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Poésie

Posts Tagged ‘maison’

Un jour entier qui se voue à la marche (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
Un jour entier qui se voue à la marche,
et le soir la maison résonne
aucun langage n’est obscur,

(Pierre Dhainaut)

 

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Un corbeau sur la neige (Jean-Hugues Malineau)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2017



Un corbeau sur la neige
C’est bon d’être attendu
à la maison.

(Jean-Hugues Malineau)

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UN SOIR D’HIVER (Georg Trakl)

Posted by arbrealettres sur 14 septembre 2017



 

UN SOIR D’HIVER

Lorsque la neige aux vitres frappe,
Que l’angélus longuement sonne,
La table est mise pour beaucoup
Et la maison est bien garnie.

Maint compagnon en cours d’errance
Arrive par d’obscurs chemins.
L’arbre de grâce a des fleurs d’or
Puisés au suc frais de la terre.

Le voyageur entre en silence ;
La douleur pétrifia le seuil.
Et l’on voit luire sur la table
Clair et pur le pain et le vin.

(Georg Trakl)

Illustration: Edouard Léon Cortès

 

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Passé ou futur ? (Mario Luzi)

Posted by arbrealettres sur 13 septembre 2017



Illustration: Salvador Dali
    
Passé ou futur ? —
le désir connaît
son unique nature, sa
double source
dont l’une plus que l’autre
creusée dans le roc
de la séparation
et triste…
et toi maintenant rempli
d’un manque irrémédiable
vaincu par lui
tu délires : si tu pouvais
dans l’abject labyrinthe
retrouver
le chemin de notre maison —
mais quelle maison était la nôtre ?
ce n’était pas la demeure promise,
c’était comme les autres
une tente instable
plantée dans le désert
pendant l’exode
mais avec beaucoup d’amour
Ce ne peut être là,
beaucoup de larmes.
mon fils, le lieu
de la nouvelle rencontre,
ce n’est pas là
que le désir consomme
sa propre mort —
mort du désir par suprême exaucement,
et tu le sais depuis longtemps.
Et tu connais le « lieu ». C’est vrai,
tu ne le nommes pas, pourtant tu ne l’oublies pas.
Tu ne l’oublies pas.

***

Passato o futuro ? —
conosce il desiderio
la sua unica natura, la sua
doppia fonte,
ma una più dell’altra
incavata nella roccia
della separazione
e triste…
e tu ora ripieno
di una incolmabile mancanza
da essa vinto
farnetichi : potessi
nel turpe labirinto
ritrovare
la strada di casa nostra —
Non plu’) essere quello,
figlio, il luogo
ma che casa era la nostra ?
non era la promessa abitazione,
era come le altre
una tenda poco ferma
piantata nel deserto
durante l’esodo
se non che con moho aurore
con molte lacrime.
del nuovo incontro,
non è li.
che consuma il desiderio
la propria morte —
morte del desiderio per supremo esaudimento,
e lo sai da tempo.
E conosci il « dove ». È vero,
non lo nomini, pero non lo dimentichi.
Non lo dimentichi.

(Mario Luzi)

 

Recueil: Dans l’oeuvre du monde
Traduction: Philippe Renard, Bernard Simeone
Editions: Editions Unes

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Une maison (Sôseki)

Posted by arbrealettres sur 11 septembre 2017



Illustration: Kawase Hasui 
    
Une maison
Perce dans le silence
Le secret de la neige

(Sôseki)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Sôseki Haïkus
Traduction: Elisabeth Suetsugu
Editions: Picquier poche

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LES POUVOIRS DE L’AMOUR (VII) (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 11 septembre 2017



Illustration: Annie Predal
    

LES POUVOIRS DE L’AMOUR (VII)

Adossé à l’ombre comme à un contrefort,
je vois les maisons se noyer dans les fenêtres
et la plaine recommence à faire tourner son disque
entre les bords enfin visibles de l’horizon.

Les paysages sont figés dans la verdure,
loin des villes que je ne peux quitter
parce que mes pas sont inscrits d’avance
dans toutes les rues où ma statue bouge.

Ton regard, trop grand pour l’espace,
fait de moi un être
à la recherche d’un chemin
qui ne va point au-delà de ton corps.

Tu es la seule chose
que je puisse tenir contre moi
et tes yeux d’amour sont uniques
comme le plus beau des couchants de mon enfance.

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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La petite lampe (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 6 septembre 2017



 

Remedios Varo Uranga 280 [1280x768]

La petite lampe

J’allume à ma fenêtre une petite lampe,
une petite lampe bleue comme mon coeur
afin que tous les mots qui traînent dans la nuit
– les mots perdus, les mots blessés,
les mots ivres de clair de lune,
les mots amoureux de la brume,
les bons mots, les mauvais mots,
les petits et les gros mots,
les mots qui volent, qui rampent,
les mots qui luisent,
les mots qui chantent,
les obscurs,
les délaissés –
afin que tous les mots de la nuit
sachent qu’il y a ici, au bord du ciel,
la maison d’un poète
qui est prêt à les accueillir
pour les bercer, les réchauffer,
les serrer contre son cœur.

(Jean Joubert)

Illustration: Remedios Varo Uranga

 

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LES DIMENSIONS DU JOUR (XIII) (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 4 septembre 2017



 

Illustration
    
LES DIMENSIONS DU JOUR (XIII)

A tourner entre ces murs gris
que sont tous les visages,
le ciel ne prend sa vraie couleur
qu’au-dessus de ton front.

L’espace se veut plante sans fruits
pour ta bouche qui tient le jour,
pour ton regard qui cherche en moi
quelque chose de plus clair que la lumière.

Les carreaux font les maisons plus larges
avec, à fleur de verre, des têtes
que rien ne peut rattacher aux corps
dont elles ne cessent de dire le nom.

Mais il reste le miracle de ta présence
au milieu des paroles que nous prononçons
pour que l’amour ait la hauteur des montagnes
qui s’ouvrent, chaque matin, sur le soleil nu.

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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LES DIMENSIONS DU JOUR (II) (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 3 septembre 2017



Illustration: Oskar Kokoschka 
    
LES DIMENSIONS DU JOUR (II)

Le vent veut faire éclater la ville
en jetant ses vagues et les forêts qu’il décime
contre les maisons qu’il prend pour des rochers,
contre les fenêtres où pas un rideau ne bouge.

Un volet s’ouvre et se rabat sans cesse
comme un oiseau qui tente de voler.
Tu serres ta jupe contre tes cuisses
de peur de n’être plus qu’un blanc noyau de chair.

Les hommes encouragent le vent presque de la voix
pour que ton corps soit nu bien au-delà de son linge.
Il a toute sa bouche sur toi et elle accède à ta peau
en un baiser qui te porte comme un fleuve.

Tu as la force de m’appeler pour te défendre
mais les mots que tu dis ont le poids
de ceux que du fond de nos étreintes tu laisses monter
comme des bulles de feu qui auraient traversé la mer.

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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LE DÉSIR N’A PAS DE LÉGENDE (XX) (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 3 septembre 2017




    
LE DÉSIR N’A PAS DE LÉGENDE (XX)

Le toit des villages est posé sur la terre
et les prés fuient de toutes parts
autour des murs blancs
qui avancent d’une maison par siècle.

Je pense à l’étonnement de ton ventre
qui regarde toujours mon désir pour la première fois.
Je pense aux forêts que nous faisons tomber
quand ma chair mûrit dans la tienne.

Je pense à la hauteur de l’été
sur la poussière des routes,
au ruisseau qui s’arrête un instant de couler
pour mieux s’éblouir de la nudité de la lumière.

A rester debout dans ce pays démesuré de clarté,
je sens que je n’ai pas assez de poumons
pour retenir la vie qui vient vers moi
à la façon dont ton corps vient vers le mien.

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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