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Poésie

Posts Tagged ‘solitude’

Les murs de l’abandon (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2017



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Les murs de l’abandon
les gestes de la solitude
sont nôtres disaient-ils
dans le miracle de vieillir

(Georges Bonnet)

 Illustration: Oreste Conti 

 

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Les souvenirs qui dansent (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 20 février 2017



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Les souvenirs qui dansent
La Solitude de l’oubli

La rature d’un remord
Ce qui sourit seulement

L’obscur et le clair se jouent
aux lucarnes du hasard

(Georges Bonnet)

 

 

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Les rivages jusqu’au soir (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 18 février 2017



Les rivages jusqu’au soir
Leurs désirs de voyages

De blancs voiliers
sacrent le port

Les mouettes crient
la solitude de la terre

(Georges Bonnet)

 

 

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La solitude de la plage (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 17 février 2017



La solitude de la plage
La faim du large
L’épopée des vents

Longtemps sur la mer
Le cri de l’origine

(Georges Bonnet)

 

 

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Les haies coupées à ras (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 15 février 2017



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Les haies coupées à ras
dévoilaient la solitude
Les dieux et les gouttières
continuaient de rouiller
La guerre terminée
les lointains écoutaient encore

(Georges Bonnet)

 

 

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GROMMELLEMENT (Sándor Csoóri)

Posted by arbrealettres sur 11 février 2017



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GROMMELLEMENT

Les pluies. Les poèmes. Les chutes de neige.
L’oiseau qui se nettoie dans la neige émoussée.
Ta main. Ma main Les signes de ton corps.
La clé de la mort. Verrou qu’on ne peut pousser.

Le silence. La colère. La solitude au monde.
L’éternelle occasion de l’homme contre soi.
Les armes excitées. Les épines immondes.
La cendre des épines en toi et en moi.

(Sándor Csoóri)

 

 

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La Steppe du Nord (Bernard de Louvencourt)

Posted by arbrealettres sur 10 février 2017



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La Steppe du Nord

On dirait du varech, ces lichens — maigres plantes !
La Solitude écoute au loin des voix sifflantes.
Le ciel est bas sur nous ; et, du Nord, le ciel fuit.
Le grand jour sur la steppe a des replis de nuit.

Tout est de sang pourtant : la plaine même est rousse.
Tout est dur. Le sol tape, et craquante est la mousse.
Que c’est étrange, au loin, cet arbre biscornu,
Monstre écorché tout vif sur un horizon nu !

L’espace nous entoure… Un chemin? Non, du sable,
Où le pas que l’on fait semble être ineffaçable.
Et toujours le grand air — et la bise souvent.
Plus loin, quelques sapins qui se jettent au vent.

(Bernard de Louvencourt)

 

 

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Je serais peut-être plus seule sans la Solitude (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 5 février 2017



Je serais peut-être plus seule
Sans la Solitude —
Tant je me suis faite à mon Sort —
L’Autre — la Quiétude —

Pourrait rompre la Ténèbre —
Encombrer la petite Chambre —
Trop étriquée — de loin — pour contenir
Le Sacrement — de Sa Personne —

L’Espoir m’est étranger —
Il pourrait déranger —
Son doux cortège — profaner le lieu –
A la Souffrance consacré —

Il est peut-être plus facile
De faillir — la Terre en Vue —
Que de gagner — ma Bleue Péninsule —
Pour y périr — de Volupté —

***

It might be lonelier
Without the Loneliness —
I’m so accustomed to my Fate —
Perhaps the Other — Peace —

Would interrupt the Dark —
And crowd the little Room —
Too scant — by Cubits — to contain
The Sacrament — of Him —

I am not used to Hope —
It might intrude opon —
It’s sweet parade — blaspheme the place —
Ordained to Suffering —

It might be easier
To fail — with Land in Sight —
Than gain — my Blue Peninsula —
To perish — of Delight —

(Emily Dickinson)


Illustration retirée sur demande de l’artiste

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Mes paupières en se levant (Hector de Saint-Denys Garneau)

Posted by arbrealettres sur 1 février 2017


Mes paupières en se levant

Mes paupières en se levant ont laissé vides mes yeux
Laissé mes yeux ouverts dans une grande solitude
Et les serviteurs de mes yeux ne sont pas allés
Mes regards ne sont pas allés comme des glaneuses
Par le monde alentour
Faire des gerbes lourdes de choses
Ils ne rapportent rien pour peupler mes yeux déserts
Et c’est comme exactement s’ils étaient
demeurés en dedans
Et que la porte fût restée fermée.

(Hector de Saint-Denys Garneau)

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POÈME POUR LA PAUVRETÉ (Anne Perrier)

Posted by arbrealettres sur 25 janvier 2017



POÈME POUR LA PAUVRETÉ

Pauvreté mon unique
Mes mains lentement te découvrent
Sous la neige oblique
Tu as le visage de l’amour
Ah ! c’était donc cela
Tant de violence dans mon coeur
Ce vent sauvage sur mes pas
Et tous ces coups de poignante douceur
Une voix dans la nuit me répète
Que la tendresse a faim
Que la miséricorde est nue
Et je viens
Comme un fantôme une ombre perdue
Dans les ombres muettes
Qui suis-je pour t’aimer
Ta lumière me tue
Ta gloire me brise ta beauté
Me déchire la vue
Mais je viens au-devant
De ton coeur mendiant
Irai-je jamais plus loin
Ô douloureuse infinitude
Du rien
Dans le temps qui s’éteint
Le soleil noir de la solitude

Laisse-moi voir dans la fontaine
Au moins l’ombre d’une ombre humaine
Laisse-moi toucher l’endroit
Fraternel d’une voix
Rien ne bouge
Ma propre voix s’est tue
Lequel parlait de roses rouges
À pleines mains nues

Ah t’aurais-je appelée
De ma terre éblouie
T’aurais-je suivie
Si tu m’avais dévoilé
Tes abîmes ? Mon coeur défaille
Mais l’ombre devient transparente
Derrière ces murailles
L’éternité chante

Conduis-moi dans l’hiver
Une dernière fois
Ô le silence la joie
Mer à mer
Le monde se recoud
Les routes disparues
Plus rien que l’immense étendue
De l’amour

(Anne Perrier)

Illustration: Fabienne Contat

 

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