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Posts Tagged ‘vent’

Le vent se lève (Nakahara Chūya)

Posted by arbrealettres sur 9 août 2022



 

Mario Sanchez Nevado 0,075,f

Le vent se lève, les vagues grondent
et devant l’infini j’agite les bras

(Nakahara Chūya)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Mario Sanchez Nevado

 

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Le vent calligraphe (Abdourahman A. Waberi)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2022



Le vent calligraphe

pinceau en main le vent dessine
des paysages de mots
des montagnes sculptées
des plaines d’ombre
des enclaves d’horizons

le calligraphe chatouille
les sillons enflammés du désert
avec un bâtonnet d’encre bien délicat

(Abdourahman A. Waberi)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha
Illustration: Martin Schoeller

 

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Le vent sur la peau (Gaëlle Josse)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2022



Illustration: Auguste Chabaud
    

le vent sur la peau
et mes pas sur quelques branches
au-dessus du vide

des fenêtres au loin
leur point lumineux
palpite derrière les vitres

(Gaëlle Josse)

Recueil: et recoudre le soleil
Traduction:
Editions: NOTAB/LIA

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Nous étions la marelle (Max-Pol Fouchet)

Posted by arbrealettres sur 27 juillet 2022



Nous étions la marelle et la pierre et l’enfant
Le rire et les courses le livre et la courbe et la craie
La tuile le gué la rivière les sautes du vent
Aux transparentes carènes ce maigre brûlis d’herbes

Qu’un peuplier sur l’espace un doigt sur les lèvres
A jamais taise le secret dans le rouissage du jour
Perdons-le dans la neige le sable la verdeur vivons
Comme si nous ne savions rien des fumures du labour

Sur le tour des saisons monte la poterie des collines
Des taillis de la nuit les chiens ont levé le jour
Au tableau de l’école un enfant dessine le ciel
Roule une pierre
un oiseau crie
nous avons oublié.

(Max-Pol Fouchet)

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NOTE UNIQUE (Max-Pol Fouchet)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2022



 

NOTE UNIQUE

Le monde est à ses rêves
Au plus serré des doigts
C’est le mur qui sans trêve
L’isole à jamais de toi

Il n’est rien que des songes
Le tien est de croire prendre
Quand tout te fuit par le sien
Quand le tien même te fuit

Les arbres et leurs sèves
Sont à d’autres forces
Plus dure que leur rêve
Il n’est pas d’écorce

Tu les poursuis en vain
Ils poursuivent leur rêve
Tu cours tu n’atteins rien
Tu es le mauvais élève

Passe comme le vent
Passe comme la vie
A peine soulevant
Le poids d’une chenille.

(Max-Pol Fouchet)

Illustration: Martin Schoeller

 

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Tout est ruine (Michel Deguy)

Posted by arbrealettres sur 23 juillet 2022


ruine

Quand le vent pille le village
Tordant les cris
L’oiseau
S’engouffre dans le soleil

Tout est ruine
Et la ruine
Un contour spirituel

(Michel Deguy)

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St-Adrien (Pierre Albert-Birot)

Posted by arbrealettres sur 23 juillet 2022


arbres_dans_le_vent

Le vent
Tire les arbres par les cheveux
Tant il les veut
Mais les arbres sont patriotes
Et le vent s’en va tout seul
Comme un poète

(Pierre Albert-Birot)

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Le vol du colibri (René Depestre)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2022


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Toute femme quelque part est
fille de la mer et du vent.
Toute femme sait confier
le sang de l’homme
à la fureur marine de la vie.
Toute femme au lit d’amour
sait donner à l’allégresse de l’homme
la légèreté du colibri.

(René Depestre)

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Concert dans le jardin (Octavio Paz)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2022




Concert dans le jardin

Il a plu.
L’heure est un oeil immense.
En elle nous marchons comme des reflets.
Le fleuve de la musique
entre dans mon sang.
Si je dis : corps, il répond : vent.
Si je dis : terre, il répond : où?

S’ouvre, fleur double, le monde :
tristesse d’être venu,
joie d’être ici.

Je marche perdu en mon propre centre.

***

Concierto en el jardin

Llovió.
La hora es un ojo inmenso.
En ella andamos como reflejos.
El río de la música
entra en mi sangre.
Si digo: cuerpo, contesta: viento.
Si digo: tierra, contesta: ¿dónde?

Se abre, flor doble, el mundo:
tristeza de haber venido,
alegría de estar aquí.

Ando perdido en mi propio centro.

(Octavio Paz)

 

 

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Mouvement (Octavio Paz)

Posted by arbrealettres sur 20 juillet 2022




Mouvement

Si tu es la jument d’ambre
je suis le chemin de sang

Si tu es la première neige
je suis celui qui allume le brasier de l’aube

Si tu es la tour de la nuit
je suis le clou brûlant dans ton front

Si tu es la marée du petit matin
je suis le cri du premier oiseau

Si tu es le panier d’oranges
je suis le couteau de soleil

Si tu es l’autel de pierre
je suis la main sacrilège

Si tu es la terre couchée
je suis le roseau vert

Si tu es le saut du vent
je suis le feu enterré

Si tu es la bouche de l’eau
je suis la bouche de la mousse

Si tu es la forêt des nuages
je suis la hache qui les fend

Si tu es la ville profanée
je suis la pluie de consécration

Si tu es la montagne jaune
je suis les bras rouges du lichen

Si tu es le soleil qui se lève
je suis le chemin de sang

***

Movimiento

Si tú eres la yegua de ámbar
yo soy el camino de sangre

Si tú eres la primer nevada
yo soy el que enciende el brasero del alba

Si tú eres la torre de la noche
yo soy el clavo ardiendo en tu frente

Si tú eres la marea matutina
yo soy el grito del primer pájaro

Si tú eres la cesta de naranjas
yo soy el cuchillo de sol

Si tú eres el altar de piedra
yo soy la many sacrílega

Si tú eres la tierra acostada
yo soy la caña verde

Si tú eres el salto del viento
yo soy el fuego enterrado

Si tú eres la boca del agua
yo soy la boca del musgo

Si tú eres el bosque de las nubes
yo soy el hacha que las parte

Si tú eres la ciudad profanada
yo soy la lluvia de consagración

Si tú eres la montaña amarilla
yo soy los brazos rojos del liquen

Si tú eres el sol que se levanta
yo soy el camino de sangre

(Octavio Paz)

Illustration

 

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