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Poésie

la vie est un couteau de lumière dont la lame s’enfonce dans le cœur des saints et des cerfs (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2009


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litterature

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Nuit Rhénane (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2016


 

Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme
Ecoutez la chanson lente d’un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds

Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n’entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées

Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l’or des nuits tombe en tremblant s’y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l’été

Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire

(Guillaume Apollinaire)

Illustration

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Riez de moi (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2016



Voici que vient l’été la saison violente
Et ma jeunesse est morte ainsi que le printemps
Ô Soleil c’est le temps de la Raison ardente
Et j’attends
Pour la suivre toujours la forme noble et douce
Qu’elle prend afin que je l’aime seulement
Elle vient et m’attire ainsi qu’un fer l’aimant
Elle a l’aspect charmant
D’une adorable rousse
Ses cheveux sont d’or on dirait
Un bel éclair qui durerait
Ou ces flammes qui se pavanent
Dans les roses-thé qui se fanent

Mais riez de moi
Hommes de partout surtout gens d’ici
Car il y a tant de choses que je n’ose vous dire
Tant de choses que vous ne me laisseriez pas dire
Ayez pitié de moi

(Guillaume Apollinaire)

Illustration: Gustav Klimt

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Ta langue (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2016



Ta langue
Le poisson rouge dans le bocal
De ta voix

(Guillaume Apollinaire)

 

 

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O ma jeunesse abandonnée (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2016



 

vieille guirlande

O ma jeunesse abandonnée

Ô ma jeunesse abandonnée
Comme une guirlande fanée
Voici que s’en vient la saison
Et des dédains et du soupçon

Le paysage est fait de toiles
Il coule un faux fleuve de sang
Et sous l’arbre fleuri d’étoiles
Un clown est l’unique passant

Un froid rayon poudroie et joue
Sur les décors et sur ta joue
Un coup de revolver un cri
Dans l’ombre un portrait a souri

La vitre du cadre est brisée
Un air qu’on ne peut définir
Hésite entre son et pensée
Entre avenir et souvenir

Ô ma jeunesse abandonnée
Comme une guirlande fanée
Voici que s’en vient la saison
Des regrets et de la raison

(Guillaume Apollinaire)

Illustration

 

 

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Tout seul parmi la foule (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2016



Maintenant tu marches dans Paris tout seul parmi la foule
L’angoisse de l’amour te serre le gosier

(Guillaume Apollinaire)

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Venez jusqu’au bord (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2016



Venez jusqu’au bord.
Nous ne pouvons pas, nous avons peur.
Venez jusqu’au bord.
Nous ne pouvons pas, nous allons tomber.
Venez jusqu’au bord.
Et ils y sont allés.
Et il les a poussés.
Et ils se sont envolés.

(Guillaume Apollinaire)


Illustration: Charles-Paul Landon

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Les fées regardent (Georges Jean)

Posted by arbrealettres sur 3 décembre 2016



Automne encore
Douceur du temps

Vieilles images
Chambres d’enfants

Matin de soie
Cendre du soir

Dehors le chien
Attend le temps

Rivières grises
D’autres oiseaux

L’herbe se plie
Autres parfums

Les fruits déjà
Se tachent d’ombre

Chemins ouverts
Bêtes du vent

Forêts saisies
Par les fantômes

Lourdes maisons
Volets de sang

La nuit ressemble
A ton visage

Simples paroles
Au long des murs

Contre la vitre
Aux mains de pluie

Les fées regardent.

(Georges Jean)


Illustration

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Nous chercherons les portes de nos jardins secrets (Georges Jean)

Posted by arbrealettres sur 3 décembre 2016



Autour du temps se noue
Une histoire et une autre

Les sources d’autrefois
Sont taries me dis-tu

Lorsque nous reviendrons
Vers les maisons d’automne

Nous chercherons les portes
De nos jardins secrets

Et l’eau des souvenirs
Sera plus claire encore.

(Georges Jean)

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Chaque jour (Georges Jean)

Posted by arbrealettres sur 3 décembre 2016



 

Chaque jour

Chaque jour le voyage
dans les couloirs du matin
Interroger quelques portes
Un visage une absence
ou la route de pluie
par un matin d’automne

Puis s’accouder
La feuille la table
la solitude
Les yeux fermés

La plume glisse.

(Georges Jean)

 

 

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Ecoute les pas (Georges Jean)

Posted by arbrealettres sur 3 décembre 2016



Le poids du matin
Dans les mains du jour

Ecoute les pas
Des marcheurs de l’aube

Les échos voisins
Les murs éclatés

Les gens recommencent
A user le temps

La page est ouverte
Aux paroles vides.

(Georges Jean)

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