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Posts Tagged ‘Dieu’

Retouche à l’infini (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 24 février 2017



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retouche à l’infini

Dieu se fait petit à petit

(Daniel Boulanger)

 

 

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Les graines au hasard (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 24 février 2017



 

Les graines au hasard
parmi les herbes folles

Le torrent sans fin
accumule ses pierres

Les prières une à une
Dieu secoue leur poussière

(Georges Bonnet)

 

 

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Si tu veux éprouver le bonheur d’aimer (Manuel Bandeira)

Posted by arbrealettres sur 23 février 2017



 

Toshiyuki Enoki 143fe2

Si tu veux éprouver le bonheur d’aimer, oublie ton âme.
– C’est l’âme qui gâte l’amour. –
En Dieu seul elle peut trouver satisfaction,
– Non, dans une autre âme –
– En Dieu seul – ou hors du monde.

(Manuel Bandeira)

Illustration: Toshiyuki Enoki

 

 

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Mon jeune écho (Jean Cayrol)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2017



 

Mon jeune écho
jusqu’à l’aube jusqu’à Dieu
plaie d’enfant coquelicot
au-dessus de ton front le ciel est toujours bleu

Les camions du salut vont venir
blanc de neiges éternelles
Rémy qui laisse la porte ouverte
sur le dernier Appel

Mon jeune mort
cruel aux herbes cruel aux voix
autour de toi le vent dévore
ton feu de joie

(Jean Cayrol)

Illustration

 

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L’hiver était magnifié (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2017



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L’hiver était magnifié en croix
dans ses branches mortes
Sur la table le soir un jardin d’abeilles
montait d’une tisane

Ils regardaient mourir les braises de la veille
A la fenêtre contemplaient la forêt
conversaient avec des dieux
devenus sauvages

Juste avant l’orée
les sentiers faisaient un signe

(Georges Bonnet)

 Illustration

 

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Sans raison parfois (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2017



Sans raison parfois
un souvenir naissait d’un bercement
de bruits d’oiseaux dans un buisson d’années
de la rumeur d’une forêt profonde
encore aimée des dieux
dans une nuit d’été d’étoiles familières
du silence de la mer
de la pâleur des dunes
du défi d’un orage
d’un désir mêlé au vent

(Georges Bonnet)

 

 

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Continuez je vous en prie (Jacques Prévert)

Posted by arbrealettres sur 16 février 2017



Et Dieu
surprenant Adam et Eve
leur dit
Continuez je vous en prie
ne vous dérangez pas pour moi
Faites comme si je n’existais pas.

(Jacques Prévert)

Illustration: Alexandre Sulimov

 

 

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Aimons toujours ! Aimons encore! (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 15 février 2017



Aimons toujours ! Aimons encore !
Quand l’amour s’en va, l’espoir fuit.
L’amour, c’est le cri de l’aurore,
L’amour c’est l’hymne de la nuit.

Ce que le flot dit aux rivages,
Ce que le vent dit aux vieux monts,
Ce que l’astre dit aux nuages,
C’est le mot ineffable : Aimons !

L’amour fait songer, vivre et croire.
Il a pour réchauffer le coeur,
Un rayon de plus que la gloire,
Et ce rayon c’est le bonheur !

Aime ! qu’on les loue ou les blâme,
Toujours les grand coeurs aimeront :
Joins cette jeunesse de l’âme
A la jeunesse de ton front !

Aime, afin de charmer tes heures !
Afin qu’on voie en tes beaux yeux
Des voluptés intérieures
Le sourire mystérieux !

Aimons-nous toujours davantage !
Unissons-nous mieux chaque jour.
Les arbres croissent en feuillage ;
Que notre âme croisse en amour !

Soyons le miroir et l’image !
Soyons la fleur et le parfum !
Les amants, qui, seuls sous l’ombrage,
Se sentent deux et ne sont qu’un !

Les poètes cherchent les belles.
La femme, ange aux chastes faveurs,
Aime à rafraîchir sous ses ailes
Ces grand fronts brûlants et réveurs.

Venez à nous, beautés touchantes !
Viens à moi, toi, mon bien, ma loi !
Ange ! viens à moi quand tu chantes,
Et, quand tu pleures, viens à moi !

Nous seuls comprenons vos extases.
Car notre esprit n’est point moqueur ;
Car les poètes sont les vases
Où les femmes versent leur coeurs.

Moi qui ne cherche dans ce monde
Que la seule réalité,
Moi qui laisse fuir comme l’onde
Tout ce qui n’est que vanité,

Je préfère aux biens dont s’enivre
L’orgueil du soldat ou du roi,
L’ombre que tu fais sur mon livre
Quand ton front se penche sur moi.

Toute ambition allumée
Dans notre esprit, brasier subtil,
Tombe en cendre ou vole en fumée,
Et l’on se dit :  » Qu’en reste-t-il ?  »

Tout plaisir, fleur à peine éclose
Dans notre avril sombre et terni,
S’effeuille et meurt, lis, myrte ou rose,
Et l’on se dit :  » C’est donc fini !  »

L’amour seul reste. O noble femme
Si tu veux dans ce vil séjour,
Garder ta foi, garder ton âme,
Garder ton Dieu, garde l’amour !

Conserve en ton coeur, sans rien craindre,
Dusses-tu pleurer et souffrir,
La flamme qui ne peut s’éteindre
Et la fleur qui ne peut mourir !

(Victor Hugo)

Illustration: Sophie Vulliard

Découvert ici: https://eleonoreb.wordpress.com/

 

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Les haies coupées à ras (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 15 février 2017



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Les haies coupées à ras
dévoilaient la solitude
Les dieux et les gouttières
continuaient de rouiller
La guerre terminée
les lointains écoutaient encore

(Georges Bonnet)

 

 

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JE CROIS (János Pilinszky)

Posted by arbrealettres sur 14 février 2017





JE CROIS

Je crois que je t’aime ;
les yeux fermés je pleure que tu vives.
Mais vois-tu, les dieux,
la poussière et le temps
élèvent de si lourdes buttes
entre toi — entre moi,
que parfois je sens
le mal de l’espace et l’angoisse mesquine
que donne l’amour.

Alors je tremble, tapis dans mon lit,
comme la nature au temps de minuit,
muet et sans donner le moindre signe.

Puis
de nouveau je crois que l’on est l’un à l’autre,
que j’ai mis ma main dans la tienne.

(János Pilinszky)

 

 

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