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Poésie

Posts Tagged ‘aube’

N’épelle pas les noms de l’origine (Jean-Louis Chrétien)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2018



Illustration: Gao Xingjian
    
n’épelle pas les noms de l’origine
où ta nuit nue recevra son cri blanc
dans l’exténuation tout à coup de tes membres
sans recours sera son étreinte
les souvenirs n’auront laissé que la couleur de leurs ailes
d’impérieux flots de lave feront vapeur des mots
ton coeur presque battra plus clairement que l’aube

(Jean-Louis Chrétien)

 

Recueil: Entre Flèche et Cri
Traduction:
Editions: Obsidiane
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Septembre matinal (Jean-Louis Chrétien)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2018




    
septembre matinal se glisse
dans les chambres souple et jubilant
c’est partout dehors soudain
la moindre des choses déclare
avec une pieuse aisance
à la lumière son amour
le miroir ouvre grands ses yeux rajeunis
un vase avoue les couleurs à jamais
le bois lucidement s’étire

ailleurs le vent prend l’herbe
des steppes en pitié la console et lui offre
les secrets des lointains qu’il sait seulement fuir
l’aube plus loin d’une caresse sûre
réveille la féline fourrure de la mer
indécise entre rire et gronder

la main géante du sommeil
garde encore ta présence nue
et je n’ose te regarder plus
que ces troncs d’arbre aussi purs que des cris
par les vagues patiemment polis
et rejetés par elles sur le sable
pour révéler ce que seront les corps

notre nudité ne surgit
que d’un fourreau d’irréparables gestes
elle n’est vue que du seul bout des doigts
s’évanouit s’ils se taisent
finisterre des promesses
où la nuit vient d’un coup d’ailes
happer nos mots aventurés
entre gémir et murmurer

sous l’ogive des bras qui se tendent
tes paupières se lèvent
il fait moins clair déjà j’entends
croître l’ombre qui coule dans tes veines
comme nos voix sont rauques dans le cristal de l’aube
les étoiles se sont éteintes
et d’autres qui n’ont plus de nom
brûlent en nous désormais jusqu’au soir

de quelques pas soyeux
tu vas auprès de la fenêtre
septembre un peu s’affole
au bord de ton nu contrejour
en de lointaines alpes je le sais
un ruisseau joue sur les pierres
ondule et danse vif
on pourrait presque entendre son murmure

(Jean-Louis Chrétien)

 

Recueil: Entre Flèche et Cri
Traduction:
Editions: Obsidiane

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Même l’aube a son histoire (Jean-Louis Chrétien)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2018




    
même l’aube a son histoire
effaçons-la d’un baiser sur ses lèvres
de quelques pas sur un sentier brumeux
inventons-lui des passés plus hardis
la polyphonie des prés
redonne l’enfance à nos joues

(Jean-Louis Chrétien)

 

Recueil: Entre Flèche et Cri
Traduction:
Editions: Obsidiane

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Les fleurs de pêcher (Aya Cheddadi)

Posted by arbrealettres sur 14 janvier 2018




    
Les fleurs de pêcher
ont éclos cette nuit
sur la branche coupée
Elles me rappellent à toute heure
l’aube de notre amour

(Aya Cheddadi)

 

Recueil: Tunis marine
Traduction:
Editions: Gallimard

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VITE (Jean-Louis Chrétien)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2018




    
VITE

pour dilapider le matin
attendons que la nuit nous rejoigne

ses doigts sont si prompts et si jeunes
tout s’en ira plus vivement

la pudeur de l’aube tremblante
les mots inconnus à nouveau

l’instant où d’un peu d’eau douce
nous nous ôtons le sel des rêves

l’apprentissage du départ
vers les lointains hésitants

verse encore le vin de ton rire
il est plus fort quand l’ombre danse ainsi

(Jean-Louis Chrétien)

 

Recueil: Entre Flèche et Cri
Traduction:
Editions: Obsidiane

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Si la craie s’effrite entre nos doigts (Jean-Louis Chrétien)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2018



 

    
si la craie s’effrite entre nos doigts
si les doigts entre nos mots tremblent
si les mots entre nos nuits cèdent
si les nuits sans finir fuient
écrirons-nous avec des tessons d’aube

(Jean-Louis Chrétien)

 

Recueil: Entre Flèche et Cri
Traduction:
Editions: Obsidiane

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Veux-tu gagner des vieux murs la confiance (Jean-Louis Chrétien)

Posted by arbrealettres sur 12 janvier 2018




    
veux-tu gagner des vieux murs la confiance
lève un instant vers eux tes yeux en larmes

pour la garder baisse-les aussitôt
l’oubli même peu après l’aube prie

(Jean-Louis Chrétien)

 

Recueil: Entre Flèche et Cri
Traduction:
Editions: Obsidiane

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Irons-nous confier à la brume (Jean-Louis Chrétien)

Posted by arbrealettres sur 12 janvier 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
irons-nous confier à la brume
le clair secret que le soir nos mains chantent
quand nos regards de se croiser se voilent
à sa douleur saura-t-elle
y voir enfin le sien dicible
elle qui ne peut rien d’autre
qu’envelopper tout ce qu’elle aime
d’une aube sans mesure inquiète
et jamais ne le bénir nu

(Jean-Louis Chrétien)

 

Recueil: Entre Flèche et Cri
Traduction:
Editions: Obsidiane

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Sous une lune pleine (Yves Mabin Chennevière)

Posted by arbrealettres sur 9 janvier 2018



Illustration
    
— Sous une lune pleine,
danse une femme seule,

Si un oiseau s’envole,
elle ferme les yeux,
fredonne un air triste,
et attend le silence,

Elle joint sur sa nuque,
ses doigts couverts de bagues,
et tourne lentement,
sans reprendre son souffle,

Quand un nuage mince
coupe la lune en deux,
elle s’écroule et gémit,
comme un chevreuil piégé,

Dès que la lune est libre,
elle se lève d’un bond,
et danse jusqu’à l’aube,
alors, elle disparaît ;

(Yves Mabin Chennevière)

 

Recueil: Variations du sensible
Traduction:
Editions: De la Différence

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Mystère de l’aube (Yves Mabin Chennevière)

Posted by arbrealettres sur 8 janvier 2018



    

— Mystère de l’aube,
mystère de la beauté,
mystère du sourire,
mystère de la bonté,
mystère de la peur,
mystère du mal,
mystère de la vie,
il n’est que la mort à n’être pas mystère,

Je te regarde,
j’écoute tes paroles,
les battements de ton coeur,
seul, ton corps tient le mystère à l’écart,
donne à l’énigme une valeur réelle
qui la justifie ;

(Yves Mabin Chennevière)

 

Recueil: Variations du sensible
Traduction:
Editions: De la Différence

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