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Poésie

Posts Tagged ‘ronde’

Terre (Walt Whitman)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2019



Je vois une grande merveille ronde
qui roule à travers l’espace.

(Walt Whitman)

 

 

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Sonnet pour éventail (Jules Laforgue)

Posted by arbrealettres sur 8 mai 2019



Sonnet pour éventail

Stupeur! Derrière moi, sans que j’aie existé,
Semant par l’infini les sphères vagabondes
En les renouvelant de leurs cendres fécondes,
A coulé lentement toute une éternité.

Jamais! Puis me voilà dans la nuit rejeté.
Tout est fini pour moi, cependant que les mondes,
L’autre éternité, vont continuer leurs rondes,
Aussi calmes qu’aux temps où je n’ai pas été.

Juste le temps de voir que tout est mal sur terre,
Que c’est en vain qu’on cherche un coeur à l’univers,
Qu’il faut se résigner à l’immense mystère,

Et que, sanglot perdu, lueur aux cieux déserts,
Pli qui fronce un instant sur l’infini des mers,
L’homme entre deux néants n’est qu’un jour de misère.

(Jules Laforgue)


Illustration: Vladimir Kush

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Tout tourne (Janine Tavernier)

Posted by arbrealettres sur 6 avril 2019



Mitsuo Shiraishi  MANEGE_ROUGE--2270_1 

Tout tourne
c’est la ronde qui tourne
sourire de femme
fauteuil rouge
tourne moulin moulin rouge
ta présence mille
ton absence une
Tourne mon présent renversé sur mon passé
comme un couvercle sur un plat vide
Le monde tourne
mon coeur tourne
Une étoile fixe
mon espoir

(Janine Tavernier)

Illustration: Mitsuo Shiraishi

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NUIT D’ÉTÉ (George Bacovia)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2019



NUIT D’ÉTÉ

La nuit tombe, calme et lente,
Poésie ou bien destin…
La lune au ciel, somnolente…
— Allons viens, viens !

Il fait frais, il fait tranquille
Et le bois de charme est plein…
Les tilleuls aux fleurs graciles,
Poésie ou bien destin

Doux parfums loin à la ronde
Poésie ou bien destin,
Où que tu sois par le monde
— Allons viens, viens !

Au-dessus de nous les anges
Chanteront un chant divin…
La nuit claire, bleue, étrange,
Poésie ou bien destin.

(George Bacovia)

 

 

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N’est-il une chose au monde, Chère, à la face du ciel (Francis Vielé-Griffin)

Posted by arbrealettres sur 27 février 2019



 

Nicholas Roerich . Song of Shambhala

« N’est-il une chose au monde,
Chère, à la face du ciel
– un rire, un rêve, une ronde,
Un rayon d’aurore ou de miel

N’est-il une chose sacrée
– un livre, une larme, une lèvre,
Une grève, une gorge nacrée,
Un cri de fierté ou de fièvre

N’est-il une chose haute,
Subtile et pudique et suprême
– Une gloire, qu’importe! une faute,
Auréole ou diadème

Qui soit comme une âme en notre âme,
Comme un geste guetté que l’on suive,
Et qui réclame, et qui proclame,
Et qui vaille qu’on vive?… »

(Francis Vielé-Griffin)

Illustration: Nicholas Roerich

 

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LES SORCIERS ÉCUREUILS (Armand Robin)

Posted by arbrealettres sur 4 février 2019



Illustration   
    
LES SORCIERS ÉCUREUILS

Nous appliquons la lune,
Nous étendons la brume
Sur la blessure
Inguérissable des clairières,
Sans poids.

Le soir sous la lune
Nous avons des ébats que même la lune
Ne voit pas.
Nous faisons danser
En rondes brunes
Les haltes des rivières
L’ébat des bois.

Venus sans grands projets
Veulent de grands jets;
Nous voulons un monde
En grandes robes de soirée,
Pour servir la rosée.

Nous ne sommes pour personne, nous sommes!
… lutins remuants! Les hommes
Sont trop lourds pour savoir
Que pour nous un instant les eaux
Et l’ombre ont dansé.

(Armand Robin)

 

Recueil: Ma vie sans moi suivi de Le monde d’une voix
Traduction:
Editions: Gallimard

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Nous n’avons pas la réponse aux questions que pose le silence (Amina Saïd)

Posted by arbrealettres sur 12 janvier 2019



 

nous n’avons pas la réponse
aux questions que pose le silence
ni d’explication aux rêves
à peine devinons-nous certains signes

que savons-nous du miracle qui nous réunit
puis de ce qui lentement nous sépare
de ce qui se dit à travers nous
lorsque nous tentons d’écrire
de l’objet réel de notre quête
ou de ce qu’est la plus belle chose du monde

nous ne connaissons ni la part non vécue
de nos vies ni ce que nous ne sommes pas
ni même ce que nous sommes vraiment
ou ce que nous aurions pu être

nous ne connaissons ni la raison du soleil
ni le pourquoi du cercle de la terre du ciel
de la ronde des naissances et des morts

ni les autres noms du néant ceux de la lumière
ni même la vraie couleur du temps
ou les limites de l’âme
ou les chiffres liés à la disparition des astres

pas plus que le centième nom du rien

(Amina Saïd)

 
Illustration: Annabelle Delaigue

 

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Au cirque, une nuit, je retrouvai un langage perdu (Alejandra Pizarnik)

Posted by arbrealettres sur 12 novembre 2018




Au cirque, une nuit, je retrouvai un langage perdu
lorsque les cavaliers, torches en main,
faisaient une ronde féroce sur des coursiers noirs.
Ni dans mes rêves de bonheur
n’existera un choeur d’anges
capable de fournir, pour mon coeur,
quelque chose de comparable
aux sons chauds des sabots contre les sables.

(Alejandra Pizarnik)

Illustration: Bartabas

 

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Au seuil du foyer (Tommaso Landolfi)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2018



Au seuil du foyer
Par la ronde et haute fenêtre
Je te voyais branler,
Branche d’hiver décharnée,
Et ne pouvais ou ne voulais comprendre
Si c’était message ou menace.
Etait-ce le vent
Qui te secouait par moments ?
Etait-ce le mouvement
De la faux moissonneuse de la mort ?
D’une indicible angoisse
Je t’étais redevable :
Ne pas m’abandonner à la tiédeur
Provisoire du feu et percevoir le gel
De ce pauvre ciel.

Alors, il n’était pas clair ton message.
Maintenant, devenu sage, je sais
Maintenant je sais
Que tu me disais non.

***

Dalla soglia del focolare
Attraverso la tonda, alta finestra
Ti vedevo brandire,
Spoglio ramo invernale,
Né potevo o volevo capire
Cosa tu m’annunciassi o minacciassi.
Era il vento
Che ti scoteva a tratti ?
Era il movimento
Della falce fienaia della morte
Ma di un’invincibile angoscia
Io t’ero debitore,
Ché non m’abbandonassi al tepore
Provvisorio del fuoco, ché percepissi il gelo
Di quel povero cielo.

Pure, non m’era chiaro il tuo messaggio.
Ora so, the son saggio,
Ora so
Che mi dicevi di no.

(Tommaso Landolfi)

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J’ai connu tant de ciels (Esther Granek)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2018



 

Alexandre Jacques Chantron (1842 – 1918)   05

J’ai connu tant de ciels

J’ai connu tant de ciels
Et de terres de hasard
Pour gens de toutes parts
Venus on ne sait d’où
Et ne t’ai point trouvée

J’ai suivi les chemins
Des chiens et des gamins
Sortis de nulle part
Et qui vont n’importe où
Et ne t’ai point trouvée

Et j’ai chanté le vin
Les chagrins les refrains
Qui sont nés autre part
Et qu’on entend partout
Et ne t’ai point trouvée

J’ai connu tant de filles
Les douces et les aigries
Les rondes les aplaties
Les vives et les bornées
Et ne t’ai point trouvée

Et j’ai bu le nectar
Et j’ai usé l’espoir
Des partout des nulle part
Qui se moquent de vous
Et ne t’ai point trouvée

(Esther Granek)

Illustration: Alexandre Jacques Chantron

 

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