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Poésie

Posts Tagged ‘danser’

Le Pastouriau (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 6 février 2023




    
Le Pastouriau

Quand j’étais chez mon père, apprenti pastouriau
Il m’a mis dans la lande, pour garder les troupiaux

Refrain
Troupiaux, troupiaux, je n’en avais guère
Troupiaux, troupiaux, je n’en avais biaux

Mais je n’en avais guère, je n’avais que trois agneaux
Et le loup de le plaine m’a mangé le plus biau

Il était si vorace, n’a laissé que la piau
N’a laissé que la queue pour mettre mon chapiau

Mais des os de la bête, me fis faire un flûtiau
Pour jouer à la fête, à la fête du hamiau

Pour faire danser le village dessous le grand ormiau
Et les jeunes et les vieilles, les pieds dans les sabiots.

(Anonyme)

 

Recueil: Les plus belles chansons du temps passé
Traduction:
Editions: Hachette

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Les ronds des sorcières (Corinne Albaut)

Posted by arbrealettres sur 29 janvier 2023



Illustration: Catherine Fichaux
    
Les ronds des sorcières

Les mousserons
Sont des champignons
Qui poussent en rond
Dans la clairière.
Ce sont des ronds de sorcières,
Car c’est là, dit-on, qu’elles vont danser,
Lorsque la nuit est tombée.
Mais au petit matin,
Il ne reste plus rien
Que des champignons.

(Corinne Albaut)

Recueil: Comptines des secrets de la Forêt
Traduction:
Editions: Actes Sud Junior

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Faire contrepoids à la terreur (Bandar Abd al-Hamid)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2023




    
Faire contrepoids à la terreur

Depuis de longues années
nous vivons une vie stable
dans cette grande bergerie
nous chantons en silence
nous dansons dans l’obscurité

***

(Bandar Abd al-Hamid)

 

Recueil: Poésie Syrienne contemporaine
Traduction:de l’Arabe par Saleh Diab
Editions: Le Castor Astral

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Mots (Nizar Qabbani)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2023



Illustration: Oleg Zhivetin
    
Mots

Il me fait entendre
quand il danse avec moi…
des mots…
qui ne ressemblent pas à des mots
il me saisit
par le bras
me plante
dans l’un des nuages
et dans mes yeux
tombe la pluie noire
averse …
averse

il m’emporte avec lui…
il m’emporte
vers un soir de balcons roses
et moi comme une enfant dans ses mains
comme une plume… portée par la brise
il apporte pour moi…
sept lunes dans ses mains
et un bouquet de chansons
il m’offre un soleil.
Il m’offre…
un été…
un troupeau d’hirondelles…

il m’informe…
que je suis sa merveille
que je vaux…
des milliers d’étoiles
que je suis un trésor…
et que je suis…
le tableau le plus beau qu’il ait jamais vu
il raconte…
des choses qui me font tourner la tête
me font oublier le tintamarre de la musique
me font oublier…
la piste…
et les pas
des mots
qui retournent sens dessus-dessous mon histoire…
qui me font femme en quelques instants
une autre femme…
en quelques instants…

Il me fait entendre quand il danse avec moi…
des mots…
qui ne ressemblent pas à des mots
il me laisse…
perdue pendant des heures…
il me laisse
m’amuser avec un fil
un fil dont les noeuds sont serrés
un fil fait de cauris
un fil fait de mots
il me laisse
au milieu du drame…

je ressasse…
je ressasse…
les mots
avec moi rien…
que…
les mots

***

(Nizar Qabbani)

 

Recueil: Poésie Syrienne contemporaine
Traduction:de l’Arabe par Saleh Diab
Editions: Le Castor Astral

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La musique troue les coeurs (Zéno Bianu)

Posted by arbrealettres sur 17 décembre 2022




    
La musique troue les coeurs

cristal ébloui —
dansent
les atomes imprévus

(Zéno Bianu)

 

Recueil: Là où dansent les Éphémères 108 poètes d’aujourd’hui
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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Ce qui ne peut danser au bord des lèvres (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 30 novembre 2022



Ce qui ne peut danser au bord des lèvres
– s’en va hurler au fond de l’âme

(Christian Bobin)

Illustration

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Les feuilles qui dansent (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 30 novembre 2022



Les feuilles qui dansent, ivres,
au bras du vent, n’échangeraient
leur place contre rien au monde.

(Christian Bobin)


Illustration

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Le remède à la tristesse (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 29 novembre 2022



Illustration
    
Le remède à la tristesse
c’est l’enfance
Le contraire de l’esprit de sagesse
c’est l’esprit d’enfance

Celui qui va où bon lui chante

celui qui trouve partout son bien
le bien dont il a besoin
pour grandir pour souffrir ou danser

Celui qui jamais ne s’endort
sauf dans les hautes branches
de l’arbre de
solitude

(Christian Bobin)

 

Recueil: La Vie Passante
Editions: Fata Morgana

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Pluie de printemps (Pierre Reboul)

Posted by arbrealettres sur 9 novembre 2022




    
pluie de printemps sur la clairière
oublié de tous
ravi le rocher danse

(Pierre Reboul)

Recueil: Un désir de haïku
Traduction:
Editions: Le Prunier Sully

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A la Santé (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 1 novembre 2022




Illustration: Vincent Van Gogh
    
A la Santé

I

Avant d’entrer dans ma cellule
Il a fallu me mettre nu
Et quelle voix sinistre ulule
Guillaume qu’es-tu devenu

Le Lazare entrant dans la tombe
Au lieu d’en sortir comme il fit
Adieu Adieu chantante ronde
Ô mes années ô jeunes filles

II

Non je ne me sens plus là
Moi-même
Je suis le quinze de la
Onzième

Le soleil filtre à travers
Les vitres
Ses rayons font sur mes vers
Les pitres

Et dansent sur le papier
J’écoute
Quelqu’un qui frappe du pied
La voûte

III

Dans une fosse comme un ours
Chaque matin je me promène
Tournons tournons tournons toujours
Le ciel est bleu comme une chaîne
Dans une fosse comme un ours
Chaque matin je me promène

Dans la cellule d’à côté
On y fait couler la fontaine
Avec le clefs qu’il fait tinter
Que le geôlier aille et revienne
Dans la cellule d’à coté
On y fait couler la fontaine

IV

Que je m’ennuie entre ces murs tout nus
Et peint de couleurs pâles
Une mouche sur le papier à pas menus
Parcourt mes lignes inégales

Que deviendrai-je ô Dieu qui connais ma douleur
Toi qui me l’as donnée
Prends en pitié mes yeux sans larmes ma pâleur
Le bruit de ma chaise enchainée

Et tour ces pauvres coeurs battant dans la prison
L’Amour qui m’accompagne
Prends en pitié surtout ma débile raison
Et ce désespoir qui la gagne

V

Que lentement passent les heures
Comme passe un enterrement

Tu pleureras l’heure ou tu pleures
Qui passera trop vitement
Comme passent toutes les heures

VI

J’écoute les bruits de la ville
Et prisonnier sans horizon
Je ne vois rien qu’un ciel hostile
Et les murs nus de ma prison

Le jour s’en va voici que brûle
Une lampe dans la prison
Nous sommes seuls dans ma cellule
Belle clarté Chère raison

(Guillaume Apollinaire)

Recueil: La Liberté en poésie
Traduction:
Editions: Folio junior

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