Arbrealettres

Poésie

la vie est un couteau de lumière dont la lame s’enfonce dans le cœur des saints et des cerfs (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2009


POASIS https://arbrealettres.wordpress.com POEMENADES PERSONNELLES http://arbreaphotos.wordpress.com

ACCES DIRECT AUX PHOTOS LES PLUS RECENTES ou par rubriques:

RANDONNEES FRANCILIENNESRANDONNEES AUTRES ET VOYAGES MUSEES SPECTACLES EVENEMENTS CHATS JARDIN MAISON
MUSIQUES http://arbreamusiques.wordpress.com

Pour voyager parmi 28 300 Poèmes : Cliquez sur lien ou lettre ci-dessous INDEX: Index par Mots et Auteurs du site d’ArbreaLettres

Par mots: a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w y z Î à â ç é ê î ô Par auteurs: A B C D E F G H I J K L M N O P R S T U V W X Y a c m Ô

==> Copyright © : La propriété des poèmes et des illustrations publiés sur ce site revient à leurs auteurs respectifs
Si vous souhaitez retirer une de vos oeuvres publiée ici, merci de me le signaler

litterature

> La NEVRALGIE PUDENDALE A découvrir et pour faire avancer les choses cliquer ici <<<

Posted in poésie | 132 Comments »

ROSES GUERRIERES (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2016



 

DN-SC-86-06115

ROSES GUERRIERES

Fêtes aux lanternes en acier
Qu’il est charmant cet éclairage
Feu d’artifice meurtrier
Mais on s’amuse avec courage

Deux fusants rose éclatement
Comme deux seins que l’on dégrafe
Tendent leurs bouts insolemment
Il sut aimer Quelle épitaphe

Un poète dans la forêt
Regarde avec indifférence
Son revolver au cran d’arrêt
Des roses mourir d’espérance

Roses d’un parc abandonné
Et qu’il cueillit à la fontaine
Au bout du sentier détourné
Où chaque soir il se promène

Il songe aux roses de Sâdi
Et soudain sa tête se penche
Car une rose lui redit
La molle courbe d’une hanche

L’air est plein d’un terrible alcool
Filtré des étoiles mi-closes
Les obus pleurent dans leur vol
La mort amoureuse des roses

Toi qui fis à l’amour des promesse tout bas
Et qui vis s’engager pour ta gloire un poète
O rose toujours fraîche ô rose toujours prête
Je t’offre le parfum horrible des combats

Toi qui sans défleurir sans mourir succombas
O rose toujours fraîche au vent qui la maltraite
Fleuris tous les espoirs d’une armée qui halète
Embaume tes amants masqués sur leurs grabats

Il pleut si doucement pendant la nuit si tendre
Tandis que monte en nous cet effluve fatal
Musicien masqué que nul ne peut entendre

Je joue un air d’amour aux cordes de cristal
De cette douce pluie où s’apaise mon mal
Et que les cieux sur nous font doucement descendre

(Guillaume Apollinaire)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le Chat (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2016



 

Le Chat

Je souhaite dans ma maison :
Une femme ayant sa raison,
Un chat passant parmi les livres,
Des amis en toute saison
Sans lesquels je ne peux pas vivre.

(Guillaume Apollinaire)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , | 1 Comment »

Le lapin (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2016



 

Alexandr Sulimov   6)

Le lapin

Je connais un autre connin
Que tout vivant je voudrais prendre.
Sa garenne est parmi le thym
Des vallons du pays de Tendre

(Guillaume Apollinaire)

Illustration: Alexandr Sulimov

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , | 1 Comment »

Comment faire pour être heureux comme un petit enfant candide (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2016



Mon coeur et ma tête se vident
Tout le ciel s’écoule par eux
O mes tonneaux des Danaïdes
Comment faire pour être heureux
Comme un petit enfant candide

Je ne veux jamais l’oublier
Ma colombe ma blanche rade
O marguerite exfoliée
Mon île au loin ma Désirade
Ma rose mon giroflier

(Guillaume Apollinaire)


Illustration: Edouard Boubat

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Nuit Rhénane (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2016


 

Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme
Ecoutez la chanson lente d’un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds

Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n’entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées

Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l’or des nuits tombe en tremblant s’y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l’été

Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire

(Guillaume Apollinaire)

Illustration

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 4 Comments »

Riez de moi (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2016



Voici que vient l’été la saison violente
Et ma jeunesse est morte ainsi que le printemps
Ô Soleil c’est le temps de la Raison ardente
Et j’attends
Pour la suivre toujours la forme noble et douce
Qu’elle prend afin que je l’aime seulement
Elle vient et m’attire ainsi qu’un fer l’aimant
Elle a l’aspect charmant
D’une adorable rousse
Ses cheveux sont d’or on dirait
Un bel éclair qui durerait
Ou ces flammes qui se pavanent
Dans les roses-thé qui se fanent

Mais riez de moi
Hommes de partout surtout gens d’ici
Car il y a tant de choses que je n’ose vous dire
Tant de choses que vous ne me laisseriez pas dire
Ayez pitié de moi

(Guillaume Apollinaire)

Illustration: Gustav Klimt

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Ta langue (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2016



Ta langue
Le poisson rouge dans le bocal
De ta voix

(Guillaume Apollinaire)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

O ma jeunesse abandonnée (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2016



 

vieille guirlande

O ma jeunesse abandonnée

Ô ma jeunesse abandonnée
Comme une guirlande fanée
Voici que s’en vient la saison
Et des dédains et du soupçon

Le paysage est fait de toiles
Il coule un faux fleuve de sang
Et sous l’arbre fleuri d’étoiles
Un clown est l’unique passant

Un froid rayon poudroie et joue
Sur les décors et sur ta joue
Un coup de revolver un cri
Dans l’ombre un portrait a souri

La vitre du cadre est brisée
Un air qu’on ne peut définir
Hésite entre son et pensée
Entre avenir et souvenir

Ô ma jeunesse abandonnée
Comme une guirlande fanée
Voici que s’en vient la saison
Des regrets et de la raison

(Guillaume Apollinaire)

Illustration

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Tout seul parmi la foule (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2016



Maintenant tu marches dans Paris tout seul parmi la foule
L’angoisse de l’amour te serre le gosier

(Guillaume Apollinaire)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , | 3 Comments »

Venez jusqu’au bord (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2016



Venez jusqu’au bord.
Nous ne pouvons pas, nous avons peur.
Venez jusqu’au bord.
Nous ne pouvons pas, nous allons tomber.
Venez jusqu’au bord.
Et ils y sont allés.
Et il les a poussés.
Et ils se sont envolés.

(Guillaume Apollinaire)


Illustration: Charles-Paul Landon

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :