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Poésie

Posts Tagged ‘fragile’

Que ne suis-je peintre (Béatrice Bastiani-Helbig)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2019



Que ne suis-je peintre
pour dire les couleurs,
la légèreté,
la lumière,
la transparence
des fleurs de mon jardin…

Coquelicot,
rouge éclatant
mais si fragile,
lumineux,
jupe gitane dansant
dans la brise.

Iris,
mauve pâle
long, élégant,
gracieux,
peint par Van Gogh
et par Maman
si joliment.

Chaque jardin a une histoire.
Il est un peu notre mémoire.
Nostalgie et tendresse
pour nos aînés,
pour nos aimés.

Jacinthes de Roubaix,
enfance de mon père.
Iris et lilas d’Alfortville,
enfance de ma mère.

Iris, jacinthes,
lilas et jonquilles,
et glycine au délicieux parfum,
mon enfance.

Mon enfance réveillée
chaque matin de printemps,
mon enfance toujours
émerveillée.

Et gentil coqu’licot, Mesdames,
Gentil coqu’licot nouveau.

(Béatrice Bastiani-Helbig)

 

Illustrations amicalement envoyées par l’auteure


 

 

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Il est fragile (Abbas Kiarostami)

Posted by arbrealettres sur 18 avril 2019



Enterrez
Mon coeur
À l’écart
Il est fragile

(Abbas Kiarostami)

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Nuit obscure (Alain Suied)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2019




    
Nuit obscure

Une lueur, une trace :
tu t’éveilles à sa vision.
Ce n’est qu’un fragile espace
soudain visible dans la Nuit sans fond.

À chaque instant, tu dois choisir
le signe inconnu de l’Être.

Un nom ? Un cri ? Une force infinie ?

À chaque instant, tu devras espérer
en vain de voir le visage

sacré.

Dans l’espace d’un regard
pourtant

se tient le monde

et vibre enfin la délivrance.

(Alain Suied)

 

Recueil: Sur le seuil invisible
Traduction:
Editions: Arfuyen

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Pierres et corps (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 30 mars 2019


pierre

 

Des pierres de toujours
ou précieuses ou de foudre
des plus aiguës qui tombent
sur le champ du voisin
de celles du bord des mers
les corps vivants s’inquiètent
dans leurs fourrures
et peaux
portant leurs réserves de sang
leurs yeux fragiles
et leurs membres qui cherchent.

(Jean Follain)

Illustration

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Quelquefois la forêt (Richard Rognet)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2019



 

    

Quelquefois la forêt,
comme un corps fragile,
te demande d’ouvrir
en grand ta fenêtre,

tu obéis, avec la
complicité du jardin,
tu lui dis d’approcher,
qu’elle peut compter

sur ta joie où vibrent
encore des oiseaux que
l’âge n’a pas obscurcis

et qui planent dans
ta mémoire comme
les grandes mains
d’un crépuscule
sans blessures.

(Richard Rognet)

 

Recueil: Un peu d’ombre sera la réponse
Traduction:
Editions: Gallimard

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Les printemps possibles (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 21 mars 2019



La fleur d’orage

Mes amis, la peine est de ce monde ;
La peine est de ce monde, je le sais bien.
Comment deviner, sur la fragile branche,
Le nom des saisons à venir ?
La peine est de ce monde, ô mes amis que j’aime,
Mais chaque fleur d’orage porte la graine de demain.

(Andrée Chedid)

Illustration

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Laisse mon univers (Germain Droogenbroodt)

Posted by arbrealettres sur 27 janvier 2019



Illustration: Satish Gupta
    
Laisse mon univers
ce petit monde à moi
si frêle, si fragile.

***

Laat mij mijn wereld
die kleine wereld van mij
zo breekbaar, zo broos

***

Déjame en mi mundo
este pequeño mundo mío
tan sensible, tan frágil

***

Leave me my own world
that very small world of mine
so fragile, so frail

***
Che mi si lasci
nel mio mondo piccolo
fragile, tenue

***

(Germain Droogenbroodt)

 

Recueil: Gouttes de rosée Cent haïkus
Traduction: Français Elisabeth Gerlache / Néerlandais l’original / Espagnol Rafael Carcelén / Anglais Stanley H. Barkan / Italien Silvia Pio / Japonais Taeko Uemura – Mariko Sumikura
Editions: POINT et Boeken Plan(P0ésie INTernationale)

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Lobe (Patrick Le Divenah)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2019



 

Pierre-Auguste Renoir    head-of-a-young-woman-

Blasons du corps féminin

Lobe

plus fin plus délicat plus petite merveille ?
rien ; mais il lui suffit d’une modeste place
si tendre on pourrait l’engloutir quand on l’embrasse
une goutte oblongue pour affiner l’oreille

et pourtant il a charge de lourds artifices
à moins que ne l’occulte cette boucle dont
la courbe l’assimile fragile à peine on
ose poser le doigt sur ce doux appendice

c’est peut-être de peur qu’on ne le tire qu’il
se dérobe soudain rebelle à toute emprise
puis au détour d’un geste il reparaît docile

celui-ce se découpe un autre se profile
vers la joue qu’il annonce et qui le suit conquise
pièces de collection pour quelque lobophile

(Patrick Le Divenah)

Illustration: ArbreaPhotos

Illustration: Pierre-Auguste Renoir

 

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Le poème qui ne meurt pas en toi (Jean Lavoué)

Posted by arbrealettres sur 23 janvier 2019




    
Le poème qui ne meurt pas en toi
Ne s’écrit pas
Sa mélodie est traversière

C’est parce qu’il a partie liée avec la vie
flamme où réside l’éternel
Que le poème ne cesse de chanter l’oiseau
La graine enfouie le bourgeon la terre
Le silence bruissant de la forêt
L’humble élan du printemps
L’éclat de la sève
Le fragile présent en l’homme
Du souffle qui le traverse

(Jean Lavoué)

 

Recueil: Nous sommes d’une source
Traduction:
Editions: L’enfance des arbres

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En cette chair au précaire équilibre (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 6 janvier 2019



En cette chair
Au précaire équilibre
Entre espoir et affliction

En cette pulpe savoureuse
Sillonnée par le rêve
Ravagée par le temps

Hors des gouffres de cette chair
Jusqu’aux épaules de l’espace
S’élèveront toujours les ailes

D’un infini improbable
D’un chant indéfini
D’un vol incandescent.

(Andrée Chedid)

Illustration: Marie-Paule Deville Chabrolle

 

 

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