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Poésie

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C’est peut-être là (Yves Namur)

Posted by arbrealettres sur 15 juin 2021



C’est peut-être là
Que grandirait peut-être le poème,

Entre l’effacement
Et le souffle de l’effacement.

Ce serait peut-être là.

(Yves Namur)


Illustration: Pascal Massonnat

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De jour tu écris le poème qui écrit en toi la nuit (Henry Bauchau)

Posted by arbrealettres sur 14 juin 2021



Entrer enfin
s’enfoncer
dans le verbe
Se perdre
dans la chair
des mots
toute en femme et toute en lumière

Faire
laisser se faire
les gouffres, les ponts
les passages
l’abîme
De jour tu écris le poème
qui écrit
en toi
la nuit

(Henry Bauchau)


Illustration: Mustapha Merchaoui

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Survient un son, un rythme, une image, une intuition (Henry Bauchau)

Posted by arbrealettres sur 10 juin 2021


 


 

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Survient un son, un rythme, une image, une intuition
et j’ai soudain le désir, l’espérance d’écrire un poème.

(Henry Bauchau)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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AVANT LA NUIT (Léopold Sédar Senghor)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2021




    
AVANT LA NUIT

Avant la nuit, une pensée de toi pour toi, avant que je ne tombe
Dans le filet blanc des angoisses, et la promenade aux frontières
Du rêve du désir avant le crépuscule, parmi les gazelles des sables
Pour ressusciter le poème au royaume d’Enfance.

Elles vous fixent étonnées, comme la jeune fille du Ferlo, tu te souviens
Buste peul flancs, collines plus mélodieuses que les bronzes saïtes
Et ses cheveux tressés, rythmés quand elle danse
Mais ses yeux immenses en allés, qui éclairaient ma nuit.

La lumière est-elle encore si légère en ton pays limpide
Et les femmes si belles, on dirait des images ?
Si je la revoyais la jeune fille, la femme, c’est toi au soleil de Septembre
Peau d’or démarche mélodieuse, et ces yeux vastes, forteresses contre la mort.

(Léopold Sédar Senghor)

 

Recueil: Anthologie Poésie africaine six poètes d Afrique francophone
Traduction:
Editions: Points

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Ce matin (Simone Auguste)

Posted by arbrealettres sur 31 mai 2021



Ce matin
lavé les draps
et les fautes des poèmes

(Simone Auguste)


Illustration

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Marche doucement (Hélène Galli)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2021



Marche doucement
Cueille un mot
sa branche
une phrase son arbre
tout un poème une forêt

(Hélène Galli)


Illustration

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Immense, l’Océan (Hubert Juin)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2021



 

Immense, l’Océan dessoude mon poème, puis le rameute,
troupeau des mots dans tout le vert des prairies d’eau,
le chante à voix mi-basse et scande soudain les strophes impératives,
puis revient en ses cavernes et murmure l’Océan même aux mille bouches de l’Océan :
un poème qui est rond et se dit à lui-même le poème qu’il est, qui n’est rien.

(Hubert Juin)

 

 

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VERS LE POÈME (Jorge Guillén)

Posted by arbrealettres sur 18 mai 2021



Illustration: Mathieu Levis
    
VERS LE POÈME

… Mon coeur ne peut arrêter de rimer.
(JUAN RUIZ)

Je sens un rythme en moi qui se détache
De ce vacarme où je vais sans chemin
Et m’accordant au charme neuf, soudain
J’accède à la clarté d’une terrasse,
Où quelque main me guide et vient tracer
Limpide un ordre où je puis me déprendre
Du démon murmurant plus malicieux
Que le silence pur sous la menace.
Et se rejoignent maintenant à la surface
Du mauvais songe les paroles résolues
À s’éclairer lucides en un volume.
Le son m’invente une effigie de chair.
La forme redevient ma sauvegarde.
Vers un soleil mes peines se consument.

Cantique, 1950. Trad. : Éditions Gallimard, 1995.

***

HACIA EL POEMA JORGE GUILLÉN

… Mi corazôn de trovar non se quita.
JUAN RUIZ.

Siento que un rimo se me desenlaza
De este barullo en que sin meta vago,
Y entregándome todo al nuevo halago
Doy con la claridad de una terraza,

Donde es mi guía quien ahora traza
Limpido el orden en que me deshago
Del murmullo y su duende, más aciago
Que et gran silencio bajo la amenaza.

Se me juntan a flor de tanto obseso
Mal soñar las palabras decididas
A iluminarse en vivido volumen

El son me da un perfil de carne y hueso.
La forma se me vuelve salvavidas.
Hacia una luz mis penas se consumen.

(Jorge Guillén)

 

Recueil: Petite anthologie Poésie européenne
Traduction:
Editions: Singulières

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Le poème se fait chalut (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2021



Le poème
Se fait chalut

Dans lequel se prend
On ne sait quoi

Qui n’existe pas
En dehors de lui

Et qui restera
Vivant en lui,

A la fois vibrant
Et figé.

(Guillevic)


Illustration

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Je suis l’arbre à poèmes (Abdellatif Laâbi)

Posted by arbrealettres sur 4 mai 2021



    

Je suis l’arbre à poèmes.
Je me ris de l’éphémère et de l’éternel.
Je suis vivant.

(Abdellatif Laâbi)

 

Recueil: L’arbre à poèmes Anthologie personnelle 1992-2021
Traduction:
Editions: Gallimard

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