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Poésie

Posts Tagged ‘vision’

Tout concentrer dans une vision poétique (Pier Paolo Pasolini)

Posted by arbrealettres sur 27 juillet 2022




Tout concentrer dans une vision poétique des évènements
et jouir ainsi des choses, transformer en être fantastique
ce qui habituellement arrive de la manière la plus banale

(Pier Paolo Pasolini)

 

 

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La vision nue (Juliette Darle)

Posted by arbrealettres sur 5 juillet 2022




    
La vision nue
à Anne Hoang

Son regard est seul à voir
l’innocence du passant

L’image en porterait preuve

La lumière sans dérive
réinvente la vie même

Anne longue nostalgie

l’aube pleure son absence
sa voyance Tu n’as plus

que son reflet dans le doute

La pure exigence semble
venir d’une autre planète

Son sourire parfois filtre
sous la belle heure qui passe

(Juliette Darle)

 

Recueil: Poésie au féminin
Traduction:
Editions: Folio

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Quel flamboiement inattendu (Fiodor Tiouttchev)

Posted by arbrealettres sur 17 décembre 2021



    
Quel flamboiement inattendu,
Que cet arc dans les hauteurs,
Qui s’élance à travers les nues
Dans son éphémère splendeur !

Un bout fiché dans les feuillages,
Il embrasse le ciel à demi,
Il se perd dans les nuages,
Et tout là-haut s’évanouit.

Oh, cette brève vision irisée,
Quel délice pour les yeux !
C’est un cadeau qui t’est donné,
Saisis-le, vite, saisis-le !

Regarde, il pâlit déjà,
Encore une minute — eh oui !
Il s’en est allé
comme s’en ira
Tout ce qui fait notre vie.

(Fiodor Tiouttchev)

Recueil: POÈMES
Traduction: traduit du russe par Sophie Benech
Editions: Interférences

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La route communale (Robert Momeux)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2021



La route communale

Le vieux cantonnier sur le bord de la route
Dont la moustache est grise
Et qui sait tant de choses
Il coupe son lard sur son pouce
Et mâche lentement son pain
En regardant rêveusement devant lui
Là-bas très loin la forêt
semble une bête qui dort
Et il vient dans le brouillard de l’été
Des visions qui ne sont pas
Tout à fait irréelles
Le vieux cantonnier referme son couteau
Dont la lame luit un moment
Et cela fait un bref éclair
Oui dure plus longtemps que son geste
Des oiseaux noirs s’envolent pesamment

(Robert Momeux)

Illustration: Paul Gavarni

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LA DIVINE COMÉDIE (extrait) (Dante Alighieri)

Posted by arbrealettres sur 22 août 2021




    
LA DIVINE COMÉDIE (extrait)

[…]
Le cercle qui en toi semblait conçu
Comme se réfléchit une lumière,
Mes yeux l’ayant contemplé un instant,
En son milieu, et de sa couleur même
M’apparut alors peint de notre image,
Et mon regard s’y plongea tout entier.
Et tel le géomètre qui s’attache
À mesurer le cercle, et cherche en vain
Dans sa pensée le principe qui manque,
Tel étais-je à la vision nouvelle :
Je voulais voir comment l’image au cercle
Se conjoignait et venait s’y inscrire,
Mais aussi haut ne volaient point mes ailes;
Quand mon esprit fut soudain foudroyé
Par un éclair qui combla mon attente.
Lors défaillit ma haute fantaisie,
Mais déjà entraînait mon vouloir, comme roue
Tournant d’un mouvement égal, l’amour
Qui mène le soleil et les autres étoiles.

La Divine Comédie,
Le Paradis, chant XXXIII. Trad. : Éditions Gallimard, 1999.

***

LA DIVINA COMMEDIA

[…]

Quella circulazion che si concetta
Pareva in te corne lume reflesso,
Da li occhi miei alquanto circunspetta,
Dentro da sé, del suo colore stesso,
Mi parve pinta de la nostra effige:
Per che’l mio viso in lei tutto era messo.
Qual è’ 1 geomètra che tutto s’ affige
Per misurar lo cerchio, e non ritrova,
Pensando, quel principio ond’ elli indige,
Tal era io a quella vista nova:
Veder voleva corne si convenne
L’imago al cerchio e corne vi s’indova;
Ma non eran da ciô le proprie penne:
Se non che la mia mente fu percossa
Da un fulgore in che sua voglia venne.
A l’alta fantasia qui mance, possa;
Ma già volgeva il mio disio e’l velle,
Si corne rota ch’igualmente è mossa,
L’amor che move il sole e l’ altre stelle.

(Dante Alighieri)

 

Recueil: Petite anthologie Poésie européenne
Traduction:
Editions: Singulières

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Si tu veux voir (Saint Bernard)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2021



Si tu veux voir,
écoute d’abord,
l’audition est un degré vers la vision.

(Saint Bernard)


Illustration: Edouard Boubat

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Je recule… (Flavia Garcia)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2021



Illustration: Bill Viola
    
Je recule…

je recule jusqu’au coeur
de l’étrange
là où se sont forgées
chimères et visions
seul ce chemin
en ligne droite
vers le haut
connaît mes possibles
contre toute attente
je suis vivante

(Flavia Garcia)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Recueil: Partir ou mourir un peu plus loin
Traduction:
Editions: Mémoire d’encrier

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La théorie du cheval (António Ramos Rosa)

Posted by arbrealettres sur 20 juin 2021




    
La théorie du cheval — la frise des femmes.
Les animaux qui auscultent le silence de la nuit,
une adolescente empêtrée dans une toile d’araignée,
un cri mourant dans le silence le plus froid.

L’explosion des épaules, le poing de ce regard,
la torsion de ce corps dans la fureur de l’amour,
l’explosion des mots comme le sperme dans la vulve,
la douceur satinée qui émane d’une lumière.

La nuit amoureuse jusqu’à la fin de la nuit.
Il n’existe pas de spectacle pour la vision intime.
Les corps les plus doux s’allument comme des lampes
et se baignent dans l’huile heureuse de l’absolu.

(António Ramos Rosa)

 

Recueil: Le cycle du cheval
Traduction: du portugais par Michel Chandeigne
Editions: Gallimard

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À l’ombre du cheval (António Ramos Rosa)

Posted by arbrealettres sur 20 juin 2021




    
À l’ombre du cheval, la vacuité retrouve sa plénitude.
Le plaisir de regarder la liberté du champ
où chaque arbre et chaque ombre disent
la tranquillité d’être à l’ombre du cheval.

La tranquillité du soleil, la terre égale à la terre,
et la lumière qui affermit les volumes et les couleurs.
Tout resurgit en force,
dans la pureté d’être en paix sous le cheval.

À l’ombre du cheval, la vacuité apprend à être
cela même qui est, une existence de lumière,
une raison d’être sans se savoir rien d’autre
que la raison des pierres, la vision des arbres.
L’ombre du cheval englobe tout le reste.

(António Ramos Rosa)

 

Recueil: Le cycle du cheval
Traduction: du portugais par Michel Chandeigne
Editions: Gallimard

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Je touche l’arbre (Roger Munier)

Posted by arbrealettres sur 7 avril 2021



Je touche l’arbre.
Mais est-ce l’arbre que je touche
ou est-ce que je me touche dans l’arbre?

C’est entre toi et ce que tu vois,
dans cet entre-deux de la vision,
que tout se passe.

(Roger Munier)


Illustration: Constance Jacquot

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