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Poésie

Posts Tagged ‘chien’

Tout à l’heure (Guy Chambelland)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2022


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Tout à l’heure la voix du chien était une voix d’homme.
Il s’est vite repris et a aboyé.

(Guy Chambelland)

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Les rues de Rome (Horace)

Posted by arbrealettres sur 23 juin 2022


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… Un entrepreneur court,
comme s’il avait la fièvre,
avec ses mulets et ses portefaix;
une grue élève en l’air,
ici une pierre de taille,
là une énorme poutre;
un convoi funèbre se heurte à un lourd chariot;
un chien enragé détale par cette rue;
une truie couverte de boue
se précipite par cette autre…

(Vers 14 av. J.-C)

(Horace)

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L’enfant et son chien (Kuroyanagi Shoha)

Posted by arbrealettres sur 21 juin 2022



Briton Rivière [800x600]

L’enfant
Et son chien
Marche sous la lune de l’été.

(Kuroyanagi Shoha)

Illustration: Briton Rivière

 

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Où s’arrête réellement ce que nous appelons « nous-mêmes » (Cyril Dion)

Posted by arbrealettres sur 13 juin 2022



    

Où s’arrête réellement ce que nous appelons « nous-mêmes »
et où commence ce que nous appelons « autre » ?

La danse des atomes et des particules n’établit pas ce type de limites.
Quelle certitude alors nous permet d’affirmer que nous ne sommes pas arbre ?

Pas fleur.
Pas chien.

Quel élément fédérateur nous donne ce sentiment d’unité autonome
et quelle est cette frontière qui prétend nous circonscrire ?

(Cyril Dion)

Recueil: A l’orée du danger
Traduction:
Editions: Actes Sud

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DISTANCES (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 16 mai 2022



Léopold Survage  1 [1280x768]

 

DISTANCES

Nous n’avons pas déserté ce monde,
Pourtant nous sommes loin de tout,
Des arbres, de l’étang, de la mousse, des ronces,
Et des hommes si près de nous.

Le chien n’est pas plus proche de son maître
Que nous de cette humanité,
Ni le sommeil plus près du rêve
Que nous de l’éternité.

(Franz Hellens)

Illustration: Léopold Survage

 

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Aujourd’hui, le dégel (Marina Tsvétaïéva)

Posted by arbrealettres sur 7 mai 2022



Illustration: Jill Battaglia
    
Aujourd’hui, le dégel, aujourd’hui,
Debout, près de la fenêtre, de nouveau
Apaisée, regard dégrisé, plus encore,
Et ma poitrine — plus libre.

Je ne sais pourquoi. Peut-être
L’âme simplement fatiguée,
Et sans envie de toucher
Au crayon rebelle.

Debout, ainsi, dans le brouillard —
Au loin du bien et du mal,
Je tambourine d’un doigt léger
Sur la vitre qui vibre à peine.

Ni meilleure ni pire — par l’âme,
Que le premier venu — au hasard —
Ou que les flaques dans lesquelles
Le ciel répand ses perles,

Ou qu’un oiseau qui passe,
Ou qu’un chien qui erre, ou,
Même, qu’une chanteuse pauvre
Qui ne m’a pas fait pleurer.

Déjà, mon âme a retrouvé
L’art subtil de l’oubli.
Dégel, aujourd’hui, dans l’âme,
Pour le vaste sentiment.

(Marina Tsvétaïéva)

 

Recueil: Insomnie et autres poèmes
Traduction:
Editions: Gallimard

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VERS GNOMIQUES (Marguerite Yourcenar)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2022




    
VERS GNOMIQUES

Je t’ai vu grandir comme un arbre,
Inénarrable éternité;
Je t’ai vu durcir comme un marbre,
Indicible réalité.

Prodige dont le nom m’échappe,
Granit trop dur pour le ciseau,
Bonheur partagé par l’oiseau
Et par l’eau que le chien lappe.

Secrets qu’il faut savoir et taire!
Tout ce qui dure est passager;
Je sens sous moi tourner la terre;
Le ciel plein d’astres m’est léger.

Vous souriez, morts bien couchés;
Tout ce qui passe pourtant dure;
Les brins minces de la verdure
Sont faits du grain noir des rochers.

(Marguerite Yourcenar)

 

Recueil: Les charités d’Alcippe
Traduction:
Editions: Gallimard

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Vieux frère (Jules Lemaître)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2022




Illustration: ArbreaPhotos
    
Vieux frère

Mon chat, hôte sacré de ma vieille maison,
De ton dos électrique arrondis la souplesse,
Viens te pelotonner sur mes genoux, et laisse
Que je plonge mes doigts dans ta chaude toison.

Ferme à demi, les reins émus d’un long frisson,
Ton œil vert qui me raille et pourtant me caresse,
Ton œil vert semé d’or, qui, chargé de paresse,
M’observe d’ironique et bénigne façon.

Tu n’as jamais connu, philosophe, ô vieux frère,
La fidélité sotte et bruyante du chien :
Tu m’aimes cependant, et mon coeur le sent bien.

Ton amour clairvoyant, et peut-être éphémère,
Me plaît, et je salue en toi, calme penseur,
Deux exquises vertus : scepticisme et douceur.

(Jules Lemaître)

Recueil: le chat en cent poèmes
Traduction:
Editions: Omnibus

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TOMBES DE SOLDATS (Maurice Carême)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2022



TOMBES DE SOLDATS

Près des tombes vertes de lierre
Des soldats tués à la guerre,
Des enfants jouent au cimetière.

Des enfants aux sabres de bois
Jouent naïvement aux soldats
Et font les morts couchés en tas.

Sans un regard pour ces guerriers,
Des moutons broutent dans le pré
Comme toujours ils ont brouté.

L’heure sonne, lente à la tour.
Un chien aboie dans une cour.
Un paysan, au loin, laboure.

(Maurice Carême)

Illustration: Jules Jacques Veyrassat

 

 

 

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ART DE LA GUERRE (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2022



ART DE LA GUERRE

A la fenêtre une rose a les couleurs
d’un jeune mamelon de blonde
une taupe marche sous terre.
Paix dit-on au chien
à l’existence brève.
L’air reste ensoleillé.
De jeunes hommes
apprennent à faire la guerre
pour racheter leur dit-on tout un monde
mais le livre de la théorie
leur reste illisible.

(Jean Follain)

Illustration: Vladimir Kush

 

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