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Posts Tagged ‘dehors’

A propos des poèmes qu’on dit volontiers obscurs (Yves Namur)

Posted by arbrealettres sur 21 mai 2019



 

bouton de rose

A propos des poèmes qu’on dit volontiers obscurs,

Sait-on vraiment pourquoi ils sont si obscurs que ça
Ou si fermés qu’on le prétend généralement ?

Toutes les choses qu’on voit dehors,
Tout ce monde qui bouge et vit comme des fourmis,

Toutes les larmes et tout le chagrin du ciel,

Et même l’amour, autant celui qu’on donne
Que celui qu’on nous reprend,

Tout ça n’est-il pas un peu obscur
Comme le sont certains poèmes,

Comme l’est aussi l’odeur d’un café chaud
Ou un simple bouton de rose ?

(Yves Namur)

Découvert chez la boucheaoreilles ici

Illustration: ArbreaPhotos
 

 

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… car dehors et dedans (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2019


 


Richard Baxter  (21)

 

… car dehors et dedans, il y a faim pour qui ne franchit
pas le seuil…
… écoute la litanie de ta raison qui t’attribue des terres où
tu ne peux résider…

(Guy Lévis Mano)

Illustration: Richard Baxter

 

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Les lames du vent glacé (Josée Tripodi)

Posted by arbrealettres sur 12 mai 2019



Illustration: Paul Delvaux
    
Les lames du vent glacé
Lacèrent mon visage

Le code au bout des doigts
Un portail
Puis un autre

Une envolée dans l’escalier
Je fais la nique
A l’ascenseur

Derrière la porte
Et son cadre de fer
Le ventre chaud
De mon enclos

Qu’est-ce que ça change

Invisible dehors

Ici
Dans les miroirs
Compagne unique
De moi-même

(Josée Tripodi)

 

Recueil: Le temps court plus vite que moi
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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Dedans et dehors (Henri-Frédéric Blanc)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2019


garconaunoir-petit

Je reste dedans
quand la réalité me montre les dents
et je sors
quand ma tête me mord.

(Henri-Frédéric Blanc)

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La voix de l’éclair te parle (Georges Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 7 avril 2019



 

Ettore Aldo Del Vigo -  (1)

La voix de l’éclair te parle,
Renoue avec le passé
sous l’averse et la tempête
dans la nuit des girouettes
en prose et cristal français
tu ne comprends pas sa flamme.
Invente pour chaque image
l’énigme au double visage :
du dehors ou du dedans
lequel est le plus prenant ?

(Georges Libbrecht)

Illustration: Ettore Aldo Del Vigo

 

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Approche (Rainer Maria Rilke)

Posted by arbrealettres sur 4 avril 2019



Approche, dernière chose que je reconnaisse,
mal incurable dans l’étoffe de peau; […]
Naïvement pur d’avenir, je suis
monté sur le bûcher trouble de la douleur,
sûr de ne plus acheter d’avenir
pour ce coeur où la source était muette.
Suis-je encore, méconnaissable, ce qui brûle?
Je n’y traînerai pas de souvenirs.
Ô vie, ô vie; être dehors.
Et moi en flammes. Nul qui me connaisse
Suis-je encore, méconnaissable, ce qui brûle ?
Je n’y traînerai
pas de souvenirs.
O vie, ô vie : être dehors.
Et moi en flammes. Nul qui me connaisse.

(Dernière annotation dans son Journal)

(Rainer Maria Rilke)

Illustration: Ethan Cranke

 

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Commencements (Christian Viguié)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2019



Commencements

C’est en écoutant le chant
qu’entonne la plaine
que nous savons si notre regard
est un geste du dedans ou du dehors.

Le temps seul
n’est pas écriture
il n’occupera pas la plaine
de ce qu’elle a voulu dire.

Plus sûrement
corbeaux et soleils
recommenceront l’énigme
comme si se brouillaient indéfiniment
le commencement et la fin

(Christian Viguié)

Découvert ici: http://revuedepoesie.blog.lemonde.fr/

Illustration: ArbreaPhotos  

 

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LA CAGE (Alejandra Pizarnik)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2019




    
LA CAGE

Dehors, du soleil.
Ce n’est qu’un soleil
mais les hommes le regardent
et ensuite ils chantent.

Je ne sais rien du soleil.
Je sais la mélodie de l’ange
et le sermon brûlant
du dernier vent.
Je sais crier jusqu’à l’aube
quand la mort se pose nue
sur mon ombre.

Je pleure sous mon nom.
J’agite des mouchoirs dans la nuit
et des bateaux assoiffés de réalité
dansent avec moi.
Je cache des clous
pour maltraiter mes rêves malades.

Dehors, du soleil.
Je m’habille de cendres.

(Alejandra Pizarnik)

 

Recueil: Les aventures perdues
Traduction: Jacques Ancet
Editions: Ypfilon

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DEHORS (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 26 mars 2019



 

Claude Monet _ La Pie

DEHORS

Aïe ! l’air transi,
la cloche dans le froid,
les yeux sous le givre !

Dedans, auparavant,
la maison était corps
et le corps était l’âme.

Aïe ! la terre blanche,
le silence, la fumée
élevant le foyer !

En route, maintenant,
l’âme devient le corps,
et la maison est l’âme.

***

FUERA

¡Ay, el aire yerto,
campana en el frio,
ojos en la escarcha!

En lo dentro, antes,
la casa era cuerpo
y el cuerpo era alma.

¡Ay, la blanca tierra,
el silencio, el humo
que al hogar levanta!

Ahora, caminando,
es el alma cuerpo,
la casa es el alma.

(Juan Ramón Jiménez)

Illustration; Claude Manet

 

 

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On frappe d’un côté de la porte (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 18 mars 2019




    
On frappe d’un côté de la porte
du dehors vers dedans.
Puis on frappe de l’autre côté,
du dedans vers dehors.
On attend alors les réponses
et aucune n’arrive.

Il se peut que chaque réponse
attende l’autre.

***

Llamamos desde un lado de la puerta,
desde afuera hacia adentro.
Después llamamos desde el otro lado,
desde adentro hacia afuera.
Aguardamos entonces las respuestas
y no llega ninguna.

Tal vez cada respuesta
esté esperando a la otra.

(Roberto Juarroz)

 

Recueil: Quatorzième poésie verticale
Traduction: Sivia Baron Supervielle
Editions: José Corti

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