Arbrealettres

Poésie

Oses-tu voir une Ame en « Incandescence »? (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2009


POASIS https://arbrealettres.wordpress.com POEMENADES PERSONNELLES http://arbreaphotos.wordpress.com

ACCES DIRECT AUX PHOTOS LES PLUS RECENTES lucioleou par rubriques:

RANDONNEES FRANCILIENNESRANDONNEES AUTRES ET VOYAGES MUSEES SPECTACLES EVENEMENTS CHATS JARDIN MAISON
MUSIQUES http://arbreamusiques.wordpress.com

Pour voyager parmi 29 500 Poèmes : Cliquez sur lien ou lettre ci-dessous INDEX: Index par Mots et Auteurs du site d’ArbreaLettres

Par mots: a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w y z Î à â ç é ê î ô Par auteurs: A B C D E F G H I J K L M N O P R S T U V W X Y a c m Ô

==> Copyright © : La propriété des poèmes et des illustrations publiés sur ce site revient à leurs auteurs respectifs
Si vous souhaitez retirer une de vos oeuvres publiée ici, merci de me le signaler


litterature

Posted in poésie | 142 Comments »

L’isolement (Pe-Lo-Yé)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2017



L’isolement

C’est en isolant son corps du monde
qu’on se prépare à en isoler son esprit.
Je vais seul.
Je m’enivre de la contemplation du ciel bleu,
de la lune brillante et des étoiles sans nombre.

Mes oreilles se sont fermées.
J’ai perdu la notion de la distance et du temps.

J’ai oublié que je portais dans ma manche
plusieurs onces d’or,
et je les ai laissées tomber sur le chemin.

Voyant que j’étais devenu indifférent
à la possession de l’or jaune,
des courtisanes sont accourues
et ont déployé autour de moi leurs séductions ;
Mais mon esprit avait franchi
les pics neigeux et les nuages froids ;
il était déjà perdu dans les régions élevées.

Voyant que je demeurais immobile,
des insectes cruels ont attaqué ma peau
et déchiré ma chair ;
Mais mon esprit était si loin
que mon corps était devenu insensible
à la douleur comme à la volupté.

Que n’ai-je atteint à la perfection
et à la pureté des sages !
mon esprit se serait détaché de mon corps
comme la flamme se détache du flambeau
quand le vent l’emporte ;
Et, laissant ce corps inerte,
il ne serait plus revenu.

(Pe-Lo-Yé)

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Souvenir de l’Antiquité (Tsien-Ki)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2017



Souvenir de l’Antiquité

La Voie lactée brille dans un ciel d’automne,
et le grésil voltige en parcelles de jade ;
Le vent du nord emporte les parfums du nénuphar.

Une jeune femme concentre ses pensées.
Elle dévide de la soie,
aux lueurs affaiblies de sa lampe solitaire ;
Elle essuie des larmes ;
elle trouve bien longues et bien froides
les heures de veillées que marque sa clepsydre.

Les nuages purs, qui courent sur l’azur céleste,
passent seuls devant sa demeure.
La lune est le seul hôte du pavillon,
où l’on n’entend que le croassement des corbeaux
et le cri des oies sauvages.

Quelle est-elle donc cette jeune femme
qui brode sur son métier l’oiseau youèn ?
Qui s’abrite à grand’peine dans ses rideaux de soie,
derrière son paravent incrusté de nacre,
Et qui, de sa chaste fenêtre,
regarde tristement tomber les feuilles ?

Quelle est-elle cette jeune femme
qu’il faut plaindre,
qui souffre,
et que personne ne soutient
dans son isolement ?

(Tsien-Ki)

Illustration: Suzuki Harunobu

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

En bateau et la tasse en main (Chang-Oey)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2017



En bateau et la tasse en main

Comment, par une belle nuit,
se lasser de jouir du clair de lune,
sur les eaux du lac !
Comment, par un beau jour,
se lasser de parcourir la montagne,
sur le bord du lac !

Ma coupe se remplit toujours
d’un vin qui réjouit ma vue,
Mon cœur se vide
peu à peu des dix mille tracas
qui s’y étaient logés.

Notre hôte
compte ses mesures de grain par centaines,
Il a du vin en abondance,
gardons-nous bien de l’épargner.

La joie convient
à des amis qui se rencontrent,

Comme la tristesse convient
à ceux qui ne sont plus réunis
que par le souvenir.

(Chang-Oey)

Illustration:  Suzuki Harunobu

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le poète passe une nuit d’été sous les arbres (Li-Y)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2017



Le poète passe une nuit d’été sous les arbres

Etendu sous les grands arbres,
où je trouve un refuge contre l’accablante chaleur,
Je contemple les nuages blancs, répandus sur l’azur du ciel :
Cette situation m’enchante ; mon cœur est ouvert à la joie ;
Je sens d’ailleurs, dans mes idées, l’influence d’un vin généreux.

La lune brille de tout son éclat ; une tiède rosée me pénètre ;
Le silence de la nuit n’est troublé
que par le murmure de la source et le frémissement des bambous.
Un vent frais se joue dans mes longues manches,
et se glisse sous ma robe de soie ;

L’immense bien-être que j’éprouve,
qui jamais pourrait l’exprimer !

(Li-Y)

Illustration: Ohara Koson

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Sur la rivière de Jo-yeh (Tsoui-hao)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2017



Sur la rivière de Jo-yeh

Comme elle fuit cette barque légère !
Nous voici déjà dans le charmant pays
des blanches vapeurs et des vertes forêts.
On avance, on se repose,
toujours au milieu des oiseaux et des nuées ;

Tandis que l’image tremblante des montagnes suit,
sur les eaux limpides, tous les mouvements du bateau.
Tantôt l’écho vous répond,
sortant de quelque roche profonde,
Tantôt l’on arrive à quelque vallon tranquille,
dont le silence même invite à élever la voix.

Ici, tout semble fait pour inspirer à l’homme
l’amour de la solitude.
De grâce, laissez là vos rames,
que je jouisse de ce site admirable !
à peine en ai-je encore entrevu les beautés.

(Tsoui-hao)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Dans un pays désert (Song Pai-Jen)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2017



Dans un pays désert, bâtir une terrasse,
où jouir de la pureté des soirs ;

regarder la pluie
qui voile le pied lourd des nuages,

tandis que le corps léger des hirondelles
est emporté par le vent.

(Song Pai-Jen)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Sur un vieil arbre couché au bord de l’eau sur le sable du rivage (Ouang-Leng-Jèn)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2017



Sur un vieil arbre couché au bord de l’eau sur le sable du rivage

Ce vieil arbre, couché au bord de l’eau, sur le sable du rivage,
Il était abattu et flétri, depuis bien des années et bien des mois :
Montrant, parmi la vase et les cailloux, ses racines dénudées,

Au lieu d’élever, jusqu’aux nues, ses rameaux vigoureux du temps passé.
La mousse était, au printemps, son unique verdure,
La neige lui apportait, l’hiver, les seules fleurs dont il pût se couvrir.

S’il ne se fût point trouvé sur la route étoilée du ministre des Han,
Qui jamais eût fait de lui le bateau des Immortels ?

(Ouang-Leng-Jèn)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La montagne n’est que silence et solitude (Wang Wei)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2017



 

La montagne n’est que silence et solitude

J’aime les sources pures
qui serpentent
entre les rochers;

j’aime une cabane rustique,
paisiblement assise
au milieu des pins.

(Wang Wei)

Illustration: Wang Wei 

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La pluie venue (Song Tche-Wen)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2017




La pluie venue du mont Ki-chan avait passé rapidement avec le vent impétueux.
Le soleil se montrait pur et radieux au-dessus du pic occidental,
les arbres de la vallée du Midi semblaient plus verdoyants et touffus.

Je me dirigeai vers la demeure sainte
où un bonze vénérable me fit un accueil bienveillant.
Le religieux et moi nous nous sommes unis dans une même pensée ;
nous avions épuisé ce que la parole peut rendre
et nous demeurions silencieux.

Je regardais les fleurs immobiles comme nous,
j’écoutais les oiseaux suspendus dans l’espace,
et je comprenais la grande vérité.

(Song Tche-Wen)

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le palais (Wang Po)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2017



Le palais n’est plus visité que le matin par les vapeurs du rivage
et le soir par la pluie qui ronge les stores en lambeaux.

Des nuages paresseux se promènent lentement
en se mirant dans les eaux limpides.
Combien d’automnes ont déjà passé sur ce palais ?…
Le jeune roi qui l’habitait a contemplé comme nous ce grand fleuve
qui roule toujours ses flots muets et profonds.

(Wang Po)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :