Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘fermer’

Voir ce qui vaut d’être regardé (René Char)

Posted by arbrealettres sur 21 mai 2019


joconde-yeux-fermes2

Si l’homme parfois ne fermait pas
souverainement les yeux,
il finirait par ne plus voir
ce qui vaut d’être regardé.

(René Char)

Posted in poésie | Tagué: , , , | Leave a Comment »

Nocturne (Eliane Biedermann)

Posted by arbrealettres sur 17 mai 2019



La lune cette nuit est entrée dans ma chambre.
L’odieuse mégère a bu tous mes rêves avidement et s’est enfuie,
ne laissant derrière elle que le Noir et le Froid.

L’Aube, rose et fraîche de joues est enfin arrivée.
Las! amenant avec elle un oiseau criard,
qui a volé les restes de mon sommeil.

Demain je fermerai mes volets.

(Eliane Biedermann)


Illustration

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

PHASE D’ORIENT (Giuseppe Ungaretti)

Posted by arbrealettres sur 10 mai 2019



Illustration: Andrew Atroshenko
    
PHASE D’ORIENT

Dans la mollesse mouvante d’un sourire
nous nous sentons noués par un tourbillon
de bourgeons de désir

Le soleil nous vendange

Nous fermons les yeux
pour voir nager sur un lac
des promesses infinies

Nous en revenons marquer la terre
avec ce corps
qui à présent pèse si fort

(Giuseppe Ungaretti)

 

Recueil: Vie d’un homme Poésie 1914-1970
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Chacun héberge l’Infini en soi-même (Rabindranath Tagore)

Posted by arbrealettres sur 4 mai 2019



Illustration: Josephine Wall    
    
Chacun héberge l’Infini en soi-même;
dès que vous aimez quelqu’un,
vous êtes entraîné au fond de son Infini,
vous recevez le don de son Infini…

Sous l’effet de l’amour,
l’amant trouve accès à l’Infini à l’intérieur d’une personne,
là même où cette personne cesse d’être finie ;

plus vous faites don de votre cœur, plus vous en recevez ;
plus vous contemplez, plus vous découvrez de nouveautés;
plus vous devenez capable, plus vous pouvez y immerger…

Là où il n’y a pas d’amour, il y a restreinte ;
là précisément se ferment les portes du grand Infini;
il y a là, de tout côté, un sol d’acier, une prison.
Celui qui n’a pas appris à aimer le monde
est une personne enfermée dans un trou noir.

(Rabindranath Tagore)

 

Recueil: Tantôt Dièse, Tantôt Bémol
Traduction: Prithwindra Mukherjee
Editions: Shahitya Prakash

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

GAIETÉS LYRIQUES (Georges Perros)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2019



Illustration: Elliot Nichol
    
GAIETÉS LYRIQUES

Si vous cherchez bien
Vous verrez
Des visages
L’enfer s’y promène
Si vous cherchez mal
Vous saurez
Où surnagent
Nos âmes sereines
Le caméléon de l’amour
Y change ses couleurs fauves
La tristesse de vivre ici
Ferme l’oeil bête des alcôves
Nous n’irons plus au bois
L’été
Ressemble trop au carnaval
Danse de mort
Squelettes vains
Nous n’irons plus ; le mal lointain
S’est à nouveau pris dans nos pièges
La vie est un bouchon de liège
Elle flotte au gré des humeurs
Mais n’entend plus l’humble rumeur
De l’éternel qui passe vite
A travers nos coeurs désertés.

(Georges Perros)

 

Recueil: Poèmes bleus
Traduction:
Editions:

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

ODE A LA PANTHERE NOIRE (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2019



ODE A LA PANTHERE NOIRE

[…]

Elle allait
comme le feu et, comme la fumée,
quand elle ferma ses yeux
elle fut invisible et insondable nuit.

(Pablo Neruda)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , | Leave a Comment »

Tu m’accompagnes partout (Albert Ayguesparse)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2019



Illustration: Odilon Redon
    
Tu m’accompagnes partout dans ce monde mal fait
Ton poids est plus léger que la buée du premier jour
Je te respire par tous les pores de ma peau triste
Et ton sang reconnaît sans effort le dédale brûlant de mes veines
Dans cette saison de fer je ne me sens plus seul
Car tu me donnes la force d’être ce que je suis
Je mêle l’espoir et la peine, la joie et la souffrance
Je peins la peur et le courage des mêmes couleurs
Je donne à l’ortie et au blé la pluie et le soleil
Je mets la graine et l’épi dans la seule balance
J’accepte sans choisir les larmes et l’amour
J’abandonne le ciel pour cette terre amère
Mais je ferme les yeux pour retenir ton ombre
Immobile et debout dans mon sang ébloui.
Je ne parle qu’à toi de la vie, de la mort.

(Albert Ayguesparse)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’INCULTE (Rabindranath Tagore)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2019



Illustration: Kalle Kataila

    

L’INCULTE

Vous qui voulez, méditez les yeux fermés, assis,
Sur la réalité ou l’irréalité de la création,
Pendant ce temps, assis, les yeux grand ouverts,
Je profite du jour pour contempler l’univers.

(Rabindranath Tagore)

 

Recueil: Tantôt dièse tantôt bémol
Traduction: Prithwindra Mukherjee
Editions: La Différence

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Comment encore reconnaître ce que fut la douce vie ? (Rainer Maria Rilke)

Posted by arbrealettres sur 4 avril 2019



Comment encore reconnaître
ce que fut la douce vie ?
En contemplant peut-être
dans ma paume l’imagerie

de ces lignes et de ces rides
que l’on entretient
en fermant sur le vide
cette main de rien.

***

How then to recognize
what gave life its balm?
Perhaps if I scrutinize
these pictures in my palm

engraved in line and crease
which are best employed
when this hand of nothingness
is clenched upon the void.

(Rainer Maria Rilke)

Découvert ici:https://schabrieres.wordpress.com/

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

JE VEUX SONGER (George Bacovia)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2019




Illustration: ArbreaPhotos
    
JE VEUX SONGER

Il fait froid, c’est l’hiver…
Je veux songer à mes années vides —
Je n’attends plus personne…
Aucune espérance, aucune…
Plus personne n’est libre…
Je veux songer à mes années vides.
Ferme partout,
Ferme la porte… Il fait froid, c’est l’hiver…

(George Bacovia)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :