Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘fort’

O pluie de printemps (Anonyme VIIIème siècle)

Posted by arbrealettres sur 9 juillet 2018



 

fleur de cerisier

O pluie de printemps
Ne tombe pas si fort;
Les fleurs de cerisier,
Je ne les ai pas vues encore
Si tu les faisais tomber, quel regret!

(Anonyme VIIIème siècle)

 

 

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REPAS DU PIC-VERT (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 6 juillet 2018




    

REPAS DU PIC-VERT

Ayant disposition
à l’aigreur de la langue
elles ne disaient pourtant plus rien
des graines infimes
tombaient sur leur peau rafraîchie
et leurs lainages pauvres
elles écoutaient
le bec du pic-vert
frapper sur une écorce drue
de haut sapin
en faisant sortir les insectes
pour son repas du soir.
Mais arrivèrent d’autres oiseaux
elles en sourirent ensemble
puis se reprirent à parler fort.

(Jean Follain)

 

Recueil: Des Heures
Traduction:
Editions: Gallimard

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Je suis fort (Endre Ady)

Posted by arbrealettres sur 2 juillet 2018




    
Je suis fort
de doux frissons
nus.

(Endre Ady)

 

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Pluie (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 25 juin 2018



Illustration
    
Pluie
qui dit l’abri
le besoin d’attendre

Avec dans le silence
un petit bruit de tuiles
pour écouter plus fort

(Werner Lambersy)

 

Recueil: L’éternité est un battement de cils
Traduction:
Editions: Actes Sud

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LA VOIX (Norge)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2018



LA VOIX

Ah ! cette cantatrice:
sa voix l’élevait sur la pointe de l’orteil.
Elle ne pesait plus et se maintenait très bien,
je l’ai dit, sur la pointe de l’orteil.
Un soir elle chanta plus fort, monta dans les airs
et on ne la revit jamais.

(Norge)

 

 

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Avant d’écrire (Alain Jouffroy)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2018




    
Avant d’écrire, il y a toujours un immense silence,
emmagasiné, intériorisé, enfoui.

Après avoir écrit, on tombe dans un silence nouveau,
où tout vibre, comme de jeunes pousses.

Encore doit-on écrire de telle façon que les silencieux s’ y reconnaissent
et se mettent à parler un peu plus souvent, et plus fort,
inventent à leur tour une parole.

Sinon, l’ écriture ne sert pas à grand-chose

(Alain Jouffroy)

 

Recueil: Être-Avec
Traduction:
Editions: De la Différence

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UN MARIAGE (Norge)

Posted by arbrealettres sur 17 juin 2018



UN MARIAGE

Un garçon comme ça se rencontre rarement :
bon comme le pain, vif comme la poudre,
fort comme un turc, doux comme un mouton.
Et une fille comme ça :
belle comme le jour, fraîche comme la rose,
pure comme l’or se rencontre rarement.

Eh bien, ils se rencontrèrent.
Ils ont une fille laide comme un pou
et une vie bête comme chou.

(Norge)

 

 

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ON A DEUX FLEURS (Attila József)

Posted by arbrealettres sur 13 juin 2018




    
ON A DEUX FLEURS

Des deux fleurs qu’on a, l’une on va
La planter droit sur son chapeau.
De l’autre on va faire un cadeau.
De mon fait, tout se fanera.

On passe le pont, déprimé,
Et le fleuve dit : je t’ignore.
On y jette une chose encore,
Mais elle est déjà oubliée.

On tremble, on rit. Tombe le soir.
Sur l’eau l’écume court plus fort.
Sur le bras la tête s’endort,
Mais il fait de plus en plus noir.

(Attila József)

 

Recueil: Aimez-moi – L’oeuvre poétique
Traduction: Georges Kassaï
Editions: Phébus

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LE LAC S’ENDORT (Attila József)

Posted by arbrealettres sur 13 juin 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
LE LAC S’ENDORT

Avec la paix de l’étang s’endormant
Et l’infini s’installant, qu’ils me laissent
L’amour, avec celui qui me l’adresse
Et dont la main fut un apaisement.

Mes petits malheurs oubliés d’avance,
Tombe mon canif, en sabre agrandi.
Avec ta fleur criarde tu pâlis.
T’éveille alors la branche du silence.

J’ignore ta parole : ça frémit.
Ses mots me sont étrangers, mais ça tonne.
Très fort serait donc l’amour qu’il me donne,
Pour dans mon coeur te tolérer ainsi.

(Attila József)

 

Recueil: Aimez-moi – L’oeuvre poétique
Traduction: Georges Kassaï
Editions: Phébus

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MAMAN (Attila József)

Posted by arbrealettres sur 13 juin 2018



Illustration: Désiré François Laugée
    

MAMAN

Maman depuis huit jours déjà
M’arrête en songe à chaque pas.
Je vois le linge et le panier
Montant, grinçant vers le grenier.

J’étais un être fruste encor
Et piaffant dur et criant fort.
J’emplissais de moi ses oreilles :
« Moi, je veux être la corbeille! »

Mais que je pleure ou que je crie,
Mot, ni regard, ni gronderie :
La corbeille et le linge ailé,
Luisants, sans moi, s’en sont allés.

Je me tairai : il est trop tard.
Gigantesque dans mon regard,
Cheveux gris en haut du ciel pur,
Elle met au bleu tout l’azur.

(Attila József)

 

Recueil: Aimez-moi – L’oeuvre poétique
Traduction: Georges Kassaï
Editions: Phébus

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