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Poésie

Posts Tagged ‘nombreux’

Nombreux (René Char)

Posted by arbrealettres sur 13 juin 2019



Nombreux sont ceux qui attendent
que l’écueil les soulève,
que le but les franchisse,
pour se définir.

(René Char)

Illustration: Lina Davidov

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Les mots (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2019


 

N’accourez pas
Si nombreux:

Laissez-moi le temps
De choisir.

(Guillevic)

 

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Large est la lumière jaune du soir (Anna Akhmatova)

Posted by arbrealettres sur 22 mars 2019



Large est la lumière jaune du soir,
Tendre la fraîcheur d’avril.
Tu es en retard de dix années,
Mais je suis heureuse de te voir.

Assieds-toi, là, plus près de moi,
Regarde de tes yeux joyeux:
Voici le cahier bleu ciel
Rempli de mes vers d’enfant.

Pardonne-moi: j’ai vécu triste
Et sans faire fête au soleil.
Pardon! Ils sont bien trop nombreux
Ceux que d’abord j’ai pris pour toi.

(Anna Akhmatova)

 

 

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OBSCUR DÉJÀ (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 27 février 2019



 

Guillaume Bourquin Trois peupliers 2005

OBSCUR DÉJÀ

Crépuscule du soir.
Sur les hauts peupliers
roucoulent les tourterelles.
À peine, çà et là,
bercées dans la brise,
des cimes d’or légères.

Un pépiement perdu, là-haut ;
en bas, deux yeux
qui regardent l’ombre et s’en vont vers elle,
comme fleuves profonds vers une mer profonde,
profonde.

Fermés, très noirs,
sur le fond de folie
du couchant à vif,
les troncs
comme des hommes tristes,
si nombreux et chacun si seul.

***

YA OSCURO
El anochecer.
Se arrullan las tórtolas
en los altos olmos.
Apenas, aquí y allá, quedan,
mecidas en brisa,
cimas leves de oro.

Un pío perdido, en lo alto;
abajo, dos ojos
que miran la sombra y se van a ella,
como ríos hondos a un mar hondo, hondo.

Cerrados, muy negros,
contra el fondo loco
del ocaso agudo,
los troncos,
como hombres tristes,
cada uno isiendo tantos! solo.

(Juan Ramón Jiménez)

Illustration: Guillaume Bourquin

 

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Aux heures du calme commun (Tilemachos Chytiris)

Posted by arbrealettres sur 2 février 2019



Nous sommes restés peu nombreux
Des bouches en délire
Aux heures du calme commun

(Tilemachos Chytiris)

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Nombreux sont ceux qui vivent en nous (Fernando Pessoa)

Posted by arbrealettres sur 28 septembre 2018




Nombreux sont ceux qui vivent en nous ;
Si je pense, si je ressens, j’ignore
Qui est celui qui pense, qui ressent.

Je suis seulement le lieu
Où l’on pense, où l’on ressent.
J’ai davantage d’âmes qu’une seule.
Il est plus de moi que moi même.
J’existe cependant
A tous indifférent.
Je les fais taire : Je parle.

Les influx entrecroisés
De ce que je ressens ou ne ressens pas
Polémiquent en celui que je suis.
Je les ignore. Ils ne dictent rien
A celui que je me connais : j’écris.

(Fernando Pessoa)

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La charité (Saint François d’Assise)

Posted by arbrealettres sur 1 septembre 2018




    
La charité doit aplanir la différence de niveau entre celui qui mendie et celui qui donne ;
mais peu nombreux sont les donateurs qui savent se mettre au même niveau que les mendiants ;
et si le pain est donné et servi au nom du Seigneur,
cela n’ôte point toujours au pain d’autrui son effroyable amertume.

(Saint François d’Assise)

 

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SONNET (Luis de Camoëns)

Posted by arbrealettres sur 23 juillet 2018



SONNET

Amour est feu qui brûle et qu’on ne voit;
Plaie qui fait mal sans qu’on le sente;
Contentement qui mécontente;
Douleur qui vous égare et qui ne poind;

C’est non-vouloir plus grand que le vouloir;
C’est être seul chez les nombreux;
C’est le bonheur sans être heureux;
C’est croire que l’on gagne alors qu’on perd.

C’est librement vouloir être en prison,
Et vainqueur servir le vaincu,
Être loyal pour qui vous tue;

Mais comment pourrait il favoriser
Au coeur des hommes l’amitié,
Si à soi-même Amour est si contraire ?

***

Amor é fogo que arde sem se ver;
É ferida que dói e não se sente;
É um contentamento descontente;
É dor que desatina sem doer;

É um não querer mais que bem querer;
É solitário andar por entre a gente;
É nunca contentar-se de contente;
É cuidar que se ganha em se perder;

É querer estar preso por vontade;
É servir a quem vence, o vencedor;
É ter com quem nos mata lealdade.

Mas como causar pode seu favor
Nos corações humanos amizade,
se tão contrário a si é o mesmo Amor?

(Luis de Camoëns)

Illustration: Canova

 

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Nombreux (Christiane Singer)

Posted by arbrealettres sur 21 juin 2018




    
Nombreux sont ceux parmi nous
qui cherchent un sens à la vie.

De toute vie,
aussi escarpée et abrupte soit-elle,
suinte et coule le sens.

(Christiane Singer)

 

Recueil: Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?
Traduction:
Editions: Le livre de poche

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Oh! pourquoi des sens si nombreux ! (Johann Wolfgang Von Goethe)

Posted by arbrealettres sur 27 avril 2018



Illustration: Irina Kotova
    
Oh! pourquoi des sens si nombreux !
Ils n’apportent que confusion dans le bonheur.
Quand je te vois, je souhaite d’être muet,
Et quand je t’entends, aveugle.

(Johann Wolfgang Von Goethe)

 

Recueil: Goethe Le Divan
Traduction: Henri Lichtenberger
Editions: Gallimard

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