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Poésie

Ouvre le livre de l’horizon, ô main de la poésie! (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2009


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litterature

Posted in poésie | 142 Comments »

Chaque goutte de sang (Mawlana Rûmî)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2017



Illustration: Ludovic Florent
    
Chaque goutte de sang qui coule de moi
dit à la poussière :

« Je ne fais qu’une couleur avec ton amour,
je suis le compagnon de ta tendresse. »

En la demeure d’argile et d’eau
le coeur est désolé, sans Toi ;

O mon Aimé,
entre dans la demeure, ou je la quitte.

(Mawlana Rûmî)

 

 

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Montre ta face (Mawlana Rûmî)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2017




    
Montre ta face, car je désire le verger et la roseraie,
Ouvre tes lèvres, car je désire sucre en abondance.

Ô Soleil, fais surgir ta face du voile de nuage,
Car je désire le radieux éclat de ce visage.

(Mawlana Rûmî)

 

 

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La rose écarlate (Mawlana Rûmî)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2017




    
La rose écarlate déchire sa robe,
et je suis le seul à savoir pourquoi

Le pauvre rossignol anéanti par la souffrance
soupire devant la rose qui parade.

Toutes les beautés du jardin disent :
« La rose me regarde ».

Le rossignol répond : « C’est pour moi, l’infortuné,
qu’elle fait tout ce charme ».

Le platane a levé ses mains en signe de lamentation,
te dirai-je ses supplications ?

 

(Mawlana Rûmî)

 

 

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Ce soir (Mawlana Rûmî)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2017



    
Ce soir, retire complètement mon esprit de mon corps,
afin que je n’aie plus ni forme ni nom en ce monde !

En ce moment je suis ivre en Toi, donne-moi une autre coupe !
Alors je serai effacé des deux mondes en Toi.

Lorsque je me serai anéanti en Toi et serai devenu ce que Tu sais,
alors je prendrai la coupe du non-être et je la boirai coupe après coupe (…)

Donne-moi à chaque instant le vin du non-être ;
lorsque je serai entré dans le non-être,
je ne ferai plus de différence entre la maison et son toit. (…)

Soulève les vagues du non-être afin de m’emporter au large !
Jusqu’à quand arpenterai-je le rivage de l’Océan dans la crainte ?

(Mawlana Rûmî)

 

 

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L’amour (Mawlana Rûmî)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2017




    
L’amour, c’est s’envoler vers le ciel ;
l’amour, c’est déchirer cent voiles à chaque souffle

Dès le premier souffle, interrompre le souffle ;
dès le premier pas, se couper des pas

Regarder ce monde comme rien,
et regarder son propre regard

Je dis : « ô mon cœur, sois le bienvenu,
pour ton arrivée au cercle des amants »

Regarder au-delà du regard,
courir dans les ruelles des poitrines (…)

S’il n’aimait pas d’amour,
le firmament ne contiendrait pas en son sein la pureté

Si le soleil lui-même n’aimait pas d’amour,
sa face n’aurait pas en elle cette clarté

Si la terre et les montagnes n’aimaient pas d’amour,
les plantes, de leur ventre, ne pourraient pas pousser

Et si la mer n’avait eu vent de l’amour,
elle aurait trouvé une attache où se poser

Toi, aime d’amour afin de connaître l’amour,
sois fidèle pour voir la fidélité

Ce fardeau du dépôt, le ciel l’a refusé,
car il aimait d’amour, il eut peur de manquer

(Mawlana Rûmî)

 

 

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J’étais mort (Mawlana Rûmî)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2017




    
J’étais mort, je devins vivant; j’étais en pleurs, je devins rires
Le règne de l’amour est venu, et mon règne devint durable (…)

Il me dit : tu n’es pas fou, tu n’es pas digne de cette maison !
Je partis, je devins fou, je me chargeai de chaînes

Il me dit : tu n’es pas ivre, va-t-en, tu ne fais pas partie de la bande !
Je partis, je devins ivre et rempli d’allégresse

Il me dit : tu n’es pas mort, cela ne cadre pas avec l’allégresse !
Devant sa face de résurrection, je devins mort, renversé

Il me dit : tu es un petit malin, plein d’illusions et de doutes
Je devins bête, hébété, de tout je me suis détaché

Il me dit : tu es bougie, devenu pôle de cette assemblée
Je ne suis ni assemblée, ni bougie, je devins fumée dispersée

Il me dit : tu es maître et seigneur, tu es chef de file et guide
Je ne suis ni maître ni chef, je ne suis que ton serviteur (…)

(Mawlana Rûmî)

 

 

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Je suis un rayon du Soleil (Mawlana Rûmî)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2017



    

Je suis un rayon du Soleil, bien que j’erre parmi toutes ces demeures.
Je suis cornaline, or et rubis, bien que je sois né d’eau et d’argile.

Quelle que soit la perle que tu vois, cherche-en une autre en elle.
Chaque atome de poussière dit : « Intérieurement je suis un trésor ».

Chaque joyau te dit : « Ne te contente pas de ma beauté,
car la lumière de ma face provient de la chandelle de ma réalité intérieure ».

(Mawlana Rûmî)

 

 

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Ne me dis rien (Mawlana Rûmî)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2017




    
Regarde mon visage tout jaune et ne me dis rien !
Regarde ma douleur sans fin et de grâce, ne dis rien !

Regarde mon cœur en sang, regarde mes yeux en pleurs
Passe sur ce que tu vois, des pourquoi et des comment, ne dis rien !

Hier ton image vint à la porte de la maison du cœur
Frappa à la porte et dit : viens, ouvre la porte, ne dis rien !

Je me mordais les doigts pour ne pas hurler de désir
Il dit : Je suis à toi, ne te mords pas les mains, ne dis rien !

Tu es mon hautbois, sans mes lèvres ne gémis pas !
Tant que comme une lyre, je ne te pince pas, de la fortune ne dis rien !

Je dis : pourquoi traînes-tu mon cœur ainsi autour du monde ?
Il dit : où que je le traîne, viens vite et ne dis rien !

Je dis : si je ne dis rien, tu seras exaucé
Tu deviendras un feu et diras : entre et ne dis rien !

Comme une fleur, il éclata de rire et dis : entre et tu verras
Que le feu est tout fleurs, verdure et feuilles, ne dis rien !

Le feu devint tout entier fleur parlante et me dit :
Sauf de la douceur et la grâce de notre Aimé, ne dis rien !

(Mawlana Rûmî)

 

 

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Est-ce possible ? (Mawlana Rûmî)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2017



    

Est-ce possible ? Où est-il allé, le bien-aimé ?
Est-ce possible ? Où est-il allé, beauté faite à la taille du cyprès ?

Il portait la lumière parmi nous comme une torche. Où est-il allé ?
Est-ce possible ? Sans nous, où est-il allé ?

Mon cœur frémit tout le jour comme la feuille.
Où est-il allé, mon Aimé, seul à la mi-nuit !

Va par les chemins, demande à ceux qui passent :
Où s’en est-il allé, qui passait sur le même chemin, intensifiant les âmes ?

Va dans le jardin, demande au jardinier :
Où est-il allé, ce svelte rameau de roses ?

Va sur la terrasse, demande aux sentinelles :
Où est-il allé, ce sultan sans pareil ?

J’erre comme un fou dans la plaine :
Où est-elle allée, cette gazelle, dans la plaine ?

Mes deux yeux sont par leurs larmes devenus comme l’Oxus :
Où est-elle allée, cette perle, au fond de la mer ?

À la lune, à Vénus, toute la nuit je demande :
Cette beauté au visage de lune, en quel ciel est-elle montée ?

Puisqu’il est à nous, comment peut-il être avec d’autres ?
Comme il n’est pas ici, où est-il donc là-bas ?

Son cœur et son âme sont à Dieu attachés :
S’il n’est plus en ce mélange d’eau et d’argile, où est-il allé ?

Dis moi sans détour où est allé le Soleil de Tabriz,
Lui qui disait que le soleil ne se cache jamais !

(Mawlana Rûmî)

 

 

Recueil: Jalâl al-dîn Rûmî. Soleil du Réel
Traduction: Christian Jambet
Editions: Imprimerie Nationale

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Écoute la flûte de roseau se plaindre (Mawlana Rûmî)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2017



Illustration
    
Écoute la flûte de roseau se plaindre
et discourir de la séparation :

Depuis que l’on m’a coupé de la roselière,
à travers mes cris hommes et femmes se sont plaints

Je veux un cœur déchiré par la séparation
pour y verser la douleur du désir.

Quiconque demeure loin de sa source
aspire à l’instant où il lui sera à nouveau uni.

Moi, je me plains en toute compagnie,
je me suis associé à ceux qui se réjouissent comme à ceux qui pleurent

Chacun m’a compris selon ses propres sentiments,
mais nul n’a cherché à connaître mes secrets.

Mon secret pourtant n’est pas loin de ma plainte,
mais l’oreille et l’œil ne savent le percevoir.

Le corps n’est pas voilé à l’âme, ni l’âme au corps,
cependant nul ne peut voir l’âme.

Le son de la flûte est du feu et non du vent :
que s’anéantisse celui à qui manque cette flamme.

C’est le feu de l’amour qui est dans le roseau,
c’est l’ardeur de l’amour qui fait bouillonner le vin.

La flûte est la confidente de celui qui est séparé de son ami :
ses accents déchirent nos voiles.

Qui vit jamais un poison et un antidote comme la flûte ?
Qui vit jamais un consolateur et un amoureux comme la flûte ?

La flûte parle de la Voie ensanglantée de l’Amour,
elle rappelle l’histoire de la passion de Majnun.

À celui-là seul qui a renoncé au sens est confié ce sens :
la langue n’a d’autre client que l’oreille.

(Mawlana Rûmî)

 

 

Recueil: La Quête de l’Absol
Traduction: Eva de Vitray-Meyerovitch
Editions: Du Rocher

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