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Poésie

Posts Tagged ‘jeune’

Aux portes du temple (Masaoka Shiki)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2019



    

Illustration: Asano Takeji 

 

(Masaoka Shiki)

 

Recueil: Les plus beaux HAÏKU(S)
Traduction: Akié Boulard
Editions: Arichi

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Aux bourgeons du gui (Yosa Buson)

Posted by arbrealettres sur 3 décembre 2019



    

Illustration

(Yosa Buson)

 

Recueil: Les plus beaux HAÏKU(S)
Traduction: Akié Boulard
Editions: Arichi

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AVRIL (Reid Zychlinski)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2019




    
AVRIL

Avril
La jeune verdure
Ne sait pas encore
Ce qu’elle désire
Comment fleurir
Rouge
Blanche
S’envoler peut-être?
Elle s’éprend, la nuit,
De chaque étoile
Et le matin
La trouve roide,
Gelée.
Avril.

(Reid Zychlinski)

 

Recueil: Anthologie de la poésie yiddish Le miroir d’un peuple
Traduction:
Editions: Gallimard

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Jeunes enlacés (Max Olivier Bizeau)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2019




    
Jeunes enlacés
Des amoureux sur les berges
Passions en crue…

(Max Olivier Bizeau)

 

Recueil: Paris … en haïku et en brèves
Traduction:
Editions: La Simarre

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Vigne de Montmartre (Max Olivier Bizeau)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2019



Illustration: Geneviève Berlèque
    
Vigne de Montmartre
Dont la feuille rend songeuse
Jeune vendangeuse…

(Max Olivier Bizeau)

 

Recueil: Paris … en haïku et en brèves
Traduction:
Editions: La Simarre

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Une fois j’eus besoin d’un certain mot (Moshe Nadir)

Posted by arbrealettres sur 20 novembre 2019




    
Une fois j’eus besoin d’un certain mot.
Je l’ai fait appeler et je l’ai mis à sa juste place.
Soudain j’ai entendu la clameur des mots en tous genres,
jeunes, âgés, neufs ou usés.

J’ai tendu l’oreille et perçu le brouhaha
de la famille perdue du mot, qui l’avait accompagné.
Oncles, tantes, nièces, frères, compatriotes.
Tous se bousculaient et voulaient rester auprès du mot-père.

Je tentais de me les concilier.
Je leur dis : «Je n’ai pas de place et de toute façon
je n’ai nul besoin d’une aussi nombreuse famille. »
Mais ils s’en sont tenu à leur principe :
tous en même temps ou rien.

Finalement, avec les oncles,
tantes, neveux, beaux-frères et concitoyens du mot,
j’ai dû aligner tout un paragraphe.
Rien à faire pour m’en dépêtrer!

(Moshe Nadir)

 

Recueil: Anthologie de la poésie yiddish Le miroir d’un peuple
Traduction:
Editions: Gallimard

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VIEILLIR (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 12 novembre 2019



Jean-Baptiste Besnard

VIEILLIR

A force d’être jeune, on devient vieux.
Les ans passent trop vite et l’on ignore
Si un monde meilleur existe encore
Ou s’il est exilé en d’autres lieux.
Un été se termine et c’est l’automne
Dont la splendeur annonce un autre hiver.
Les arbres dépouillés ne sont plus verts
Et le décor paraît bien monotone.
Il nous faudrait, d’après l’auteur ancien,
Sans attendre cueillir toutes les roses.
La vie ne suffit pas à un païen
Pour pouvoir savourer toutes les choses.
Et je croyais triompher du destin,
Me réchauffer toujours près de la flamme
Mais, froid, j’avais déjà perdu mon âme,
Convive repoussé hors du festin.

(Jean-Baptiste Besnard)

Son blog ici: https://jeanbaptistebesnard.wordpress.com/
 

 

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Mes jeunes amis (Yosano Akiko)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2019



Illustration: Goyo Hashiguchi
    
Mes jeunes amis,
Ne priez-vous pour vos rêves ?
N’y songez-vous pas ?
La vue de mes lèvres chaudes
Ne vous y mène-t-elle pas ?

(Yosano Akiko)

 

Recueil: Cheveux emmêlés
Traduction: Claire Dodane
Editions: Les Belles Lettres

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Amères ou sucrées ? (Yosano Akiko)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2019




    
Amères ou sucrées ?
Quelle saveur eurent-elles donc,
Je ne le sais pas,
Ces larmes que laissa couler
Le jeune bonze en me voyant

(Yosano Akiko)

 

Recueil: Cheveux emmêlés
Traduction: Claire Dodane
Editions: Les Belles Lettres

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Hortensia, couronne impériale (J.J. Grandville)

Posted by arbrealettres sur 6 novembre 2019



Hortensia, couronne impériale

Les Grecs et les Romains, les Grecs surtout,
adoraient les couronnes de fleurs.
Celui qui se serait présenté au cirque,
à l’académie, au théâtre, sur la place publique,
sans sa couronne aurait passé pour un fou.
Il n’était pas plus permis alors de se montrer sans couronne,
que de sortir sans chapeau aujourd’hui.
Pour les gens chauves, la couronne remplaçait la perruque.
Aussi tous les philosophes s’en paraient;
Socrate lui-même ne manquait jamais de ceindre son front de fleurs.
César, chauve à trente ans, dut à la couronne
l’avantage de cacher longtemps cet inconvénient aux beautés de Rome.
On sait qu’à l’âge de quatre-vingts ans, Anacréon se parait d’une couronne de roses.

Avec la couronne, il n’y avait plus de vieillards,
on était toujours jeune avec des fleurs sur le front et une longue
robe flottante; aussi les anciens ne connaissaient-ils pas
cet être tremblottant, souffreteux, catharreux, ridé, ratatiné
que nous nommons un vieillard.

Je ne parle pas d’Alcibiade, il changeait de couronnes trois fois par jour.
C’était le premier coiffeur d’Athènes qui venait la lui placer sur la tête.
Il y avait des fashionables qui portaient leur couronne
à droite ou à gauche, en avant ou en arrière;
les uns la posaient d’un air crâne sur un seul côté,
les autres l’enfonçaient bien sur les oreilles
pour se garantir des rhumes de cerveau.
Ceux-là étaient les propriétaires, les rentiers du marais, les bonnets de coton de l’antiquité.
Quand tous les convives avaient des couronnes de fleurs
sur la tête, un dîner triste était impossible.
Les fleurs portent à la gaîté;
aussi ni à Rome ni à Athènes on ne connaissait l’usage des dîners officiels.
Ils ne sont permis que depuis la suppression des couronnes.

(J.J. Grandville)

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