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Poésie

Posts Tagged ‘se libérer’

LE MUR (Pierre-Bérenger Biscaye)

Posted by arbrealettres sur 26 décembre 2018



LE MUR

Le mur composé d’eau,
où se déchiffrent par
temps d’éclairs toutes
chairs déchirées. Les ongles
se libèrent sous la jonchée
indéfinie des feuilles. A
relire l’instant, si l’éclaircie,
à présent dénoncée, s’abrège et
envahit l’intérieur des miroirs
… vers la rose des sables.

(Pierre-Bérenger Biscaye)


Illustration

 

 

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Tu ne peux te libérer … Sauf (Rûmi)

Posted by arbrealettres sur 28 mai 2018




Tu ne peux te libérer du monde
en prêtant l’oreille

Tu ne peux te libérer de toi-même
par beaucoup de paroles

Tu ne peux te libérer de tous les deux,

Du monde et de toi-même,
sauf par le silence.

(Rûmi)

 

 

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L’esprit lui-même est une prison (Abdellatif Laâbi)

Posted by arbrealettres sur 14 avril 2018



J’ai cru par l’esprit
me libérer de mes prisons
Mais l’esprit lui-même
est une prison
J’ai essayé d’en repousser les parois
J’essaie toujours

(Abdellatif Laâbi)


Illustration: Pascal Renoux

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CALIXTO (Robert Desnos)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2018



Illustration: Nicolaes Berchem
    
CALIXTO

Hors du manteau, la lumière
De ta chair, nymphe Calixto,
En pleine étoile se libère
Du clair de jour et nous éclaire
Tard ou, suivant la saison, tôt.
Mais qu’importe si l’on préfère,
Jailli du manteau de ta chair,
Ton cœur lui-même sombre et clair.

Que l’éclair sombre sur les rives
Où ta chair décline un couchant
Érotique au ciel où s’inscrivent
Nord, Sud, Est, Ouest et leurs dérives
Et les ourses qui dans ce champ
Vont brouter des herbes cursives,
Aurores, nuages, lueurs
Et boire aux rêves les sueurs.

(Robert Desnos)

 

Recueil: Contrée suivi de Calixto
Traduction:
Editions: Gallimard

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SEPTEMBRE (Inger Christensen)

Posted by arbrealettres sur 30 janvier 2018



Illustration: Sarah Trefny
    
SEPTEMBRE

Le lent se libère
le banc calme jubile enfin
les femmes qui tricotent l’été
regardent autour d’elles
les mailles filent
filent en exubérance pure
les larmes coulent
et occupent si peu de place dans le lac
les enfants naissent
regardent autour d’eux

(Inger Christensen)

 

Recueil: HERBE
Traduction: Janine et Carl Poulsen
Editions: Atelier La Feugraie

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Notre folie seule a pu imaginer l’absence (Gérard Pfister)

Posted by arbrealettres sur 27 décembre 2017



Notre folie seule a pu imaginer l’absence.

Cette absence au sein du réel. Cette absence d’une réalité plus haute que le réel.

Nous avons cru saisir l’être, et nous nous sommes enfermés dans un monde d’images.

Nous nous sommes égarés. A présent, comment nous libérer du piège qu’à nous-mêmes nous nous sommes dressé ?

(Gérard Pfister)


Illustration

 

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Poème (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 18 septembre 2017




    
Poème, ce texte qui s’ébauche,
comment ne pas lui imposer un nom ?

Mais tu en dirais plus, tu le contraindrais,
au lieu de le laisser dire,
de l’aider à naître, à se libérer de tout nom.

(Pierre Dhainaut)

 

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La Sirène (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 18 août 2017



Illustration: Victor Nizovtsev
    
La Sirène

Sirène au corps d’argent, dont le regard fascine,
Tu glisses comme un rets sur l’immense océan,
Attirant par ta voix, ô néfaste androgyne,
Le crédule pêcheur vers le gouffre béant.

Tes chants mélodieux, dans la nuit étoilée,
Dans le calme divin, font tressaillir d’émoi,
Et de loin on entend cette harmonie ailée
Qui glace l’homme plein de désir et d’effroi.

Tu t’approches de lui, les lèvres souriantes ;
De ta chair parfumée émane le péril ;
Tu l’appelles encor de tes mains suppliantes ;
Il est sous le pouvoir de ton charme subtil.

Inconscient, il suit la forme enchanteresse,
Oubliant son foyer, le bonheur du retour,
Et les serments qu’il fit à sa jeune maîtresse :
Tu le tiens désormais dans tes filets d’amour ;

Mais il s’abîme au fond de l’onde impitoyable,
Il voit confusément l’épouvante des mers,
Des cadavres meurtris sur leur couche de sable,
Les crabes jaillissant de crânes entrouverts.

Il veut se libérer de sa prison mouvante,
Il tend ses bras vaincus vers l’horizon d’airain,
Puis meurt dans un sanglot. Et la douce voix chante,
Car une autre victime éclaire le lointain.

(Renée Vivien)

 

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C’est peut-être dans le sommeil (Tahar Ben Jelloun)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2017



Illustration: Odilon Redon
    
C’est peut-être dans le sommeil
Que les formes se libèrent

Entre ce qu’on sait et ce qui se cache

Formes toujours inachevées
Entre l’obscure évidence
Et l’espoir d’une issue de lumière.

(Tahar Ben Jelloun)

 

Recueil: Que la Blessure se ferme
Editions: Gallimard

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Entre le murmuré et le ressenti (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 2 juillet 2017



Illustration: Pal Szinyei-Merse
    
Entre le murmuré
et le ressenti
rompant tout rivage
Calmement se propage
l’ombreux infini
au rythme révélé

Infini autre
Infini tien

Une source se libère
traverse l’aire de chair
se perd au plus loin
Où terre-ciel s’unit
au vol de l’alouette
re-née de son chant

Infini tien
Infini autre

(François Cheng)

 

Recueil: A l’orient de tout
Editions: Gallimard

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