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Poésie

Posts Tagged ‘pluie’

Dans un pays désert (Song Pai-Jen)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2017



Dans un pays désert, bâtir une terrasse,
où jouir de la pureté des soirs ;

regarder la pluie
qui voile le pied lourd des nuages,

tandis que le corps léger des hirondelles
est emporté par le vent.

(Song Pai-Jen)

 

 

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La pluie venue (Song Tche-Wen)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2017




La pluie venue du mont Ki-chan avait passé rapidement avec le vent impétueux.
Le soleil se montrait pur et radieux au-dessus du pic occidental,
les arbres de la vallée du Midi semblaient plus verdoyants et touffus.

Je me dirigeai vers la demeure sainte
où un bonze vénérable me fit un accueil bienveillant.
Le religieux et moi nous nous sommes unis dans une même pensée ;
nous avions épuisé ce que la parole peut rendre
et nous demeurions silencieux.

Je regardais les fleurs immobiles comme nous,
j’écoutais les oiseaux suspendus dans l’espace,
et je comprenais la grande vérité.

(Song Tche-Wen)

 

 

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Le palais (Wang Po)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2017



Le palais n’est plus visité que le matin par les vapeurs du rivage
et le soir par la pluie qui ronge les stores en lambeaux.

Des nuages paresseux se promènent lentement
en se mirant dans les eaux limpides.
Combien d’automnes ont déjà passé sur ce palais ?…
Le jeune roi qui l’habitait a contemplé comme nous ce grand fleuve
qui roule toujours ses flots muets et profonds.

(Wang Po)

 

 

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Jeunes bambous de mon jardin de Tch’ang-Kou (Li Ho)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2017



Jeunes bambous de mon jardin de Tch’ang-Kou

Les bambous antiques, de leur pointe durcie,
frôlent les nuages d’azur.

Comme Siang-jou, je rentre dans mon pays, indolent ;
la pauvreté noble est mon seul désir.

Mille arpents de bambous s’agitent au vent
et sifflent sous la pluie…

Une branche, sous le poids d’un oiseau,
se recourbe et entre dans mon amphore.

(Li Ho)

 

 

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Missive d’une nuit pluvieuse (Li Chang-Yin)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2017



Missive d’une nuit pluvieuse

Vous me demandez le jour de mon retour?
Je ne sais.
Dans la montagne, sous la pluie nocturne,
le lac d’automne déborde.
Puissions-nous, réunis un jour sous la chandelle,
devant la fenêtre de l’Ouest,
Évoquer ensemble le souvenir de cette nuit
de pluie sur la montagne!

(Li Chang-Yin)

Illustration: Hiroshige

 

 

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Comme un chant (Francis Jammes)

Posted by arbrealettres sur 26 mars 2017



Comme un chant de cloche pour les vêpres douces
s’arrête doucement sur la colline en mousse
près d’une tourterelle aux pattes roses,
mon âme qui chante auprès de vous se pose.

Comme un lis blanc au jardin du vieux presbytère
se parfume doucement par la douceur des pluies,
par votre douceur, qui est une rosée de taillis,
mon âme triste et douce comme un lis s’est parfumée.

Que la cloche, le lis, les pluies, la tourterelle
vous rappellent désormais un enfant un peu amer
qui passa près de vous en laissant tomber
à vos pieds son âme en roses trémières.

(Francis Jammes)

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Je mettrai… (Francis Jammes)

Posted by arbrealettres sur 25 mars 2017



Je mettrai des jacinthes blanches
à ma fenêtre, dans l’eau claire
qui paraîtra bleue dans le verre.

Je mettrai sur ta gorge blanche
et luisante comme un caillou
du ruisseau, des boules de houx.

Je mettrai sur la pauvre tête
du malheureux chien tout rogneux
qui a des taches dans les yeux

la plus douce de mes caresses,
pour qu’il s’en aille grelottant
un tout petit peu plus content.

Je mettrai ma main dans la tienne,
et tu me conduiras dans l’ombre
où tournent les feuilles d’automne,

jusqu’au sable de la fontaine
que la pluie si douce a troué,
où se détrempe le vieux pré.

. . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . la pluie fine
ma pensée douce comme la bruine.

Je mettrai sur l’agneau qui bêle
une branche de lierre amer
qui est noir parce qu’il est vert.

(Francis Jammes)

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Je cognerai encore trois fois (Anna Gréki)

Posted by arbrealettres sur 25 mars 2017



je cognerai encore trois fois
A votre porte
La première fois pour dire que j’existe
Depuis que le pain existe
La deuxième fois pour dire que j’existe
Puisque par moi vous existez
La troisième fois ce sera pour vous dire :
Il n’est pas de granit
Que n’use le vent et la pluie
Et mon vent à moi c’est ma faim
Ma pluie à moi c’est ma soif
Prenez garde
Je ne veux plus être orphelin.

(Anna Gréki)

Découvert ici: http://www.bulledemanou.com/

 

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Pin et cigogne (Tai Chou-Louen)

Posted by arbrealettres sur 21 mars 2017



Pin et cigogne

La pluie mouille le pin, l’ombre fraîchit.
Le vent fait tomber ses fleurs fines.
Une cigogne solitaire, amoureuse du silence,
S’arrête là et ne s’envole plus.

(Tai Chou-Louen)

 

 

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Lourde pend la goutte de pluie (Emily Brontë)

Posted by arbrealettres sur 16 mars 2017



Lourde pend la goutte de pluie
Au rameau chargé ;
Lourde s’amasse la brume
Au loin, sur les Hautes Terres ;

Lourd plane le ciel maussade.
Lourde déferle la mer —
Et lourd bat le jeune coeur
Sous l’arbre solitaire —

Jamais lueur bleue depuis l’aube
N’a fendu les nuages —
Jamais depuis sa naissance
N’a souri son sinistre Destin —

Menaçant pour le tout-petit,
Ternissant les joies de l’enfant
Il ignore, l’ange gardien,
Ce garçon mélancolique.

Le jour dépasse vite
Son printemps triste et sombre :
Bientôt la jeunesse déborde
Sur l’âge d’homme plus austère —

Il n’est pas de fleur qui ne prie
Le soleil avant de se fermer

***

Heavy hangs the raindrop
From the burdened spray ;
Heavy broods the damp mist
On Uplands far away ;

Heavy looms the dull sky.
Heavy rolls the sea —
And heavy beats the young heart
Beneath that lonely tree —

Never has a blue streak
Cleft the clouds since morn —
Never has his grim Fate
Smiled since he was born —

Frowning on the infant,
Shadowing childhood’s joy ;
Guardian angel knows not
That melancholy boy.

Day is passing swiftly
Its sad and sombre prime :
Youth is fast invading
Sterner manhood’s time —

All the flowers are praying
For sun before they close

(Emily Brontë)

 Illustration

 

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