Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘porter’

Je porte au coeur de mon tourbillon (Carolyn Carlson)

Posted by arbrealettres sur 17 décembre 2017




Illustration: Béatrice Hunckler
    
Je porte au coeur
de mon tourbillon
un milliard de grâces rondes
ailes pour déplacer
la perception

(Carolyn Carlson)

 

Recueil: brins d’herbe
Traduction: Jean-Pierre Siméon
Editions: Actes Sud

Publicités

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La lettre dans la boîte (Valérie Canat de Chizy)(Marie-Noëlle Agniau)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2017



Illustration
    
La lettre dans la boîte
porte plus que des mots

sans l’ouvrir à distance
je devine sa présence

porteuse de pépites
grains de lumière

c’est de cela
dont je dois me nourrir

le papier est neutre
mais empreint de bonté

(Valérie Canat de Chizy)(Marie-Noëlle Agniau)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Le poème correspondant
Traduction:
Editions: La Porte

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Tu étais cachée par les brumes (Alexandre Blok)

Posted by arbrealettres sur 11 décembre 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    

Tu étais cachée par les brumes,
Et même ta voix était faible.
Je me souviens de ces leurres,
Je m’en souviens, esclave soumis.

Tu portais encor la couronne
Des caprices du point du jour.
Je me souviens des marches du trône
Et de ton premier jugement.

Les vêtements étaient si pâles
Et le calme si inquiétant!
Et ces pleines brassées de lys,
Et ton regard sans pensée…

Qui peut dire où cela s’est passé?
Qui peut dire où l’Étoile est tombée?
Et ce que furent ces mots
Qu’alors tu as prononcés?

Mais comment n’aurais-je pas reconnu
La blanche fleur des rivières,
Et tous ces vêtements pâles,
Et l’étrange sous-entendu blanc ?

(Alexandre Blok)

 

Recueil: Le Monde terrible
Traduction:Pierre Léon
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

Si mes yeux si mes mains (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 11 décembre 2017



Sergey Kondrashov  (8)

Si mes yeux si mes mains
Si ma bouche encor tiède
Si la terre et le ciel
Venaient à me manquer
Si le vent n’allait plus
Porter dans sa nacelle
Mes oiseaux et la part
Infime du secret
Si les tiges de blé
Qui ferment ton visage
N’éclairaient plus la route
Où j’avance à pas lents
Si ce poème enfin
N’était rien qu’un poème
Et non le cri d’un homme
En face de sa nuit
Mon Dieu serait-ce alors
Besoin de tant de larmes.

(René Guy Cadou)

Illustration: Sergey Kondrashov

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 7 Comments »

Tout se passe comme si tu étais là (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 11 décembre 2017



 

Auto Observacion ... 2008 ... GAO XINGJIAN

Tout se passe comme si tu étais là
Et des années-lumière nous séparent
Je n’attends rien de toi
Mon Dieu
Je ne crains rien de toi
Nous portons tous deux la même croix
Nos paumes se referment sur les mêmes clous d’or
Les mêmes fautes
Je te donne le meilleur de mon mal
Et ce regard de gel
Qu’un jour tu me rendras.

(René Guy Cadou)

Illustration: Gao Xingjian

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

Je reste à vous attendre au bord de ma fenêtre (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 11 décembre 2017



Mais qu’importe à l’oiseau
Qui porte dans le rêve
L’abandon de son aile
Et ces grands alizés

Le regret du poète
Et son amour pareil
Au doux vrombissement
D’un insecte doré

Voyageurs de ma vie
Qui parcourez sans peine
Cet océan de brume
Entre le monde et moi

Je reste à vous attendre
Au bord de ma fenêtre
Soleils tant attendus
Par les jours de grands froids!

(René Guy Cadou)


Illustration: Serguéï Andréïévitch TOUTOUNOV

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Je t’attendais (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 9 décembre 2017



    

Je t’attendais ainsi qu’on attend les navires
Dans les années de sécheresse quand le blé
Ne monte pas plus haut qu’une oreille dans l’herbe
Qui écoute apeurée la grande voix du temps

Je t’attendais et tous les quais toutes les routes
Ont retenti du pas brûlant qui s’en allait
Vers toi que je portais déjà sur mes épaules
Comme une douce pluie qui ne sèche jamais

Tu ne remuais encor que par quelques paupières
Quelques pattes d’oiseaux dans les vitres gelées
Je ne voyais en toi que cette solitude
Qui posait ses deux mains de feuille sur mon cou

Et pourtant c’était toi dans le clair de ma vie
Ce grand tapage matinal qui m’éveillait
Tous mes oiseaux tous mes vaisseaux tous mes pays
Ces astres ces millions d’astres qui se levaient

Ah que tu parlais bien quand toutes les fenêtres
Pétillaient dans le soir ainsi qu’un vin nouveau
Quand les portes s’ouvraient sur des villes légères
Où nous allions tous deux enlacés par les rues

Tu venais de si loin derrière ton visage
Que je ne savais plus à chaque battement
Si mon cœur durerait jusqu’au temps de toi-même
Où tu serais en moi plus forte que mon sang.

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Comme un oiseau dans la tête
Traduction:
Editions: Points

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Je crois en toi (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 9 décembre 2017




    
Je crois en toi
Visage parmi les pierres veinées de soie
Le plus seul avec son courage
Le plus près de la terre
Sous sa taie de soleil
Tu glisses avec les algues de douceur
Entre les rameaux blancs les mains
L’humus découvert des saisons
Tu portes sur le front le tatouage des tempêtes
Les stigmates du fleuve
Derrière toi il y a tout un passé qui s’ouvre
Une enfance incertaine
Le meilleur de toi-même que tu croyais perdu.

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Comme un oiseau dans la tête
Traduction:
Editions: Points

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Non merci (Joë Bousquet)

Posted by arbrealettres sur 7 décembre 2017



Illustration: Marchal Mithouard
    
Non merci, pas de corps !
ce pollen me suffit.
Non merci, pas de terre !
cette étoile me porte
comme un chameau docile.
Non merci, pas de dieu!
je ne crois qu’en ce fleuve
qui se moque de moi :
je suis ce que les hommes,
conseillés par la grêle,
inventent pour donner
un visage à l’oubli.

(Joë Bousquet)

 

Recueil: Poèmes, un
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Et ce regard de brume bleue (Gilles Baudry)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2017




    
Et ce regard de brume bleue
que tu portes
sur toute chose avec amour
pollinise le monde.

(Gilles Baudry)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Recueil: Un silence de verdure
Traduction:
Editions: L’enfance des arbres

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :