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Poésie

Posts Tagged ‘noir’

Le crépuscule est un arbre (Henri Deluy)

Posted by arbrealettres sur 20 janvier 2022


rouge-gorge

Le crépuscule est un arbre.
Il fait briller sa peau. Il
S’assombrit. Puis le silence
Passe d’un oiseau sur l’autre.

Le bleu devient alors très noir.

(Henri Deluy)

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Anges (Franck Bouysse)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2022




    

Anges

Enfant je croyais
Que les anges voyageaient
Sur des nuages blancs
Aujourd’hui je le sais
Ils se cachent souvent
Dans les nuages noirs

(Franck Bouysse)

Recueil: Fenêtre sur Terre
Traduction:
Editions: Phébus

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La terre penchée (Franck Bouysse)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2022




    
La terre penchée

C’est un drôle de pays
Où tout semble courbé
Les herbes les buissons
Les roches et les arbres
Et même les maisons
Sous leurs chapeaux d’ardoises
Se penchent
Vers cette terre noire
Que des femmes et des hommes
Écorchent vainement
Et qu’ils creusent un jour
Pour enfouir un semblable

(Franck Bouysse)

Recueil: Fenêtre sur Terre
Traduction:
Editions: Phébus

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CE VISAGE (Louis Guillaume)

Posted by arbrealettres sur 9 novembre 2021



Ce visage dans la brume,
Ce regard qui se dérobe
Pour retourner â la nuit,
Cette bouche du matin
Toute modelée de rêves
Comme un arc encor vibrant
De discours inentendus,
Ce visage fugitif
Qui flotte entre deux sommeils,
Je le promène avec moi
Dans les ruelles humaines.
Il est l’astre aux rayons noirs,
Il est mon soleil d’ébène,
Mon unique vérité
Quand je cherche ceux qui m’aiment
Et que je me perds moi-même
Sous tous les masques du jour.

(Louis Guillaume)

 

 

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En un éclair (Malcolm de Chazal)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2021


incandescence

Quand on plante des si et des quand,
qu’est-ce qui pousse ?
Rien.

Tout concourt au bien de celui qui aime Dieu

La dernière
Allumette
Flambée
On vit.

Le noir
Se consumer
En un éclair.

(Malcolm de Chazal)

Illustration

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Certains jours (Bernard Mazo)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2021



 

Certains jours
plus noirs
que la nuit
la plus noire

on ne sait plus
que faire
pour survivre

on voudrait peut-être
tout simplement
demeurer là
terrés
à ras des choses

loin très loin
de la vie meurtrière

à ne plus bouger
à ne plus parler

à enfin oublier
la déchirure béante
de nos rêves calcinés

(Bernard Mazo)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 
Illustration: ArbreaPhotos

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BRUIT (Régis Belloeil)

Posted by arbrealettres sur 30 octobre 2021




BRUIT

Ouvrir les yeux
Fixer le mur
Pourquoi serais-je attendu
Quelque part dans le noir ?

Rien d’inhabituel et pourtant
Rien de familier non plus
Quelque chose d’enfoui
Au fond de mon esprit
Tente de refaire surface
Avec le sentiment confus
Que je dois me souvenir

Les voix m’ont importuné
Pendant deux ou trois semaines
Puis elles sont sorties de ma vie
Poliment

Merveilleux silence
Merveilleuse paix
J’espère qu’elles ne reviendront pas

je vous en prie
Ne revenez pas

(Régis Belloeil)

Illustration

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Avec douceur et délicatesse (Ingeborg Bachmann)

Posted by arbrealettres sur 22 octobre 2021




    
Avec douceur et délicatesse

Quand cela ne fait que commencer commencer,
avec douceur et délicatesse,

Le voyez-vous amis, ne
le voyez-vous pas ? car

qui voudrait vivre, sans avoir
à respirer, la voile noire toujours hissée

Qui voudrait vivre
sans avoir à respirer,
la voile noire toujours hissée.

le jour seulement une nuit
la nuit seulement jour,
quand tout s’en va et
ne vient plus et
ne viendra jamais plus.

***

Mild und leise

Wenns auch nur anhebt
anhebt, mild und leise,

Seht ihr’s Freunde, seht
ihr’s nicht? denn

wer möchte leben,
wenn er zu Atmen
nicht hat, das schwarze
Segel immer aufgezogen

Wer möchte leben
wenn er nicht zu Atmen hat,
das schwarze Segel immer aufgezogen.
den Tag nur eine Nacht
die Nacht nur Tag,
wenn alles geht und
nicht mehr kommt und
nie mehr kommen wird.

(Ingeborg Bachmann)

Recueil: Toute personne qui tombe a des ailes
Traduction: de l’allemand (Autriche) Françoise Rétif
Editions: Gallimard

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ON CRACHE NOIR (Gabrielle Marquet)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2021



On crache noir

Et d’un coup
sans approches
s’arrêtent les pataugements

C’est au fond du trou
raide comme échelle
le soleil

Alors on déferle
on explose
on mousse

Une fois encore
c’est l’oasis fastueuse
où se retrousse l’âme.

(Gabrielle Marquet)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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Les sirènes (Christophe Maé)

Posted by arbrealettres sur 11 octobre 2021



Illustration: Frederic Leighton
    
Les sirènes

Tel un Jack Sparrow, je remonte mes manches
J’assure pas, j’assure plus, sans mon verre sur la planche
Tel un Jack de trop, du dimanche au dimanche
J’assume pas, non j’assume plus, je ne suis plus étanche

C’est pas la mer à boire tu sais, juste un peu d’eau salée
Solo, et soûlé, sur mon îlot isolé
J’ai des idées noires tu sais, une mouche dans un verre de lait
Même si je perds la mémoire, je bois pour oublier

Et j’entends les sirènes
Résonner au loin
Elles vont, elles viennent
Chercher les marins
Et j’entends les sirènes
Dans la tempête au loin
Avec la vie que je mène
Elles viendront pour moi demain

Tel un Jack Sparrow, je remonte les marches
Je les servais les mecs comme moi tu sais, dans ma chemise blanche
À trinquer un peu trop, perroquet sur la planche
Mon rein a coulé comme un radeau qui prend l’eau, et qui flanche

C’est pas la mer à boire tu sais, juste un peu d’eau salée
Sous l’eau, et soûlé, sur mon îlot isolé
J’ai des idées noires tu sais, une mouche dans un verre de lait
Même si je perds la mémoire, je bois pour oublier

Et j’entends les sirènes
Résonner au loin
Elles vont, elles viennent
Chercher les marins
Et j’entends les sirènes
Dans la tempête au loin
Avec la vie que je mène
Elles viendront pour moi demain

J’entends les sirènes
J’ai plongé profond
Ma tristesse est comme la mer
Elle n’a pas de fond

Tel un Jack Sparrow, je rabaisse mes manches

(Christophe Maé) (Paul Ecole)

 

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