
on l’entend qui parle bas
à la nation endormie
près des portes de la ville.

Si nous marchons en silence,
âmes de peu de durée
entre les sombres demeures,
c’est de crainte que tu meures,
murmure perpétuel
de la lumière cachée.

(Philippe Jaccottet)

 

 

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LE JARDIN (Yvon Le Men)

Posted by arbrealettres sur 7 août 2020



LE JARDIN

On la tient
par les épaules
et par les yeux

elle marche
sur la terre
une dernière fois.

Elle passe par ici
ou là

où elle a planté
il y a longtemps
des fleurs
ici et là.
On la tient
par ses épaules
elle se tient par les couleurs

des hortensias

et des roses qui sont rouges
une dernière fois.

On compte sur leurs pétales

pour la ravir
et la ravir de son fauteuil
et de son lit.

On s’arrête
devant chaque nom
qu’elle jette par-dessus le bord

de ses lèvres
une dernière fois.

Elle parle comme un enfant
quand il fait bleu
ou rose

sur ses lèvres
une première fois.

(Yvon Le Men)

Illustration

 

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Montre-moi ce que j’ai longtemps désiré (Seamus Heaney)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2020



Je marchais avec toi et une autre femme
Dans le bois d’un parc, l’herbe murmurante
Mêlait ses doigts à notre silence complice
Et les arbres s’ouvrirent soudain sur une clairière
Où nous assîmes à l’ombre.
La candeur de la lumière, je pense, nous a troublés.
Nous avons parlé du désir et de la jalousie,
Notre conversation, une large robe unique
Ou une nappe blanche étalée pour le repas
Comme un traité de moeurs dans la nature sauvage.
« Montre-moi », ai-je dit à notre compagne, « ce
Ce que j’ai longtemps désiré, l’étoile mauve de ton sein. »
Et elle consentit. Ô ni ma prudence, ni même ces vers,
Mon amour, ne pourront guérir ton regard blessé.

(Seamus Heaney)

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Regardez (Gérard Le Gouic)

Posted by arbrealettres sur 19 juillet 2020



Gérard Le Gouic  l

Regardez
de quoi vit un poète :
d’un paquet de cigarettes,
de huit heures de sommeil,
d’une demi-bouteille de vin par repas.

Regardez
comment il s’habille,
comment il marche
et fait l’amour,

écoutez
sa conversation avec un parent,
avec un terrassier.

Regardez aussi
comment s’arrête un poète :
si vous croyez qu’il meurt
d’un cancer ou d’un infarctus,
d’une collision sur la route,
en réalité l’emporte
un accident de jeunesse
passé la septantaine
ou bien l’usure à peine atteint vingt années.

(Gérard Le Gouic)

 

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DIALOGUE AVEC JALÂL AL-DîN RÛMI (II) (Serge Pey)

Posted by arbrealettres sur 19 juillet 2020



 

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DIALOGUE AVEC JALÂL AL-DîN RÛMI (II)

On doit être amoureux
de l’amour

Je marche sur ce chemin
qui est le chemin
de ceux qui marchent sans chemin

Perd tout ce qui est à toi
est la condition de trouver
tout ce que tu as perdu

Le puits boit parfois son eau

Le seau sans chaîne
se remplit de sable

Le saut avec une chaîne
se remplit d’eau

Le puits sans la chaîne
et le seau
trahit l’eau qu’il contient

Le ciel qui se voit dans le fond
ne connaît pas la soif
mais nous n’avons pas de seau
ni de chaîne
pour saisir le ciel

Aujourd’hui ta parole
est le seau et la chaîne
qui nous servent
à saisir le ciel

(Serge Pey)

Illustration: Jeanie Tomanek

 

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Démarche doucine (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2020



Démarche doucine
tu marches flammèche
créole crépuscule
aux jupons superposés
Longue étirée fauve
corolle ouverte
aux félines caresses
Chanel
Tu t’éloignes
et les prothèses du néon
boitent dans la nuit

(Werner Lambersy)

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