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Poésie

Posts Tagged ‘vent’

Retouche à l’abri (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2017



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retouche à l’abri

au relais du soleil ventru
l’automne cavalier s’effondre
le vent à voix de vieille dame gronde
un choeur de jeunes filles

dans les feuilles qui tombent
s’ouvre l’oeil du cheval
écrin pour le reste du monde

(Daniel Boulanger)

 Illustration

 

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Au fond de la cour (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2017



 

Au fond de la cour
le gris tremblé des tôles

La pénombre du hangar
fleurie d’oiseaux

Les herbes sous le vent
comme un premier langage

(Georges Bonnet)

 

 

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Depuis l’aube (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2017



 

Depuis l’aube
le vent du sud
avec sa soif
les désirs toujours
leurs navires aveugles
largués
vers des mers sans mémoire

(Georges Bonnet)

 

 

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A nouveau seul (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2017



A nouveau seul
le vent s’ébruite
les herbes se taisent

Rien n’égale
la patience des pierres

(Georges Bonnet)

 

 

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L’isolement (Alphonse de Lamartine)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2017



 

L’isolement

Souvent sur la montagne, à l’ombre du vieux chêne,
Au coucher du soleil, tristement je m’assieds ;
Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.

Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes ;
Il serpente, et s’enfonce en un lointain obscur ;
Là le lac immobile étend ses eaux dormantes
Où l’étoile du soir se lève dans l’azur.

Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
Le crépuscule encor jette un dernier rayon ;
Et le char vaporeux de la reine des ombres
Monte, et blanchit déjà les bords de l’horizon.

Cependant, s’élançant de la flèche gothique,
Un son religieux se répand dans les airs :
Le voyageur s’arrête, et la cloche rustique
Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.

Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
N’éprouve devant eux ni charme ni transports ;
Je contemple la terre ainsi qu’une ombre errante
Le soleil des vivants n’échauffe plus les morts.

De colline en colline en vain portant ma vue,
Du sud à l’aquilon, de l’aurore au couchant,
Je parcours tous les points de l’immense étendue,
Et je dis :  » Nulle part le bonheur ne m’attend.  »

Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,
Vains objets dont pour moi le charme est envolé ?
Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé !

Que le tour du soleil ou commence ou s’achève,
D’un oeil indifférent je le suis dans son cours ;
En un ciel sombre ou pur qu’il se couche ou se lève,
Qu’importe le soleil ? je n’attends rien des jours.

Quand je pourrais le suivre en sa vaste carrière,
Mes yeux verraient partout le vide et les déserts :
Je ne désire rien de tout ce qu’il éclaire;
Je ne demande rien à l’immense univers.

Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère,
Lieux où le vrai soleil éclaire d’autres cieux,
Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre,
Ce que j’ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux !

Là, je m’enivrerais à la source où j’aspire ;
Là, je retrouverais et l’espoir et l’amour,
Et ce bien idéal que toute âme désire,
Et qui n’a pas de nom au terrestre séjour !

Que ne puis-je, porté sur le char de l’Aurore,
Vague objet de mes voeux, m’élancer jusqu’à toi !
Sur la terre d’exil pourquoi resté-je encore ?
Il n’est rien de commun entre la terre et moi.

Quand là feuille des bois tombe dans la prairie,
Le vent du soir s’élève et l’arrache aux vallons ;
Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie :
Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !

(Alphonse de Lamartine)

Illustration

 

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La sérénité sur l’herbe (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 24 février 2017



 

La sérénité sur l’herbe
d’une ombre orpheline

Où que l’on regarde
l’espace à neuf

Et on ne sait quel désir
à la proue du vent

(Georges Bonnet)

 

 

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Filles-Fleurs (Maurice Blanchard)

Posted by arbrealettres sur 23 février 2017



Filles-Fleurs

Elles enivraient les abeilles et leurs yeux dansaient
sans jamais toucher la terre. Le vent ne fait pas autre
chose et aucun ne s’en étonne, dans les jardins.
Pourtant, la tige des fleurs est un mystère. Pourtant,
le rire des filles en est un autre, et aussi le sifflet du
train, quand la voie est fermée!
La voie est fermée et la vie éclate, grenade des
amours, lourd grenat des dahlias de l’automne, joie
extasiée de jeunes singes dévorant les géraniums.
Il y eut autrefois des fleurs rampantes qui invitaient
au sommeil, les feux de Bengale parsemaient la rade
par les nuits d’été.
Baptême de la douceur, un monde de velours
succédait enfin aux gueules d’hyènes ricanant dans
l’obscurité.
Et j’ai bu l’alcool des abeilles. Le monde devint un
immense arc-en-ciel que je me mis à gravir, et je me
disais : «Elles ne savent ce qu’elles font, mais elles le
font bien!»

(Maurice Blanchard)

Illustration: Mario Fortuny

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Mon jeune écho (Jean Cayrol)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2017



 

Mon jeune écho
jusqu’à l’aube jusqu’à Dieu
plaie d’enfant coquelicot
au-dessus de ton front le ciel est toujours bleu

Les camions du salut vont venir
blanc de neiges éternelles
Rémy qui laisse la porte ouverte
sur le dernier Appel

Mon jeune mort
cruel aux herbes cruel aux voix
autour de toi le vent dévore
ton feu de joie

(Jean Cayrol)

Illustration

 

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Comprendre (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2017



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Comprendre disaient-ils encore
la finesse des feuilles
pour apprendre le vent

La face cachée d’un visage
le bonheur des connivences

Le cheminement du sommeil
à l’approche de l’hiver

Puis des jardins sans âge
qui dorment avec l’été

(Georges Bonnet)

 

 

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L’été dormait souvent (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2017



 

L’été dormait souvent
en herbes profondes
avec la terre et les petites bêtes
qui n’ont nul souci du bien ou du mal
Le jour y persistait à voix basse
loin des feuillages cultivés par le vent
des buissons fleuris dans leur âge
et des rocailles ensoleillées
où le seul fait d’être
donnait à chaque pierre sa nudité

(Georges Bonnet)

 Illustration

 

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