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Poésie

Posts Tagged ‘apparaître’

Quelque chose nous appelle (Roger Munier)

Posted by arbrealettres sur 30 septembre 2021



Quelque chose nous appelle,
nous interpelle et peut-être nous oblige.
Mais est-ce bien à la parole?
Ce qui nous appelle ne nous requiert peut-être qu’au silence,
à son silence, à son mutisme…

La lumière fait surgir, apparaître,
mais elle e nomme pas.

On veut dire quelque chose et on n’y parvient pas.
C’est parce qu’on veut le dire.

I1 ne manque au fond qu’un seul mot
que tous les autres cherchent à remplacer —
fébrilement.

(Roger Munier)


Illustration

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La Femme Peuplier (Jeanne Benameur)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2021



Illustration: Rémi Polack
    
La Femme Peuplier

Celle qui porte la joie
dans chaque frisson sur sa peau on l’appelle
La Femme Peuplier

Elle va
nue et souriante
les bras grands ouverts

Du Peuplier
elle a le frémissement à chaque souffle qui passe
Elle n’appelle rien mais tout va vers elle
Joyeuse elle s’offre à la caresse qui vient Sans retenue

Celui qui a la chance de la voir quand elle va ainsi nue et offerte
peut trouver la joie tout entière
dans chaque boucle de ses cheveux

Elle n’apparaît dans aucun rêve

Il faut
pour la voir
être celui qui chemine et que la chance aide

Certains passent à côté d’elle
et ne la voient pas

Son offrande est si vaste qu’elle est silencieuse

Ceux qui passent
la tête encombrée des bruits du monde
et du fracas des disputes vaines
n’ont aucune chance de poser la main sur son sein

Ils disent que la joie n’existe pas
que celui qui a été blessé un jour
garde sa blessure pour toujours.
Savent-ils que d’une caresse La
Femme Peuplier peut les rendre à
la joie du monde?

La Femme Peuplier s’est mise en route

Elle est cette femme qui marche dans les rues
et rien ne la distingue des autres femmes
Mais ceux qui l’approchent
sentent un souffle nouveau
les caresser
Ils repartent d’un pas plus léger
vers celles qui les attendent dans les maisons
celles qu’ils appellent leurs femmes
Ils sourient sans savoir pourquoi.

(Jeanne Benameur)

 

Recueil: De bronze et de souffle, nos coeurs
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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LA DIVINE COMÉDIE (extrait) (Dante Alighieri)

Posted by arbrealettres sur 22 août 2021




    
LA DIVINE COMÉDIE (extrait)

[…]
Le cercle qui en toi semblait conçu
Comme se réfléchit une lumière,
Mes yeux l’ayant contemplé un instant,
En son milieu, et de sa couleur même
M’apparut alors peint de notre image,
Et mon regard s’y plongea tout entier.
Et tel le géomètre qui s’attache
À mesurer le cercle, et cherche en vain
Dans sa pensée le principe qui manque,
Tel étais-je à la vision nouvelle :
Je voulais voir comment l’image au cercle
Se conjoignait et venait s’y inscrire,
Mais aussi haut ne volaient point mes ailes;
Quand mon esprit fut soudain foudroyé
Par un éclair qui combla mon attente.
Lors défaillit ma haute fantaisie,
Mais déjà entraînait mon vouloir, comme roue
Tournant d’un mouvement égal, l’amour
Qui mène le soleil et les autres étoiles.

La Divine Comédie,
Le Paradis, chant XXXIII. Trad. : Éditions Gallimard, 1999.

***

LA DIVINA COMMEDIA

[…]

Quella circulazion che si concetta
Pareva in te corne lume reflesso,
Da li occhi miei alquanto circunspetta,
Dentro da sé, del suo colore stesso,
Mi parve pinta de la nostra effige:
Per che’l mio viso in lei tutto era messo.
Qual è’ 1 geomètra che tutto s’ affige
Per misurar lo cerchio, e non ritrova,
Pensando, quel principio ond’ elli indige,
Tal era io a quella vista nova:
Veder voleva corne si convenne
L’imago al cerchio e corne vi s’indova;
Ma non eran da ciô le proprie penne:
Se non che la mia mente fu percossa
Da un fulgore in che sua voglia venne.
A l’alta fantasia qui mance, possa;
Ma già volgeva il mio disio e’l velle,
Si corne rota ch’igualmente è mossa,
L’amor che move il sole e l’ altre stelle.

(Dante Alighieri)

 

Recueil: Petite anthologie Poésie européenne
Traduction:
Editions: Singulières

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UNE LUMIÈRE À L’HORIZON (Camiña Navia Velasco)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2021




    
Poem in French Spanish, Dutch, English, Italian, German, Portuguese, Sicilian, Romanian, Polish, Greek, Chinese, Arab, Hindi, Japanese, Farsi, Icelandic, Kurdish, Russian, Filipino, Hebrew, Tamil, Bangla, Irish, Serbian, Armenian, Macedonian, Indonesian, Malay, Catalan

Picture from Germain Droogenbroodt

Poem of the Week Ithaca 692 “A LIGHT IN THE DISTANCE”
Camiña Navia Velasco, Colombia

from: “Cuarentena Literaria”, Sial – Pigmalión, Madrid, 2020

– All translations are made in collaboration with Germain Droogenbroodt –

UNE LUMIÈRE À L’HORIZON

Très loin, à l’horizon
nous apercevons un vert plein d’espoir
une lumière qui apparaît
scintillante et lancinante
une braise stable et durable
qui ne s’éteint pas.
Un chant dans le lointain
garde l’horizon
promesse de jours prochains
promesse d’enlacement.
Les yeux s’agrandissent
et cherchent cette piste :
les mains se caressent
les corps s’éveillent
tout cela arrivera demain.

(Camiña Navia Velasco)

Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache

***

UNA LUZ EN DISTANCIA

Lejos, al horizonte
divisamos un verde de color esperanza
una luz que se asoma
titilante y agónica
una pavesa firme, persistente
que no desaparece.
Algún canto lejano
mantiene el horizonte
promesa de otros días
promesa de un abrazo.
Los ojos se agigantan
y buscan esta estela
las manos se acarician
los cuerpos se despiertan
todo será mañana.

CAMIÑA NAVIA VELASCO

***

EEN LICHT IN DE VERTE

Ver weg, aan de horizon
ontwaren we een hoopvol groen
een licht dat opduikt
flonkerend en kwellend
een bestendig, blijvend stuifas
dat niet verdwijnt.
Een of ander lied in de verte
bewaart de horizon
de belofte van andere dagen
de belofte van een omhelzing.
De ogen worden groter
en zoeken dat spoor:
de handen strelen elkaar
de lichamen ontwaken
morgen, zal het allemaal geschieden.

Vertaling Germain Droogenbroodt

***

A LIGHT IN THE DISTANCE

Far away, on the horizon,
we discover a green color
of light and hope that peeps out
flickering and agonizing,
a firm, persistent spark
that does not disappear.
Some distant song
holds the horizon,
a promise of other days
a promise of an embrace.
The eyes enlarge
and look for that trace,
hands caress each other,
bodies arouse—
all will be tomorrow.

Translation Germain Droogenbroodt – Stanley Barkan

***

UNA LUCE LONTANA

Lontano, all’orizzonte,
scopriamo un colore verde
di luce e speranza che spunta
tremolante in agonia,
una ferma, persistente scintilla
che non scompare.
Una qualche canzone lontana
attende all’orizzonte,
una promessa di nuovi giorni
una promessa di abbracci.
Si allargano gli occhi
per scrutare quella traccia,
le mani carezzano le une le altre,
i corpi eccitati—
Tutto sarà domani.

Germain Droogenbroodt – Stanley Barkan – Luca Benassi

***

EIN LICHT IN DER FERNE

Weit weg, am Horizont
erkennen wir ein hoffnungsvolles Grün
ein Licht das auftaucht
flackernd und fast verlöschend
eine feste, anhaltende Brise
die nicht verschwindet.
Ein Lied in der Ferne
trägt den Horizont
das Versprechen von kommenden Tagen
das Versprechen einer Umarmung.
Die Augen werden größer
und suchen nach jener Spur:
Hände die sich streicheln
[Hände streicheln sich]
Körper die erwachen
[Körper erwachen]
alles wird morgen geschehen.

Germain Droogenbroodt – Wolfgang Klinck

***

UMA LUZ LONGÍNQUA

Ao longe, no horizonte,
avistamos um verde cor de esperança,
uma luz que assoma,
uma agonia vibrante,
uma centelha que permanece firme
e não se desvanece.
Em algum recanto longínquo,
o horizonte guarda
a promessa de outros dias
a promessa de um abraço.
Os olhos dilatam-se
e procuram essa estrela,
as mãos acariciam-se,
os corpos despertam.
Tudo acontecerá amanhã.

Tradução portuguesa: Maria do Sameiro Barroso

***

NA LUCI A DISTANZA

suntanu, a l’orizzunti
scupremu un virdi di culuri
spiranza, na luci ca s’affaccia
trimulanti e agonizzanti,
na spisidda ferma, ncutta
ca non scumpari.
Un cantu luntanu
manteni l’orizzunti
prumissa di autri jorna,
prumissa d’un abbrazzu.
L’occhi si fannu granni
e cercanu dda traccia,
manu s’accarizzanu,
li corpi si svigghianu—
tuttu succedi dumani.

Traduzioni in Sicilianu di Gaetano Cipolla

***

LUMINĂ ÎN DEPARTĂRI

În depărtări, la orizont,
se distinge un verde de culoarea speranței,
lumină în răsărit,
licăr în agonie,
scânteie temerară, stăruitoare,
ce nu se poate stinge.
Un cântec de departe
susține orizontul,
făgăduind o altă zi,
promisa îmbrățișare.
Cu ochii larg deschiși
scrutează cerul după steaua aceasta
în dezmierdări de mâini,
trezind corpuri ce simt
că mâine va fi totul.

Traducere: Gabriela Căluțiu Sonnenberg

***

ŚWIATŁO W ODDALI

Daleko na horyzoncie
dostrzegamy zieleń nadziei i światło
które pojawia się
drżące i zanikające
stały, uporczywy ognik
który nie znika.
Jakaś daleka pieśń
podtrzymuje horyzont,
obietnicę innych dni,
obietnicę uścisku.
Oczy ogromnieją
wypatrując nieuchwytnego
dłonie czule pieszczą się
ciała rozbudzają —
to wszystko dopiero jutro.

Przekład na polski: Mirosław Grudzień – Małgorzata Żurecka
Translation into Polish by Mirosław Grudzień – Małgorzata Żurecka

***

ΜΑΚΡΙΝΟ ΦΩΣ

Στον απέραντο ορίζοντα
διακρίνεται ένα πράσινο φως
κι η ελπίδα που μας κοιτά,
τρεμουλιαστή και αγχωμένη,
μια άσβηστη, επίμονη σπίθα
που δεν χάνεται.
Μακρινό τραγούδι ακούγεται
στον ορίζοντα,
υπόσχεση άλλων ημερών
υπόσχεση μιας αγκαλιάς.
Τα μάτια εστιάζονται
σ’ αυτή τη σπίθα
χέρια πιάνουν το ένα τ’ άλλο
τα σώματα ξυπνούν
σ’ αυτό το μαγικό αύριο.

Μετάφραση Μανώλη Αλυγιζάκη
Translated by Manolis Aligizakis

***

远方的一种光亮

遥远的,地平线上,
我们发现一种绿色
的光亮和希望,它们露出
隐约闪烁和焦虑不安,
发现一种坚定、执着的火花
这火花不会消失。
某种遥远的歌
抱住地平线,
抱住另外日子的承诺
抱住一个拥抱的承诺。
这些眼睛睁大
并寻找那个迹象,
双手相互抚摩,
身体勃发——
一切将成未来。

原作:哥伦比亚 卡米尼亚·纳维亚·维拉斯科
英译:杰曼·卓根布鲁特—斯坦利·巴坎
Translation into Chinese by William Zhou

***

ضَوْءٌ فِي الأُفُقْ

بَعِيدًا ، فِي الأُفُقِ
نَكْتَشِفُ خَضْرَةً مَلِيئَةً بِالأمل
ضَوْءٌ يَبْدُو مُتَلَأْلِئا
وَهَجٌ ثَابِتُ وَمُسْتَمِرٌ
لَا يَنْطَفِئ.

بَعْضُ الأَغَانِي البَعِيدَةِ
تُحَافِظُ عَلَى الأُفُقَ ،
وَعْدً بَأَيامٍ أُخْرَى
وَعْدً بإِحْتِضَان

تَتَّسِعُ العُيُونُ لِتَبْحثَ عَنِ الأَثَر
اليَدَينِ تَلْمِسُ بَعْضُهَا البَعْضَ
الأَجْسَادُ تَسْتَيْقَظُ ـــــ
كُلُ هَذَا سَيَحْدُثُ غَدًا.

كارمينيا نافيا فيلاسكو، كولومبيا
ترجمة للعربية: عبد القادر كشيدة

Translation into Arab by Mesaoud Abdelkader

***

एक प्रकाश दूर में

दूर क्षितिज पर,
हम एक हरे रंग की खोज करते हैं
प्रकाश और आशा की जो झाँकती है
झिलमिलाहट और पीड़ादायक,
एक दृढ़, लगातार चिंगारी
जो मिटता नहीं।
कुछ दूर का गीत
क्षितिज रखता है,
अन्य दिनों का वादा
गले लगाने का वादा।
आंखें बड़ी हो जाती हैं
उस निशान की तलाश में,
हाथ एक दूसरे को सहलाते हैं,
शरीर जगाता है-
सब कल होगा।

कैमिना नविया वेलास्को, कोलम्बिया

Hindi translation by Jyotirmaya Thakur.

***

遠くの光

遠く地平線の上に
希望の緑の光を見つける
チカチカと点滅し、苦悶する
そのしっかりと続く火花は
なくならない
遠くに聞こえる歌は
地平線をとらえる
昔かわした抱擁の約束
目は見開かれ
その抱き合う手の跡をさがす
身体は目を覚まし
すべては明日のものに

カルミナ・ナヴィラ・ヴァラスコ(コロンビア)
Translation into Japanese by Manabu Kitawaki

***

نوری در دوردست

در دوردست‌ها، در افق
ما رنگ سبزی از نور
و امید را کشف می‌کنیم
که چشمک می‌زند و عذاب‌آور،
جرقه‌ای قوی و مداوم
که ناپدید نمی‌شود. چند آهنگ دور
افق را نگه می‌دارد،
نوید روزهای دیگر، نوید یک آغوش.
با چشمانی گشوده بدنبال یک اثر،
دست‌های همدیگر را نوازش می‌کنند،
بدنها تحریک می‌شوند—
همه فردا خواهند بود.
کامینا ناویا ویلاسکو، کلمبیا
ترجمه سپیده زمانی

Translation into Farsi by Sepideh Zamani

***

LJÓS Í FJARSKA

Langt í burtu, við sjónarrönd,
uppgötvum við grænan lit
á ljósi og von gægist fram
flöktandi og sársaukafull,
stöðugur, þrálátur neisti
sem hverfur ekki.
Svolítill fjarlægur söngur
heldur um sjóndeildarhringinn,
heitir nýjum dögum
heitir famlagi.
Augun stækka
og leita að þessu merki,
hendur strjúkast,
likamar vakna —
allt verður á morgun.
CAMIÑA NAVIA VELASCO, Kólumbíu

Þór Stefánsson þýddi samkvæmt enskri þýðingu Germains Droogenbroodt og Stanleys Barkan

***

СВЕТ ВДАЛИ

Вдали у самого горизонта
мы наблюдаем зеленый свет,
он вспыхивает,
сверкает, в агонии мечется,
этот твердый, упрямый пепел,
он не хочет исчезнуть.
Далекая песня
поддерживает горизонт,
намек на завтра,
намек на объятия.
Глаза распахнуты
и всматриваются в отблески:
руки ласкают друг друга
тела проснутся –
это будет завтра.

Карминия Навия Веласко, Колумбия

Перевод Гермайна Дрогенбродта
Перевод на русский язык Дарьи Мишуевой
Translation into Russian by Daria Mishueva

***

ISANG LIWANAG SA MAY DI-KALAYUAN

Malayo, sa abot ng tanaw,
natuklasan namin ang isang luntiang kulay
ng ilaw at pag-asa na sumilip
kumikislap at nagpapahirap,
isang matatag, paulit-ulit na sumisiklab
na hindi mawala-wala.
Isang matagal ng awitin
Tumatangan sa abot tanaw,
isang pangako ng nakalipas na ibang araw
isang pangako ng isang yakap.
Nanlaki ang mga mata
at hinanap yaong bakas
hinahaplos ng mga kamay ang bawat isa,
gumising ang mga katawan—
lahat ay para bukas.

Translated into Filipino by Eden Soriano Trinidad

***

אור במרחק

הַ רְ חֵ ק הַ רְ חֵ ק , עַ ל קַ ו הָ אֹפֶ ק ,
ָאנּו מְ גַלִּ ים צֶ בַ ע יָרֹק
שֶ ל אוֹר וְ תִּ קְ וָה שֶ נִּגְלָה
מְ הַ בְ הֵ ב ּומְ יַסֵ ר,
נִּיצוֹץ אֵ יתָ ן ּומַ תְ מִּ יד
שֶ אֵ ינוֹ נֶעֱלָם.
אֵ יזֶשֶ הּו פִּ זְמוֹן מְ רֻ חָ ק
אוֹחֵ ז בָ אֹ פֶ ק,
הַ בְ טָ חָ ה לְ יָמִּ ים אֲחֵ רִּ ים
הַ בְ טָ חָ ה לְ חִּ בּוק.
הָ עֵינַיִּם מִּ תְ רַ חֲבוֹת
ּומְ חַ פְ ׂשוֹת אֶ ת הַ סִּ ימָ ן לְ כְָך,
יָדַ יִּם מְ לַטְ פוֹת זוֹ אֶ ת זוֹ ,
ּגּופִּ ים מִּ תְ עוֹרְ רִּ ים –
כָל זֶה יִּהְ יֶה מָ חָ ר.

תרגום לאנגלית: ג’רמיין דרוגנברודט וסטנלי ברקן
תרגום מאנגלית לעברית: דורית ויסמן
הצילום של ג’רמיין דרוגנברודט
Translation into Hebrew by Dorit Weisman

***

துலைவில் ஒரு வெளிச்சம்

தொடுவானத் துலைவில்
பச்சைநிற வெளிச்சத்தைக் காண்கிறோம்
வெளிவரும் நம்பிக்கை
மினுமினுக்கிறது வேதனை அளிக்கிறது
மறையாத
கெட்டியான தொடரும் பொறி.!
துலைவில் கேட்கும் பாடல்
தொடுவானத்தைக் கவ்வுகிறது!
மற்றைய நாட்களின் வாக்குறுதி
தழுவும் வாக்குறுதி.
கண்கள் பெரிதாய் விரிகின்றன
அதனுடைய தடயத்தைத் தேடுகிறது
கைகள் தடவிக்கொள்கின்றன
உடல் எழுகிறது
அனைத்துமே நாளை!
ஆக்கம்

Translation into Tamil by DR. N V Subbaraman

***

দূরে কোথাও একটি আলো

দূরে কোথাও, দিগন্তের প্রান্তে,
আমরা খুঁজে পাই একটি সবুজ রং
আলো ও আশার সবুজ রং যে উঁকি দেয়
মিটিমিটি সাথে নিয়ে মানসিক যন্ত্রণা,
একটি দৃঢ়, অটল স্ফুলিঙ্গ
যা হয় না অদৃশ্য ।
দুরে কোথাও যে আছে একটি গান
যা ধরে রাখে দিগন্তকে,
অন্যদিন গলির একটি প্রতিশ্রুতি
আলিঙ্গনের একটি অঙ্গীকার ।
নয়নযুগল হয় প্রসারিত
আর খুঁজে বেড়ায় প্রতিজ্ঞা গুলির চিহ্ন,
হাতগুলি আদর করে একে অপরকে,

শরীরের হয় সঞ্জীবিত —
সব হবে আগামীকাল,

ক্যামিয়া নাভিয়া ভেলাসকো, কলম্বিয়া

Bangla Translation: – Tabassum Tahmina Shagufta Hussein

***

SOLAS I GCÉIN

I bhfad uainn, ar fhíor na spéire,
caochan solas
geal an dóchais,
ag teacht is ag imeacht,
splanc láidir buan
nach múchfar choíche.
Éiríonn ceol
ar imeall na spéire,
ag geallúint saol níos fearr
i ndán dúinn.
Osclaíonn na súile
chun a lorg a aimsiú,
muirníonn lámha lámha eile,
ag múscailt ár gcolainne —
lá nua an lá amárach.

Aistrithe go Gaeilge ag Rua Breathnach
Translation into Gaelic by Rua Breathnach

***

SVETLO U DALJINI

Daleko, na horizontu,
otkrili smo zelenu boju
svetla i nade kako vire
i bolno svetlucaju.
Čvrsta, uporna iskra
koja neće nestati.
Neka daleka pesma
podupire horizont,
obećanje boljih dana,
obećanje zagrljaja.
Oči se povećavaju
i traže njegove tragove,
ruke se miluju,
sve to će se desiti sutra.

Sa engleskog prevelar S. Piksiades
Translation into Serbian by S. Piksiades

***

СВЕТЛО ВО ДАЛЕЧИНАТА

Далеку, на хоризонтот,
откриваме зелена боја
од светлина и надеж што ѕирка
трепери и во агонија фрла
цврста, постојана искра
што не исчезнува.
Некоја далечна песна
го држи хоризонтот,
ветување за други денови,
ветување за прегратка.
Очите се зголемуваат
и ја бараат таа трага,
рацете се бакнуваат една со друга,
телата се будат —
сѐ ќе се појави утре.

Камина Навија Веласко, Колумбија

Превод од англиски на македонски: Даниела Андоновска-Трајковска
Translation from English into Macedonian: Daniela Andonovska-Trajkovska

***

CAHAYA DI KEJAUHAN

Jauh di cakrawala,
kami menemukan warna hijau
dari cahaya dan harapan yang muncul
berkedip dan membuat pilu,
percikan yang kuat dan teguh
yang tidak luruh.
Nyanyian dari kejauhan
cakrawala dalam genggaman
menjanjikan di hari yang akan datang
menjanjikan dekapan
Mata membesar
mencari jejak
tangan saling membelai
tubuh tergugah—
semua terjadi esok.

Translated into Indonesian by Lily Siti Multatuliana

***

CAHAYA DI KEJAUHAN

Jauh di sana, di horizon
kita temui warna hijau
cahaya dan harapan yang menjenguk
berkerdip dan menyeksa,
percikan mantap, berterusan
yang tidak menghilang.
Suatu lagu kejauhan
memegang horizon
janji akan hari-hari lain
janji suatu pelukan.
Mata membeliak
dan mencari jejak
tangan bercengkaman satu sama lain,
jasad-jasad bangkit
semua pada esok hari.

Translation into Malay by Dr Irwan Abu Bakan

***

LUNA LLUM A DISTÀNCIA

Lluny, a l’horitzó
albirem un verd de color esperança
una llum que treu el cap
titil.lant i agònica
una cendra ferma, persistent
que no desapareix.
Algun cant llunyà
manté l’horitzó
promesa d’altres dies
promesa d’una abraçada.
Els ulls s’ageganten
i busquen aquest deixant
les mans s’acaricien
els cossos es desperten
tot serà demà.

Traducció al català de: Natalia Fernández Díaz-Cabal
Translation into Catalan by Natalia Fernández Díaz-Cabal

 

Recueil: ITHACA 692
Editions: POINT
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LE GRAND DÉFI (Jacques Rabemananjara)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2021




LE GRAND DÉFI

I

Ton corps était tendu de grâce et d’insolence :
Le grand défi brillait d’un feu de diamant
dans tes yeux où l’amour en pleine virulence
rutilait comme un astre au fond du firmament.

Nous reprîmes le chant de nos premières fêtes :
Le monde de nouveau chancela sous nos poids,
tellement nous étions lourds de tous nos émois ;
royale tu m’ouvris les alcôves secrètes.

Aussitôt jaillissant du sarcophage d’or
telle tu m’apparus qu’en songe j’avais prise :
reine Néfertiti sans voile ni trésor,

ayant pour seul atour sa beauté reconquise
ou bien, livrée à la caresse de nos brises,
ondine d’Alassour, nymphe des lacs du Nord.

II

Royale tu m’ouvris les alcôves du ciel :
Par quel prodige, par quelle métamorphose
dans ton lit devenu l’axe de toute chose,
l’Univers retrouva son centre essentiel !

Ce fut le tourbillon fantastique des sens
pris soudain dans la ronde éternelle des astres.
Et tel fut le combat que jouant les désastres
il nous rongea les os et nous brilla le sang.

Cherchant de nos volcans les plus riches vestiges
nous tournions, nous tournions sur nos propres vertiges
avant la chute d’or dans le cratère en feu.

Le bonheur renaissait de la chaude coulée
des laves dévalant les flancs nus et nerveux
de ta divinité de nouveau révélée.

III

O Déesse, voici le temps de l’apogée :
La terre disparaît avec son rituel
et son cortège de soucis habituels.
C’est l’ivresse du ciel par l’amour propagée

qui déferle sur nous en beaux cyclones d’or.
Quelle force nous lance au-delà de nous-mêmes,
plus haut que notre rêve et plus loin que la mort.
Le zénith nous délivre un message suprême

pour franchir la frontière au col de l’infini.
Nous avons à passer la charge la plus lourde
dont un simple mortel se soit jamais muni.

Notre soif est si grande et si fraîche la gourde
que du désert brillant le sable et les rocailles
s’en trouvent attendris jusque dans les entrailles.

(Jacques Rabemananjara)

Illustration

 

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Le portrait (Jules Supervielle)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2021



Le portrait

Elle passa comme un parfum de fleur d’automne.
J’espérais la revoir et ne la voyais plus,
Mon cœur était lassé de ne trouver personne,
Mes yeux étaient lassés d’avoir été déçus.

Je me souvins un jour que de notre amour brève,
Il me restait un vieux portrait que je baisais.
Sous les baisers brûlants de larmes arrosés,
L’image s’effaça et s’enfuit comme un rêve.

Et je désespérais quand je vis apparaître
Sur l’image effacée l’azur pur de ses yeux,
Quand je vis la pâleur de ses lèvres renaître
Avec un éclat tendrement mystérieux.

Le souvenir avait refait l’image pure.
Sur le papier vieilli je remis un baiser ;
Ses lèvres vinrent sur les miennes se poser
Et je sentis au cœur une vague brûlure.

(Jules Supervielle)

Illustration

 

 

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L’ETRANGERE (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 11 avril 2021



Belle étrangère
tu m’apparais
en rêve
dans mon sommeil
et mes lèvres
cherchent les tiennes
mais au réveil
la tristesse m’oppresse
car tu me laisses
solitaire sur la terre
de mes ancêtres
dans cette chaumière
perdue au milieu
des fougères et des bruyères
d’un lieu mystérieux.

(Jean-Baptiste Besnard)

Illustration: Jean-Michel Pucci

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La poésie te trouve (Títos Patríkios)

Posted by arbrealettres sur 8 mars 2021



    
La poésie te trouve

La poésie vient te trouver en vélo, en mobylette, en voiture
parfois elle arrive comme une amazone le glaive dressé
parfois elle te suit à la sortie du supermarché comme une mendiante en haillons
elle t’entraîne telle une porno-star dans les abysses imaginaires
elle te rappelle à l’ordre comme un directrice de maison de redressement
elle t’apparaît dans les tréfonds du sommeil telle une vierge immaculée
(…)

(Títos Patríkios)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Recueil: Sur la barricade du temps
Traduction: Traduit du grec par Marie-Laure Coulmin Koutsaftis
Editions: Le Temps des cerises

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Qu’on brise la forme où le langage s’est englué Ghérasim Luca)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2021




Ghérasim Luca    
    

Qu’on brise la forme où le langage s’est englué
et de nouvelles relations apparaissent :
la sonorité s’exalte, des secrets endormis
surgissent, celui qui écoute est introduit dans un monde de vibrations
qui suppose une participation physique, simultanée…

(Ghérasim Luca)

 

Recueil: Ne pas détacher le vide du sol
Traduction:
Editions: Gallimard

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ÉPITAPHE (Nuno Jùdice)

Posted by arbrealettres sur 2 février 2021




    
ÉPITAPHE

Ils moururent de l’épidémie, les meilleurs : les uns,
la peste les emporta; d’autres, la grippe que l’on
appela espagnole ; et il y eut ceux de la
danse de Saint-Guy ; ceux de la lèpre, ceux de la
phtisie, galopante ou non. Et cela, quand
ils ne se tiraient pas un coup de feu dans la tête, ne se
pendaient pas à un réverbère, ne se jetaient pas
dans le fleuve. Il y eut encore ceux qui cessèrent
d’écrire; ceux qui burent jusqu’à perdre
la raison ; ceux qui, purement et simplement,
renoncèrent sans explication. Comme si
la vie dépendait de si peu —
des lignes griffonnées sur du papier brouillon,
des phrases qui pouvaient rimer ou non,
des pensées… qu’ils auraient pu
garder pour eux-mêmes. Cependant,
quand je les lis, je comprends leur
désespoir. La beauté n’apparaît pas
tous les jours aux yeux d’un homme;
la perfection ne paraît pas toujours
une chose de ce monde. Oui :
je monte les escaliers jusqu’en haut,
d’où l’on voit la ville, bien que
le temps soit à la tempête. Que
se passe-t-il, en cet instant, sous
ces toits ? Quelle épidémie, plus
subtile, saisit au sol ceux qui,
naguère encore, rêvaient de s’envoler?

(Nuno Jùdice)

 

Recueil: Un chant dans l’épaisseur du temps suivi de méditation sur des ruines
Traduction: Michel Chandeigne
Editions: Gallimard

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